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Plantes médicinales et utiles

La fièvre DENGUE et la feuille de papayer, Carica papaya

La fièvre Dengue maladie très répandue

La dengue est une maladie virale transmises par les moustiques et qui s’est beaucoup répandue depuis 50 ans dans toutes les zones chaudes du globe où pullulent les moustiques Aedes aegypti et Aedes albopictus (qui sont actifs essentiellement dans la journée).
Le virus de la dengue possède 4 types sérologiques différents, ce qui complique énormément la fabrication d’un vaccin et ce qui limite la possibilité de développer une immunité naturelle contre cette maladie.
Les transports aériens et maritimes ont internationalisé la dengue, et comme les moustiques transmetteurs sont commensaux de l’homme et prolifèrent dans toutes les zones habitées à la ville comme à la campagne on comprend le développement récent de cette maladie surtout dans les zones tropicales ou subtropicales surpeuplées (Inde et Pakistan par exemple).
Des centaines de millions de gens( certains disent la moitié de l’humanité) sont ainsi susceptibles d’attraper la dengue surtout dans les régions tropicales à la fin de la saison des pluies.

La dengue maladie banale pouvant devenir mortelle

Dans la majorité des cas la dengue provoque un accès fébrile de quelques jours accompagné de douleurs musculo-articulaires, de maux de tête, de fatigue intense et moins souvent de troubles digestifs et d’une éruption cutanée.
Cette dengue banale dure quelques jours et ne se complique pas.
Il en est tout autrement de la dengue hémorragique qui survient le plus souvent à l’occasion d’un deuxième dengue d’un sérotype différent.
La fièvre peut durer jusqu’à une semaine et une tendance hémorragique apparait assez rapidement : hémorragies visibles sous la peau (purpura, ecchymoses spontanées), hémorragies des muqueuses (notamment digestives avec vomissements sanglants ou selles fortement colorées en noir).
Parfois la dengue hémorragique se complique d’un « syndrome de choc » qui associe une forte baisse de la tension artérielle à une accélération secondaire du coeur.
Cette dengue hémorragique avec ou sans syndrome de choc est dangereuse et nécessite assez souvent une hospitalisation.


Prévenir et soigner la dengue

Il n’y a pas encore de vaccin pour cette virose, et pas de traitement spécifique.
La prévention c’est essentiellement la suppression des gites à moustiques et l’utilisation de toutes les méthodes pour se protéger des piqures de moustiques dans les zones à épidémie (les Aedes sont des moustiques qui piquent dans la journée).
Dans tous les cas de dengue ou de suspicion de dengue il faut éviter tous les médicaments qui peuvent diminuer la coagulation sanguine  et parmi les plus courants : aspirine, anti-inflammatoires non stéroidiens , dérivés de la cortisone.
Le seul médicament conseillé est le paracétamol (dans la mesure où on n’y est pas allergique).

Plantes médicinales et dengue

L’utilisation des plantes pour se soigner est très répandue en Asie et depuis plusieurs années certaines plantes ont été utilisées pour atténuer les effets de la dengue.
La feuille de papayer est celle qui est actuellement la plus à la mode.
Il n’y a pas de base pharmacologique ou chimique à cette utilisation mais des praticiens d’Inde, du Pakistan ou de Ceylan ont constaté une amélioration des constantes sanguines (nombre des plaquettes et des leucocytes) chez les malades traités par un extrait de feuille de carica papaya.
Voila la méthode utilisée : broyage de 2 feuilles de papayer matures mais non jaunies, extraction à froid du liquide , 5ml (soit une cuillerée à café) 3 fois par jour chez l’adulte et demi dose chez l’enfant. C’est terriblement amer!!
Durant l’automne 2011 le nord de l’Inde et du Pakistan ont été touchés par un forte épidémie de dengue avec pour conséquence un véritable marché « noir » de la feuille de papayer!
D’autres plantes traditionnellement anti-fébriles sont parfois employées en cas de dengue citons :
- les extraits de Momordica charantia (pomme coolie)
- les extraits d’andrographis paniculata
- les extraits de feuilles de neem

Les autorités sanitaires Hindoues ont lancé des avertissements sur l’intérêt de ces extraits de plantes y compris la feuille de papayer et préconisent plutôt l’hospitalisation quand c’est possible en cas de forte dengue.

