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Plantes médicinales et utiles

ACNE BANALE PLANTES MEDICINALES ET HUILES ESSENTIELLES

L’acné banale ou vulgaire ou de la puberté est un trouble inflammatoire et infectieux très banal et très commun qui perturbe par son côté disgracieux les années d’adolescence dans les deux sexes.
L’acné rosacée est une dermatose de l’age adulte dont l’origine, l’aspect, le traitement et l’évolution sont bien différents de l’acné de la puberté.
l’acné banale est le résultat d’une inadaptation de la peau et surtout des glandes sébacées aux changement hormonaux qui accompagnent la puberté.
La sécrétion du sebum, substance huileuse qui protège normalement la peau, devient trop abondante et trop visqueuse, elle gonfle les glandes sébacées qui n’arrivent pas à excréter le sebum en dehors du follicule pileux, le sebum va servir de milieu de culture à une bactérie présente sur la peau (Propionibacterium acnes), cela va entrainer une réaction inflammatoire (rougeur) qui peut aller jusqu’aux abcès avec risque de cicatrice par fibrose ultérieure.

SOIGNER L’ACNE

La prévention de cet acné banale permet de diminuer le volume des comédons et l’inflammation : détersion soigneuse et quotidienne de la peau, prévention des micro-traumatismes répétés, exposition modérée au soleil, et pour les garçons il vaut mieux parfois ne pas se raser ou espacer les rasages .
L’acné modérée et mal vécue est souvent pris en charge médicalement et les traitements proposés associent le plus souvent des antiseptiques cutanés (comme le peroxyde de benzoyle), des antibiotiques (des cyclines qui sont seulement bactériostatiques) et un traitement hormonal chez les filles (pilule).
On néglige souvent de traiter le « terrain », c’est à dire tout ce qui favorise l’aggravation de l’acné et l’utilisation des huiles essentielles qui sont à la fois antibactériennes et anti-inflammatoires.


ACNE BANAL, DIETETIQUE, PLANTES MEDICINALES

L’expérience montre que l’acné banale est souvent aggravée par des déséquilibres diététiques et des troubles intestinaux.
Il faut diminuer radicalement l’apport en sucres et en graisses de mauvaises qualités (boissons sucrées type jus de fruit synthétique ou coca, chocolateries, bonbons, biscuits sucrés, fritures) et en produits lactés (lait) et limiter les yaourts ou le fromage.
Il faut favoriser l’activité hépatique et biliaire pour drainer les voies digestives:
- extraits de pissenlit ou de romarin que l’on trouve en pharmacie,
- ou teinture mère de pissenlit (Taraxacum) ou de romarin (Rosmarinus) 50 gouttes 3 fois par jour.
L’acné peut s’accompagner d’un déficit en vitamine du groupe B ( en partie lié au mauvais fonctionnement intestinal) et l’on peut corriger ce manque de vitamines par des extraits de levure comme la « marmite » ou « vegemite » des anglo-saxons ou les extraits de levure en comprimés que l’on trouve sous forme de compléments alimentaires.
Localement : l’application de teinture mère de sauge officinale est  anti-inflammatoire, légèrement antibactérienne et atténue l’effet des hormones sexuelles :
- Teinture mère de Salvia officinalis pure ou diluée dans de l’eau de toilette en compresses pendant quelques minutes 2 fois par jour sur les zones acnéiques (joues, front, thorax, cou), éviter bien sur les yeux.

Si l’infection des comédons et des kystes domine le tableau acnéique :
- La Bardane, Arctium lappa teinture mère, en application locale pure sur les lésions infectées et par voie buccale 100 gouttes (ou deux ml) deux fois par jour.

ACNE ET HUILES ESSENTIELLES

L’acné de la puberté et l’acné rosacée de l’adulte sont sensibles à l’action des huiles essentielles.
Les bactéries responsables de l’inflammation et de l’infection ( Propionibacterium acnes et le staphylocoque doré) sont sensibles à de nombreuses huiles essentielles et ne développent pas de résistances à ces huiles essentielles à la différence des antibiotiques.
Parmi ces huiles essentielles on choisit celles qui sont bien tolérées par la peau : huile essentielle de tea tree , Melaleuca alternifolia (à terpinène-4-ol) et huile essentielle de lavande vraie, Lavandula angustifolia.
- Huiles essentielles en application diluées dans de l’huile végétale (amande douce mais aussi huile d’olive). La concentration peut varier entre 2 et 5 % , en dessous c’est inefficace, au-dessus il y a risque d’intolérance au fil des jours.
Soit 50 gouttes dans 100 ml d’huile (1/10 de litre) pour 2 % , jusqu’à 100 à 125 gouttes pour 100ml d’huile (4 à 5 %).
Applications sur les zones acnéiques une ou deux fois par jours, on élimine le trop plein d’huile au bout de quelques minutes avec un tampon à démaquiller.
-Huiles essentielles de tea tree ou de lavande vraie dans un gel ( gel d’aloès par exemple)  ou une crème : en général à deux pour cent  soit 5 gouttes pour 10 ml de gel ou de crème. applications biquotidiennes.
Eviter le pourtour des yeux et limiter l’exposition au soleil, surtout avec l’huile de tea tree.