L’extrait de la feuille de papayer peut être conseillée en cas de dengue banale, mais en cas de forte dengue avec des signes hémorragiques la surveillance médicale est nécessaire car la maladie peut s’aggraver très rapidement surtout chez les enfants.

Quelques références :

College of General Practitioners of Sri Lanka :
http://cgpsl.org/downloads/pdf_cgpsl/7.pdf

Genetic Vaccines and Therapy 2012, 10:6
http://www.gvt-journal.com/content/10/1/6
Idrees and Ashfaq
A brief review on dengue molecular virology,
diagnosis, treatment and prevalence in Pakistan

Asian Pacific Journal of Tropical Biomedicine
doi:10.1016/S2221-1691(11)60055-5
Dengue fever treatment with Carica papaya leaves extracts
Nisar Ahmad, Hina Fazal,Muhammad Ayaz, Bilal Haider Abbasi, Ijaz Mohammad, Lubna Fazal

La dengue maladie banale pouvant devenir mortelle

Dans la majorité des cas la dengue provoque un accès fébrile de quelques jours accompagné de douleurs musculo-articulaires, de maux de tête, de fatigue intense et moins souvent de troubles digestifs et d’une éruption cutanée.
Cette dengue banale dure quelques jours et ne se complique pas.
Il en est tout autrement de la dengue hémorragique qui survient le plus souvent à l’occasion d’un deuxième dengue d’un sérotype différent.
La fièvre peut durer jusqu’à une semaine et une tendance hémorragique apparait assez rapidement : hémorragies visibles sous la peau (purpura, ecchymoses spontanées), hémorragies des muqueuses (notamment digestives avec vomissements sanglants ou selles fortement colorées en noir).
Parfois la dengue hémorragique se complique d’un « syndrome de choc » qui associe une forte baisse de la tension artérielle à une accélération secondaire du coeur.
Cette dengue hémorragique avec ou sans syndrome de choc est dangereuse et nécessite assez souvent une hopitalisation.

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Plantes médicinales et prévention de la GRIPPE et des infections respiratoires saisonnières

Dès l’apparition des premiers épisodes de froid, c’est à dire quand la température descend en-dessous de 5°C dans la journée, le nombre de cas de syndrome grippaux dus à des infections virales augmente.
La transmission des virus grippaux est en-effet meilleure quand la température baisse, elle s’atténue au delà de 25-30° C pour devenir difficile pour des températures de 30-35 °C tout simplement parce que l’enveloppe qui protège les virus grippaux est sensible à la température extérieure.
La protection donc la durée de vie des particules virales grippales diminue quand la température de l’air augmente et que le rayonnement solaire est plus fort.
Les virus véritablement grippaux  (virus influenza) sont les plus dangereux car ils provoquent une maladie assez brutale avec forte fièvre et risque de complications.
Les deux types de virus grippaux les plus fréquents sont les types A et B, on complète leur identité par le type de protéines qui recouvre l’extérieur de leur enveloppe (H et N) par exemple virus AH1N1.
Lors des épisodes de grippe saisonnière plusieurs variétés de virus peuvent être présents et il est donc difficile de faire un vaccin totalement fiable et efficace.

Comment se protéger de l’infection grippale ?

Les mesures d’hygiène sont fondamentales car elles retardent ou limitent la transmission des virus, rappelons les plus importantes :
- Eviter si possible les lieux confinés et peuplés en cas d’épidémie déclarée.

- Se désinfecter les mains  plusieurs fois par jour en cas d’épidémie car les particules virales (qui ne traversent pas la peau) restent viables beaucoup plus longtemps quand il fait froid et on peut s’infecter en portant les doigts souillés par des virus sur les muqueuses du nez, de la bouche ou des yeux.
- Porter un masque en sachant que pour assurer une protection réelle il faut un masque type chirurgical.
- Eviter de propager la maladie, si l’on se sent malade, rester chez soi ou porter un masque.

La vaccination qui en France est gratuite pour les personnes de plus de 65 ans se fait par un vaccin composite que les épidémiologistes essaient de prévoir au plus juste mais qui ne reflète pas la réalité de l’épidémie une fois qu’elle démarre. La vaccination renforce l’immunité mais ne garantit pas, loin de là, une protection complète.

Prévention de la grippe et plantes médicinales

Même dans les épidémies de grippe les plus importantes seule une partie de la population est touchée.
« Attraper » la grippe n’est pas une fatalité, on y échappe en grande partie grâce à la défense immunitaire naturelle que l’on peut encore renforcer avec l’aide de plantes médicinales, en s’alimentant de façon équilibrée et en pratiquant une activité physique régulière.
De plus, certains extraits de plantes limitent l’infection virale en s’opposant à la pénétration des virus dans les cellules des revêtements muqueux.


Les plantes médicinales antigrippales

On peut recommander:

Des plantes qui renforcent l’immunité de façon non spécifique :
Les plantes aromatiques qui contiennent des flavonoïdes et des « tanins » assimilables, essentiellement les labiées : thym, origan, romarin, basilic, sauge, menthe.
- En infusion quotidienne,
- ou très régulièrement dans l’alimentation ,
- ou en suppléments alimentaires sous forme de poudre de plantes en gélules ,
- ou de teinture mère .

Des extraits de plantes qui limitent l’infection grippale

- Les extraits de baies de sureau (sambucus nigra) que l’on trouve en spécialité (type sambucol) ou sous forme de »confiture » ou d’extraits en pharmacie,
- et les extraits de cassis (Ribes nigrum), baies de cassis en jus, sirop ou confiture et macération glycérinée de bourgeons.

Ces extraits de plantes ( Sambucus et Ribes) semblent nettement diminuer l’intensité de la grippe et sont surtout efficaces en prévention de l’infection car ils limitent l’infection des cellules un peu à la manière de l’anti-viral Tamiflu.
On les prendra donc quand le risque de contagion est manifeste à partir du début de l’épidémie.

Nous sommes moins en faveur des extraits d’echinacée.

Les huiles essentielles antivirales  et qui augmentent l’activité ciliaire des cellules des muqueuses respiratoires.

Les plus efficaces sont les huiles essentielles à eucalyptol (ou 1,8 cinéole) chez l’enfant de plus de 6 ans et l’adulte.

Au choix ou en mélange mais en ne dépassant pas 6 à 12 gouttes au total et par jour (selon l’âge et la corpulence) :

Huiles essentielles d’Eucalyptus globulus ou Eucalyptus radiata ou Melaleuca quinquenervia (niaouli),
ou Huile essentielle de laurier noble (Laurus nobilis),
ou Huile essentielle de Ravintsara camphora .

- En application cutanée par exemple sur le haut du thorax  ,après vérification qu’il n’y a pas d’intolérance (essai préliminaire avec une goutte pendant une journée) :
3 gouttes  deux ou 3 fois par jour que l’on peut aussi diluer dans de l’huile de massage ou une crème de soins cosmétiques.

- Par voie buccale
Chez l’adulte :
2 à 3 gouttes 2 à 3 fois par jour dans du lait, du miel, ou  sur un morceau de pain.
Chez l’enfant de plus de 6 ans :
Diminuer les doses de moitié.

Un apport en Vitamine C naturelle

Pendant la période hivernale on préconise les agrumes (mandarines, oranges, citrons, si possible sans conservateurs) qui apportent Vitamine C et flavonoïdes.

La grippe en région tropicale

La véritable grippe existe aussi dans les pays tropicaux mais à cause de la chaleur et donc de la mauvaise transmission de la maladie, les épidémies sont beaucoup plus limitées dans le temps, le pourcentage de la population touchée est plus faible et les complications en général plus rares.

voir également la page www.phytomania.com/grippe.htm

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ACNE BANALE PLANTES MEDICINALES ET HUILES ESSENTIELLES

L’acné banale ou vulgaire ou de la puberté est un trouble inflammatoire et infectieux très banal et très commun qui perturbe par son côté disgracieux les années d’adolescence dans les deux sexes.
L’acné rosacée est une dermatose de l’age adulte dont l’origine, l’aspect, le traitement et l’évolution sont bien différents de l’acné de la puberté.
l’acné banale est le résultat d’une inadaptation de la peau et surtout des glandes sébacées aux changement hormonaux qui accompagnent la puberté.
La sécrétion du sebum, substance huileuse qui protège normalement la peau, devient trop abondante et trop visqueuse, elle gonfle les glandes sébacées qui n’arrivent pas à excréter le sebum en dehors du follicule pileux, le sebum va servir de milieu de culture à une bactérie présente sur la peau (Propionibacterium acnes), cela va entrainer une réaction inflammatoire (rougeur) qui peut aller jusqu’aux abcès avec risque de cicatrice par fibrose ultérieure.