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LE MIEL Antibiotique et Cicatrisant

Le miel antibiotique et cicatrisant d’accord mais pas n’importe quel miel.
Pas le miel « confiture » à l’origine incertaine, peut-être adultéré ou conditionné chimiquement pour se conserver et non filtré.

Le miel d’usage médical doit être garanti pour son origine (géographique et végétale), récent, filtré pour éliminer la
majorité des grains de pollen qui signent l’origine du miel mais peuvent être allergisants et si possible stérilisé par une
irradiation gamma ; le même type de traitement utilisé pour stériliser le matériel médical.

Pourquoi cette stérilisation d’une substance antibiotique ?!

Parce que le miel contient souvent des spores de bacille botulinique (Clostridium botulinum) qui peuvent germer au contact des tissus (le risque est faible car c’est une bactérie anaérobie).

D’où vient le pouvoir antibiotique du miel ?

Plusieurs caractéristiques du miel s’associent pour limiter le développement des microorganismes pathogènes voir les détruire :
- un effet osmotique :
Les abeilles éliminent l’eau du miel et le transforment en une substance hypersaturée en sucre qui de ce fait empêche naturellement le développement des bactéries et des levures.
- Le miel est une substance « acide »:
Le pH du miel non dilué se situe entre 3,2 et 4,5 ce qui limite le développement des bactéries
- Le miel libère de l’eau oxygénée :
Les abeilles sécrètent un enzyme (glucose oxydase) qui permet la libération d’eau oxygénée (glucose + eau + oxygène = acide gluconique + eau oxygénée).
Cette réaction a lieu quand le miel n’est pas encore concentré ou quand on lui ajoute secondairement de l’eau.
L’eau oxygénée est un puissant désinfectant.
- le miel contient d’autres composés, sécrétés par les abeilles (les défensines) ou provenant directement des plantes butinées et qui sont naturellement antibiotiques.

Quel type de miel utilisé ?

Tous les miels ne sont pas aussi antibiotiques.
L’expérience tend à prouver qu’en Europe les miels de colza et de miellats sont parmi les meilleurs.
Certains miels « exotiques » sont particulièrement renommés comme le miel de Manuka de Nouvelle Zélande et son équivalent Australien, également certains miels en provenance d’Indonésie ou d’Amérique du Sud.
Ces miels médicinaux sont généralement testés en laboratoire pour leur pouvoir antibactérien avant commercialisation et après avoir été filtrés.

Pourquoi utilisé du miel et non des pansements associés à des antibiotiques de synthèse dont on connait bien le pouvoir antibactérien ?

Dans certains contextes (brûlures, personnes immuno-déprimées, ulcères chroniques infectés) soigner et guérir des plaies infectées devient de plus en plus difficile à cause de l’apparition de souches bactériennes pathogènes résistantes aux antibiotiques d’autant plus que les plaies chroniques nécessitent un traitement prolongé qui favorise l’apparition des résistances aux antibiotiques.
De plus les pansements « tous prêts » genre Aquacel-Ag ou Duoderm sont souvent inabordables ou introuvables dans de nombreux pays à faible pouvoir d’achat.


Comment utiliser le miel médicinal ?

Les brûlures infectées, les ulcérations chroniques, les plaies sont les principales indications.
C’est un peu déroutant d’utiliser une substance aussi banale que le miel dans des affections aussi sérieuses que les brûlures mais l’expérience de nombreux cliniciens en Nouvelle Zélande montre que c’est une solution possible.