SOIGNER L’ACNE

La prévention de cet acné banale permet de diminuer le volume des comédons et l’inflammation : détersion soigneuse et quotidienne de la peau, prévention des micro-traumatismes répétés, exposition modérée au soleil, et pour les garçons il vaut mieux parfois ne pas se raser ou espacer les rasages .
L’acné modérée et mal vécue est souvent pris en charge médicalement et les traitements proposés associent le plus souvent des antiseptiques cutanés (comme le peroxyde de benzoyle), des antibiotiques (des cyclines qui sont seulement bactériostatiques) et un traitement hormonal chez les filles (pilule).
On néglige souvent de traiter le « terrain », c’est à dire tout ce qui favorise l’aggravation de l’acné et l’utilisation des huiles essentielles qui sont à la fois antibactériennes et anti-inflammatoires.


ACNE BANAL, DIETETIQUE, PLANTES MEDICINALES

L’expérience montre que l’acné banale est souvent aggravée par des déséquilibres diététiques et des troubles intestinaux.
Il faut diminuer radicalement l’apport en sucres et en graisses de mauvaises qualités (boissons sucrées type jus de fruit synthétique ou coca, chocolateries, bonbons, biscuits sucrés, fritures) et en produits lactés (lait) et limiter les yaourts ou le fromage.
Il faut favoriser l’activité hépatique et biliaire pour drainer les voies digestives:
- extraits de pissenlit ou de romarin que l’on trouve en pharmacie,
- ou teinture mère de pissenlit (Taraxacum) ou de romarin (Rosmarinus) 50 gouttes 3 fois par jour.
L’acné peut s’accompagner d’un déficit en vitamine du groupe B ( en partie lié au mauvais fonctionnement intestinal) et l’on peut corriger ce manque de vitamines par des extraits de levure comme la « marmite » ou « vegemite » des anglo-saxons ou les extraits de levure en comprimés que l’on trouve sous forme de compléments alimentaires.
Localement : l’application de teinture mère de sauge officinale est  anti-inflammatoire, légèrement antibactérienne et atténue l’effet des hormones sexuelles :
- Teinture mère de Salvia officinalis pure ou diluée dans de l’eau de toilette en compresses pendant quelques minutes 2 fois par jour sur les zones acnéiques (joues, front, thorax, cou), éviter bien sur les yeux.

Si l’infection des comédons et des kystes domine le tableau acnéique :
- La Bardane, Arctium lappa teinture mère, en application locale pure sur les lésions infectées et par voie buccale 100 gouttes (ou deux ml) deux fois par jour.

ACNE ET HUILES ESSENTIELLES

L’acné de la puberté et l’acné rosacée de l’adulte sont sensibles à l’action des huiles essentielles.
Les bactéries responsables de l’inflammation et de l’infection ( Propionibacterium acnes et le staphylocoque doré) sont sensibles à de nombreuses huiles essentielles et ne développent pas de résistances à ces huiles essentielles à la différence des antibiotiques.
Parmi ces huiles essentielles on choisit celles qui sont bien tolérées par la peau : huile essentielle de tea tree , Melaleuca alternifolia (à terpinène-4-ol) et huile essentielle de lavande vraie, Lavandula angustifolia.
- Huiles essentielles en application diluées dans de l’huile végétale (amande douce mais aussi huile d’olive). La concentration peut varier entre 2 et 5 % , en dessous c’est inefficace, au-dessus il y a risque d’intolérance au fil des jours.
Soit 50 gouttes dans 100 ml d’huile (1/10 de litre) pour 2 % , jusqu’à 100 à 125 gouttes pour 100ml d’huile (4 à 5 %).
Applications sur les zones acnéiques une ou deux fois par jours, on élimine le trop plein d’huile au bout de quelques minutes avec un tampon à démaquiller.
-Huiles essentielles de tea tree ou de lavande vraie dans un gel ( gel d’aloès par exemple)  ou une crème : en général à deux pour cent  soit 5 gouttes pour 10 ml de gel ou de crème. applications biquotidiennes.
Eviter le pourtour des yeux et limiter l’exposition au soleil, surtout avec l’huile de tea tree.