Il est conseillé 20 ml soit 30 g de miel médicinal type Manuka sur un carré de compresse (10 cm par 10 cm); on recouvre ce premier pansement par un second étanche ou absorbant car le miel va se diluer et donc couler.
On change une à deux fois par jour le pansement en augmentant la quantité de miel si le pansement adhère aux tissus.
Si l’infection est manifeste on augmente la quantité de miel et donc de substance actives.
On observe assez souvent une réaction initiale d’irritation (sensation de chaleur) mais qui ne dure pas.
On peut observer plus rarement une réaction allergique locale surtout quand le miel n’est pas correctement filtré.

Ce post est bien sur trop court pour aborder précisément toutes les indications et contre-indications du miel médicinal.

Pour en savoir plus
en Français
http://www.agroscope.admin.ch/imkerei/01810/02085/02095/index.html?lang=fr
propriétés antibiotiques naturelles du miel

en Anglais beaucoup plus d’infos possibles provenant notamment de Nouvelle-Zélande par exemple :

http://bio.waikato.ac.nz/honey/contents.shtml

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Extrait de pépins de pamplemousse, EPP : intérêt et conseils d’utilisation

Les pamplemousses (Citrus paradisii) et le jus de pamplemousse sont très consommés aux USA, c’est une tradition au même titre que l’habitude de boire un verre de jus d’orange au petit déjeuner.
Les industriels Nord-Américains qui commercialisent le jus de pamplemousse extraient également l’huile essentielle de pamplemousse des zestes du fruit et ont trouvé une utilisation pour les résidus du pamplemousse c’est à dire les graines (pépins) et le reste de la pulpe : « l’extrait de pépins de pamplemousse » (grapefruit seeds extract ou GSE).

Il s’agit d’un extrait très concentré des flavonoïdes du fruit qui sont transformés en un liquide très amer et un peu visqueux aux propriétés antibactériennes et antifongiques quand il n’est pas trop dilué.
Les Nord-Américains ont été les premiers à s’intéresser à cet extrait mais maintenant on en fabrique aussi en Europe selon des normes Européennes.

Que penser des extraits de pépins de pamplemousse?

Les flavonoïdes contenus dans les enveloppes des fruits des rutacées (orange, mandarine, citron, pamplemousse, pomelo etc.) possèdent des propriétés pharmacologiques intéressantes.
Citons par exemple la naringénine qui est antivirale, fait baisser le taux de cholestérol sanguin et bloque en partie un système enzymatique hépatique important le cytochrome P450.
Les flavonoïdes sont d’excellents piégeurs de radicaux libres, donc des antioxydants, anti-inflammatoires mais leur absorption digestive n’est pas très bonne.
L’extrait de pépin de pamplemousse est antibiotique sur de nombreuses souches bactériennes et antifongique comme l’ont montré plusieurs études in vitro (tube à essai ou boite de pétri).
On manque d’informations contrôlées sur l’effet de cet extrait sur l’organisme humain (in vivo), mais on peut raisonnablement conclure des expérience connues qu’il est utilisable :
- en soin externes (plaies, infection cutanée par des champignons)
- ou sur les muqueuses de la bouche, la gorge et des organes génitaux (bains de bouche, gargarisme, injection vaginale).
Les flavonoides sont également connus pour renforcer la défense immunitaire (prévention des infections).

La polémique sur la composition de l’extrait de pépins de pamplemousse.

Cet extrait de résidus de fruit a eu une notoriété immédiate outre-atlantique puis en Europe comme antibactérien et antifongique mais plusieurs analyses chimiques ont révélé la présence dans cet extrait dit « naturel » de substances synthétiques très antiseptiques mais pas du tout naturelles notamment des ammonium quaternaires, substances antiseptiques que l’on utilise aussi bien pour nettoyer les piscines que les eaux contaminées ou les surfaces souillées et qui font partie de la grande famille chimique des détergents.

Actuellement l’extrait de pépins de pamplemousse en vente en Europe est garanti sans ces produits synthétiques et toxiques mais doit être très concentré pour se conserver et quand ce n’est pas le cas doit être conservé au froid une fois le flacon ouvert.

Utilisation de l’extrait de pépin de pamplemousse

Au vu de la composition chimique de cet extrait et des diverses « expériences » de nombreux utilisateurs on peut préconiser l’extrait de pépin de pamplemousse garanti sans substances chimique de préservation (hormi un peu de vitamine C ou de l’alcool, et de la glycérine) :
- comme adjuvant conservateur des préparations cosmétiques (notamment faites à la maison, voir le site aromazone pour les dosages),
- comme désinfectant de la bouche et de l’oropharynx ( à la manière de l’HEXIDINE(chlorhexidine) ou de l’huile essentielle de clous de girofle) en gargarisme ou bains de bouche (y compris pour prévenir les infections virales saisonnières),
- comme désinfectant de la cavité vaginale en injection locale en cas de candidose récidivante,
- comme antiseptique et antifongique cutané.

L’utilisation par voie buccale est moins évidente car les flavonoïdes ne pénètrent pas facilement la barrière digestive.
Il semblerait néanmoins que la prise de cet extrait de graine augmente la résistance aux infections saisonnières et raccourcit l’évolution des troubles digestifs infectieux (colite, gastro-entérite) car il reste concentré dans le tube digestif.

Pour la posologie :
- Se conformer aux indications du fabriquant car les concentrations en flavonoïdes varient selon les marques.
- En général ne pas utiliser pur mais le diluer en fonction de la concentration initiale du produit.
- Pour une première utilisation diminuer la dose conseillée de moitié pour tester la susceptibilité personnelle.
- ne pas l’utiliser en cas d’allergie connue aux Rutacées = agrumes : citron, orange, pamplemousse, pomelo, mandarine, rue etc.
- Ne pas utiliser chez l’enfant de moins de 6 ans et la femme enceinte : ce complément n’a pas été testé de façon approfondie et les flavonoïdes peuvent modifier le fonctionnement du foie, glande très importante pour la santé et l’équilibre corporel.

 


http://rainbowscivance.com/seed/grapefruit-seed-extract/
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Deux articles scientifiques parmi plusieurs que l’on peut consulter sur « PUBMED »
Eur J Clin Pharmacol. 2007 Jun;63(6):565-70. Epub 2007 Mar 20.
Adverse effects by artificial grapefruit seed extract products in patients on warfarin therapy.

J Pharm Biomed Anal. 2008 Aug 5;47(4-5):958-61. Epub 2008 Mar 28.
Validation of a quantitative NMR method for suspected counterfeit products exemplified on determination of benzethonium chloride in grapefruit seed extracts.

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LES VERRUES BANALES

Tout le monde connait les verrues banales ou verrues vulgaires, petites excroissances de la peau, bien délimitées, un peu rugueuses au toucher, parfois molles, parfois assez dures et kératosiques.
Elles apparaissent sans signes précurseurs, sur le dos des mains et des doigts, les genoux, plus rarement le thorax ou les jambes.
Leur localisation sur les mains et les doigts est disgracieux et peut gêner dans certains métiers ou l’apparence des mains doit être parfaite.
Les autres localisations sont moins gênantes, mais la permanence de ces petites tumeurs bénignes est dérangeante et il faut savoir qu’elles peuvent se propager ailleurs sur le corps voir se transmettre à d’autres personnes car elles sont d’origine virale.

COMMENT ELIMINER LES VERRUES BANALES : traitements classiques

La verrue est d’origine infectieuse et un jour ou l’autre les défenses de organisme se chargent de stopper cette infection virale, la ou les verrues disparaissent alors sans laisser de cicatrice.
Cela peut prendre quelques mois (ou quelques années !!).
Si l’on veut aller plus vite il faut éliminer la verrue en la détruisant en utilisant différentes techniques, les plus employées sont:

- la congélation de la verrue par contact avec un objet très froid (azote liquide le plus souvent).

- l’élimination progressive de la verrue à l’aide d’une substance qui détruit la structure de la verrue (kératolytique) à base d’acide salicylique.

La première technique est expéditive, parfois un peu douloureuse, et nécessite généralement une consultation chez un dermatologue (hormis l’utilisation de « Cryopharma »).
La deuxième peut se faire à la maison en achetant une préparation adhoc en pharmacie (ex FEUILLE DE SAULE CORICIDE VERRUCIDE LIQUIDE (qui ne contient pas d’extrait de saule malgré son nom), CORICIDE LE DIABLE, pommade COCHON) .

COMMENT ELIMINER LES VERRUES : exemple avec deux plantes médicinales et un peu de patience.