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Les « PETITS FRUITS » rouges et bleus diététiques et protecteurs des tissus

La couleur rouge des végétaux aussi bien des feuilles, des fleurs que des fruits est principalement due à la présence de pigments dans les cellules végétales.
Ces pigments sont rouges ou bleu selon leur structure chimique et l’acidité du milieu cellulaire (selon le pH).
Ce sont les anthocyanosides ou anthocyanes que les chimistes placent dans le groupe des flavonoïdes.

Les flavonoïdes dans leur ensemble sont des composés phénoliques aux nombreuses propriétés pharmacologiques.
On les considèrent comme des substances qui protègent contre les maladies dégénératives comme par exemple les cancers, les maladies cardiovasculaires ou le diabète.

Les petits fruits rouges et bleus des zones tempérées.

On parle ici des cerises, des myrtilles, bleuet du canada, canneberge, cassis, framboises et fraises, groseillier rouge,raisin coloré, mûre de la ronce et mûre du murier, fruits du sureau noir pour citer ceux qui sont faciles à trouver dans la nature , les jardins ou les magasins.
Tous ces fruits contiennent, entre autres, des sucres, de la vitamine C en quantité, des acides organiques et des oligoéléments, des acides phénols anti-oxydants, apportent des fibres solubles et insolubles et des pigments anthocyanes qui tachent les doigts en rouge ou bleu-violacé dès qu’on les écrase.

Quelles sont les principales propriétés des pigments anthocyanes ?

Les pigments rouges et bleus des fruits sont considérés comme des protecteurs des petits vaisseaux sanguins, ils diminuent la perméabilité des capillaires et augmentent leur résistance et comme beaucoup de composés phénoliques, ils sont anti-oxydants, c’est à dire qu‘ils neutralisent les radicaux libres responsables de dégâts parfois irrémédiables à l’intérieur des cellules.
Cette capacité anti-radicaux libres est probablement celle qui protège sur le long terme contre le vieillissement avec son cortège de maladies dégénératives associées (cancers, troubles cardiovasculaires, sclérose des petits vaisseaux, détérioration de la rétine avec baisse de la vision).

Donc pour vivre longtemps et en bonne santé, avoir une bonne vue, consommons toute l’année des petits fruits bien colorés.

- Frais ou décongelés tels quels ou en jus de fruit mais en quantité modérée (à cause de leur contenu en acides organiques et pour certains en tanin ou substances irritantes).
- En confiture ou en sirop que l’on peut conserver au frais ( la baie du sureau après cuisson).
- Séchés quand il ne sont pas trop aqueux (ex les myrtilles)
Ils accompagnent des plats sucrés ou salés, des viandes ou des laitages.
La vitamine C s’oxyde et disparait assez vite surtout si les fruits sont cuits mais les anthocyanes et les « tanins » se conservent bien à l’abri de la lumière.

Notons que tous ces fruits fortement colorés sont consommés dans la nature en grande quantité par des animaux bien loin d’être végétariens comme les renards ou les ours qui trouvent là un complément alimentaire de grande valeur nutritive et diététique avant d’affronter l’hiver.

Quels sont les fruits les plus intéressants sur le plan médical ?

Ces petits fruits possèdent souvent d’autres propriétés médicinales par exemple :

- Le fruit du cassissier : Ribes nigrum,  anti-inflammatoire et anti-bactérien.
- Les myrtilles, airelles, canneberges, bleuets du genre Vaccinium : antibactériens, désinfectants digestifs et urinaires, et anti-diabétiques (malgré leur contenu en sucre).
- Le fruit du sureau noir, Sambucus nigra, antiviral (virus grippaux et des infections saisonnières).



Les petits fruits colorés des tropiques

Les fruits tropicaux sont moins souvent fortement colorés par les anthocyanes, par contre ils contiennent plus de caroténoïdes qui sont également protecteurs et anti-radicaux libres (par exemple dans la mangue).
Citons néanmoins deux fruits intéressants et faciles à cultiver sous les tropiques.

- La cerise des Antilles ou acérola, Malpighia glabra = Malpighia punicifolia. dont les fruits contiennent sans doute la concentration en vitamine C la plus élevée des fruits consommés au monde.

- Syzygium cumini, La « pistas » en Polynésie, jamun ou jambolan aux Indes .
Un grand arbre des tropiques à la croissance rapide, ses fruits de petite taille mais nombreux sont très fortement colorés en rouge violacé et contiennent des tanins astringents.
On les consomment frais (attention à la coloration des doigts, comme pour les mures!!) et en confitures.
C’est un fruit très consommé dans l’Inde du sud (c’est le fruit du Dieu Rama). Il est protecteur des tissus, antibactérien et anti-diabétique.

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LE MIEL Antibiotique et Cicatrisant

Le miel antibiotique et cicatrisant d’accord mais pas n’importe quel miel.
Pas le miel « confiture » à l’origine incertaine, peut-être adultéré ou conditionné chimiquement pour se conserver et non filtré.

Le miel d’usage médical doit être garanti pour son origine (géographique et végétale), récent, filtré pour éliminer la
majorité des grains de pollen qui signent l’origine du miel mais peuvent être allergisants et si possible stérilisé par une
irradiation gamma ; le même type de traitement utilisé pour stériliser le matériel médical.

Pourquoi cette stérilisation d’une substance antibiotique ?!

Parce que le miel contient souvent des spores de bacille botulinique (Clostridium botulinum) qui peuvent germer au contact des tissus (le risque est faible car c’est une bactérie anaérobie).

D’où vient le pouvoir antibiotique du miel ?

Plusieurs caractéristiques du miel s’associent pour limiter le développement des microorganismes pathogènes voir les détruire :
- un effet osmotique :
Les abeilles éliminent l’eau du miel et le transforment en une substance hypersaturée en sucre qui de ce fait empêche naturellement le développement des bactéries et des levures.
- Le miel est une substance « acide »:
Le pH du miel non dilué se situe entre 3,2 et 4,5 ce qui limite le développement des bactéries
- Le miel libère de l’eau oxygénée :
Les abeilles sécrètent un enzyme (glucose oxydase) qui permet la libération d’eau oxygénée (glucose + eau + oxygène = acide gluconique + eau oxygénée).
Cette réaction a lieu quand le miel n’est pas encore concentré ou quand on lui ajoute secondairement de l’eau.
L’eau oxygénée est un puissant désinfectant.
- le miel contient d’autres composés, sécrétés par les abeilles (les défensines) ou provenant directement des plantes butinées et qui sont naturellement antibiotiques.

Quel type de miel utilisé ?

Tous les miels ne sont pas aussi antibiotiques.
L’expérience tend à prouver qu’en Europe les miels de colza et de miellats sont parmi les meilleurs.
Certains miels « exotiques » sont particulièrement renommés comme le miel de Manuka de Nouvelle Zélande et son équivalent Australien, également certains miels en provenance d’Indonésie ou d’Amérique du Sud.
Ces miels médicinaux sont généralement testés en laboratoire pour leur pouvoir antibactérien avant commercialisation et après avoir été filtrés.

Pourquoi utilisé du miel et non des pansements associés à des antibiotiques de synthèse dont on connait bien le pouvoir antibactérien ?

Dans certains contextes (brûlures, personnes immuno-déprimées, ulcères chroniques infectés) soigner et guérir des plaies infectées devient de plus en plus difficile à cause de l’apparition de souches bactériennes pathogènes résistantes aux antibiotiques d’autant plus que les plaies chroniques nécessitent un traitement prolongé qui favorise l’apparition des résistances aux antibiotiques.
De plus les pansements « tous prêts » genre Aquacel-Ag ou Duoderm sont souvent inabordables ou introuvables dans de nombreux pays à faible pouvoir d’achat.


Comment utiliser le miel médicinal ?