LA CHELIDOINE
Dès l’apparition des beaux jours, la chélidoine, Chelidonium majus, réapparait au bord des chemins, près des murs ou parfois dans les murs quand ils sont anciens et en pierres un peu disjointes.
On la reconnait à sa feuille assez molle, vert pâle , découpée comme une feuille de chêne et à ces fleurs jaunes très précoces.
Si l’on coupe une tige ou une feuille on voit apparaitre un latex abondant qui devient jaune puis orangé.
Ce latex un peu caustique peut s’employer directement sur les verrues en applications quotidiennes ou biquotidiennes en évitant d’en étaler sur la peau saine.
La verrue devient noirâtre (c’est le latex qui s’oxyde à l’air) et diminue de taille assez rapidement jusqu’à disparaitre en général au bout de deux semaines(mais cela dépend sa taille).
LE THUYA
On utilise la teinture mère de Thuya en applications biquotidiennes jusqu’à dessèchement de la verrue,( le Thuya occcidentalis est antiviral et agit probablement sur la reproduction cellulaire).
L’utilisation de la teinture alcoolique de Thuya (ou mieux teinture-mère) marche surtout avec les verrues molles et pédiculées et moins bien avec celles qui sont très kératosées. En quelques jours la verrue devient brunâtre et elle disparait au bout de 2 à 3 semaines parfois plus tôt par frottement quand on se lave.
On trouve de la teinture mère de Thuya en pharmacie.
ATTENTION
Si vous n’êtes pas sur de la nature de la petite tumeur cutanée, ne faites rien et demandez conseil à une personne compétente, il y a toujours le risque de confondre une verrue avec un naevus (auquel on ne doit pas toucher) ou avec un petit cancer cutané qui nécessite un traitement approprié.


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Huiles essentielles pour la trousse de voyage et la pharmacie familiale

Les huiles essentielles ont l’intérêt d’être efficaces, bon marché, faciles à utiliser quand on connait les règles de base de l’aromathérapie, elles tiennent très peu de place dans la pharmacie et se conservent plusieurs années dans un flacon en verre fumé à l’abri de la lumière, enfin on les achète sans ordonnance et dans toutes les pharmacies, boutiques spécialisées et sur internet.
La première des règles est de bien se renseigner sur leur utilisation : nombreux livres, sites internet et pour notre part deux pages  de conseils d’utilisation sur le site phytomania.

Introduction à l’aromathérapie
Huiles essentielles en pratique

La deuxième est de ne pas les utiliser chez l’enfant de moins de 6 ans et quand on est enceinte surtout les 3 premiers mois.

On peut se perdre dans le choix important des huiles essentielles c’est pourquoi je sélectionne ici pour une utilisation « familiale » 4 huiles essentielles (entre parenthèse le principal constituant).

Huile essentielle d’ »eucalyptus »: Eucalyptus globulus ou radiata ( 1,8-cinéole)
Huile essentielle de « tea tree : Melaleuca alternifolia (terpinèn-4-ol)
Huile essentielle de « clous de girofle » : Syzygium aromaticum = Eugenia caryophyllus (eugénol)
Huile  essentielle d’ »écorce  de cannelle » : Cinnamomum verum (cinnamaldéhyde)

Ces 4 extraits de plantes sont tous antibiotiques-antiseptiques (antibactériens, antifongiques, antiviraux) et dans un moindre mesure anti-inflammatoires.
Ils permettent de faire face à diverses infections locales ou plus générales sans avoir recours aux antibiotiques et peuvent « sauver » un séjour à l’étranger ou des vacances (infections de la peau, plaie infectée, brulure infectée, furoncle, mycose, infection respiratoire, rhume et « grippe », cystite, turista, gastro-entérite, douleur dentaire)

EXEMPLES D’UTILISATION

Huile essentielle d’eucalyptus :
Prévention des infections virales respiratoire et prévention des complications respiratoires des rhumes et autres affections qui s’apparentent à une « grippe ».
Désinfection de la peau et de la bouche (moins efficace que les autres huiles essentielles mais très bien supportée).
En inhalation : quelques gouttes dans un bol d’eau chaude ou sur un mouchoir (ou papier toilette), ou directement sur le haut du thorax, 3 fois par jour.
Par voie buccale : 2 à 4 gouttes 2 à 3 fois par jour (sur du pain, ou dans du lait par exemple)

Huile essentielle de tea tree :
Très bon antiseptique efficace aussi bien contre les bactéries que les champignons (mycoses).
Plaies et infection de la peau (y compris abcès), mycose cutané notamment celle qui se fixe entre les orteils dans les pays chauds.
Infections de la bouche (gingivite, aphte)
Infections urinaires (cystite, uréthrite)
Application directe sur la peau, ou diluée dans de l’alcool (40 à 70°), ou dans un savon liquide.
Par voie buccale : 2 à 3 gouttes 2 à 4 fois par jour

Huile essentielle de clou de girofle :
C’est un antiseptique  puissant et un anesthésiant local mais corrosif pour la peau, on l’utilise surtout quand on est loin d’un dentiste en cas de douleurs dentaires, de rupture de dent, de perte d’obturation dentaire, de carie évolutive et d’infection de la bouche (aphte).
2 gouttes en bain de bouche dans de l’alcool dilué ou dans un bain de bouche du commerce (genre listerine) ou une goutte directement sur la dent malade ou la carie (on met une goutte sur une allumette et on la dépose délicatement au bon endroit), deux fois par jour.