Les brûlures infectées, les ulcérations chroniques, les plaies sont les principales indications.
C’est un peu déroutant d’utiliser une substance aussi banale que le miel dans des affections aussi sérieuses que les brûlures mais l’expérience de nombreux cliniciens en Nouvelle Zélande montre que c’est une solution possible.

Il est conseillé 20 ml soit 30 g de miel médicinal type Manuka sur un carré de compresse (10 cm par 10 cm); on recouvre ce premier pansement par un second étanche ou absorbant car le miel va se diluer et donc couler.
On change une à deux fois par jour le pansement en augmentant la quantité de miel si le pansement adhère aux tissus.
Si l’infection est manifeste on augmente la quantité de miel et donc de substance actives.
On observe assez souvent une réaction initiale d’irritation (sensation de chaleur) mais qui ne dure pas.
On peut observer plus rarement une réaction allergique locale surtout quand le miel n’est pas correctement filtré.

Ce post est bien sur trop court pour aborder précisément toutes les indications et contre-indications du miel médicinal.

Pour en savoir plus
en Français
http://www.agroscope.admin.ch/imkerei/01810/02085/02095/index.html?lang=fr
propriétés antibiotiques naturelles du miel

en Anglais beaucoup plus d’infos possibles provenant notamment de Nouvelle-Zélande par exemple :

http://bio.waikato.ac.nz/honey/contents.shtml

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Pourquoi faut-il avoir du ROMARIN dans son jardin ou dans sa cuisine ?

Le ROMARIN rosmarinus officinalis est un arbuste très commun dans la région méditerranéenne  où il pousse spontanément.
Il s’adapte à de nombreux climats et terrains et une fois bien établi il ne demande pas beaucoup d’attention. C’est un arbuste buissonnant de pleine terre mais on peut le garder également dans un bac à fleurs sur son balcon ou sa fenêtre et l’abriter en hiver.
Son feuillage est persistant et ses fleurs attirent les butineurs.
Cette plante aromatique est un réservoir de composés très actifs d’un point de vue pharmacologique : huile essentielle, flavonoïdes et composés phénoliques.

Le ROMARIN plante médicinale des voies biliaires

Le romarin est une des plantes médicinales qui activent la sécrétion et l’excrétion de bile favorisant ainsi le drainage des voies biliaires et améliorant la digestion des graisses.
Une partie du cholestérol sanguin est éliminé dans la bile (et en partie réabsorbé).
L’augmentation du flux biliaire permet donc de faire baisser légèrement le taux de cholestérol et de lipides sanguins.
On  pensera à utiliser du romarin en cas de migraine digestive, de digestion lente des graisses, d’hypercholestérolémie mais aussi de troubles cutanés (eczéma par exemple).
Attention néanmoins si l’on est sujet à la lithiase biliaire (calculs dans la vésicule), l’augmentation des contractions de la vésicule peut entrainer une crise de colique hépatique.

Le ROMARIN anti-oxydant piégeur de radicaux libres

Le romarin contient des acides phénols qui sont non seulement absorbés et bien tolérés par l’organisme mais aussi connus pour leur pouvoir anti-oxydant donc anti-inflammatoire.
Ils sont utilisés pour préserver les aliments ou les cosmétiques mais on connait leur effet protecteur sur les différents tissus du corps notamment la peau (prévention du vieillissement cutané) ou les artères (prévention des accidents liés à artériosclérose).
On considère même qu’il peuvent ralentir ou prévenir l’apparition de certains types de cancers.

Le ROMARIN et son huile essentielle

L’odeur d’encens et de pin du romarin fait qu’on l’a utilisé très tôt pour fabriquer des parfums ou des eaux de toilette.
Les caractéristiques de son huile essentielle dépendent de l’origine géographique du romarin et de ses conditions de culture (climat et nature du sol).
On distingue en général 3 types d’huiles essentielles de romarin.
Les chémotypes à camphre et verbénone contiennent des substances qui irritent le système nerveux augmentant le tonus mais avec le risque de survenue de convulsions ou d’une crise d’épilepsie en cas de surdosage ou d’hypersensibilité cérébrale.
Le chémotype à cinéole (eucalyptol) est plus facile à utiliser et on peut l’employer en cas d’infection virale de type grippale ou de rhume, pour faciliter la guérison et prévenir une surinfection des bronches.