Huile essentielle d’écorce de cannelle :
Huile essentielle très antiseptique mais également corrosive pour les téguments (à utiliser diluée dans de l’huile ou du savon sur la peau).
C’est le remède des infections digestives et des gastro entérites, des « turistas », ainsi que des infections urinaires banales.
Par voie buccale :
2 à 3 gouttes 2 à 3 fois par jour (sur du pain, dans du lait, du miel ou sur un sucre, ou dans un boisson légèrement alcoolisée)

RAPPEL des précautions :
Attention aux yeux, pas chez le jeune enfant, ni la femme en début de grossesse, pas de traitement de plus d’une semaine (les doses s’accumulant dans l’organisme), arrêt immédiat en cas de signes d’intolérance (allergie, douleurs gastriques, spasme respiratoire).

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Astaxanthine, nutrition, médecine

L’astaxanthine est un caroténoïde  d’origine végétale (comme le carotène des carottes et le lycopène des tomates) qui est proposé comme supplément alimentaire, pour ses propriétés antioxydantes ou comme protecteur cutané contre les rayons UV.
C’est le pigment rouge-orangé qui colore les crevettes cuites ou le homard ébouillanté et la chair des saumons sauvages.
Le phytoplancton (micro-algues planctoniques)est la plus importante source de ce pigment qui est concentré ensuite dans la chaine alimentaire.
On le trouve donc en quantité importante dans certains crustacés et dans les plumes d’ oiseaux consommateurs de zooplancton comme les flamants roses.

Quel intérêt pour la santé?

Les personnes en bonne santé consommant régulièrement des légumes : carottes, tomates et feuilles vertes(épinards, choux,amarante, cresson, pourpier,calalou etc.) ont un apport suffisant en caroténoïdes protecteurs tissulaires ou précurseurs de la vitamine A.

Les personnes souffrant de diabète de type 2, de troubles liés à l’athérosclérose (artérites, insuffisance coronarienne, séquelles d’infarctus du myocarde ) peuvent bénéficier de l’action anti-inflammatoire locale de ces caroténoïdes.

Origine des astaxanthines

Les astaxanthines ont été étudiées et synthétisées  surtout pour trouver une source régulière de compléments alimentaires « naturel » et atoxique  pour la pisciculture des saumons (colorant la chair en orangé).
On peut récolté ce pigment par extraction à partir de l’huile de krill (petites crevettes des mer froides), ou plus souvent par la culture d’une micro-algue (Haematococcus pluvialis), qui utilise l’astaxanthine pour se protéger d’un trop fort ensoleillement.
Les astaxanthines sont également synthétisées.

Que deviennent les astaxanthines dans l’organisme?

On parle d’astaxanthines au pluriel car il y a plusieurs « isomères »,comme souvent dans les substances organiques, et ils n’ont sans doute pas tous la même action biologique.
L’organisme des mammifères supérieurs (dont l’homme) absorbent les astaxanthines par voie digestive et on les retrouve dans le sang et les leucocytes où elles peuvent agir pour limiter les réactions inflammatoires liées aux radicaux libres.
Les astaxanthines ne sont pas tranformées en Vitamine A (à la différence d’autre caroténoïdes). On peut donc en absorber sans conséquence grave (rappel : la vitamine A à haute dose est toxique) et le surplus d’astaxanthine non métabolisé ira colorer la peau en jaune orangé (comme les plumes de flamant rose ou d’ibis!) augmentant probablement la protection des tissus cutanés aux UV.

L’astaxanthine est un supplément alimentaire  qui parait prometteur pour ses propriétés antioxydantes et sa faible toxicité (bonne tolérance). On peut imaginer à cours terme qu’il deviendra un médicament. Un application thérapeutique a déjà été évoquée : l’amélioration de la sécrétion salivaire dans certaines maladies et dans les suites de radiothérapie.


Astaxanthin: A Potential Therapeutic Agent in Cardiovascular Disease

Producteur d’huile de krill (supplément diététique contenant omega3 et astaxanthine)

Différentes sources d’astaxanthine

Evaluation of Therapeutic Effects of Astaxanthin on Impairments in Salivary Secretion

 

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