Comment utiliser le ROMARIN ?

Les rameaux feuillus de romarin se sèchent très bien et on peut les conserver plusieurs mois.
Le romarin se trouve facilement dans les rayons des aromates et est un composant dominant du mélange tout fait d’herbes de Provence en compagnie du thym, du basilic et de l’origan.
Le romarin peut se consommer en tisane et s’ajouter dans de nombreux plats soit soupoudré soit incorporé dans les sauces ou les eaux de cuisson.

Pour bénéficier des effets protecteurs du romarin il faut en consommer très régulièrement.


Pour plus d’informations sur les indications thérapeutiques et les posologies vous pouvez consulter la page dédiée à cette plante :

www.phytomania.com/romarin.htm

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Extrait de pépins de pamplemousse, EPP : intérêt et conseils d’utilisation

Les pamplemousses (Citrus paradisii) et le jus de pamplemousse sont très consommés aux USA, c’est une tradition au même titre que l’habitude de boire un verre de jus d’orange au petit déjeuner.
Les industriels Nord-Américains qui commercialisent le jus de pamplemousse extraient également l’huile essentielle de pamplemousse des zestes du fruit et ont trouvé une utilisation pour les résidus du pamplemousse c’est à dire les graines (pépins) et le reste de la pulpe : « l’extrait de pépins de pamplemousse » (grapefruit seeds extract ou GSE).

Il s’agit d’un extrait très concentré des flavonoïdes du fruit qui sont transformés en un liquide très amer et un peu visqueux aux propriétés antibactériennes et antifongiques quand il n’est pas trop dilué.
Les Nord-Américains ont été les premiers à s’intéresser à cet extrait mais maintenant on en fabrique aussi en Europe selon des normes Européennes.

Que penser des extraits de pépins de pamplemousse?

Les flavonoïdes contenus dans les enveloppes des fruits des rutacées (orange, mandarine, citron, pamplemousse, pomelo etc.) possèdent des propriétés pharmacologiques intéressantes.
Citons par exemple la naringénine qui est antivirale, fait baisser le taux de cholestérol sanguin et bloque en partie un système enzymatique hépatique important le cytochrome P450.
Les flavonoïdes sont d’excellents piégeurs de radicaux libres, donc des antioxydants, anti-inflammatoires mais leur absorption digestive n’est pas très bonne.
L’extrait de pépin de pamplemousse est antibiotique sur de nombreuses souches bactériennes et antifongique comme l’ont montré plusieurs études in vitro (tube à essai ou boite de pétri).
On manque d’informations contrôlées sur l’effet de cet extrait sur l’organisme humain (in vivo), mais on peut raisonnablement conclure des expérience connues qu’il est utilisable :
- en soin externes (plaies, infection cutanée par des champignons)
- ou sur les muqueuses de la bouche, la gorge et des organes génitaux (bains de bouche, gargarisme, injection vaginale).
Les flavonoides sont également connus pour renforcer la défense immunitaire (prévention des infections).

La polémique sur la composition de l’extrait de pépins de pamplemousse.

Cet extrait de résidus de fruit a eu une notoriété immédiate outre-atlantique puis en Europe comme antibactérien et antifongique mais plusieurs analyses chimiques ont révélé la présence dans cet extrait dit « naturel » de substances synthétiques très antiseptiques mais pas du tout naturelles notamment des ammonium quaternaires, substances antiseptiques que l’on utilise aussi bien pour nettoyer les piscines que les eaux contaminées ou les surfaces souillées et qui font partie de la grande famille chimique des détergents.

Actuellement l’extrait de pépins de pamplemousse en vente en Europe est garanti sans ces produits synthétiques et toxiques mais doit être très concentré pour se conserver et quand ce n’est pas le cas doit être conservé au froid une fois le flacon ouvert.

Utilisation de l’extrait de pépin de pamplemousse

Au vu de la composition chimique de cet extrait et des diverses « expériences » de nombreux utilisateurs on peut préconiser l’extrait de pépin de pamplemousse garanti sans substances chimique de préservation (hormi un peu de vitamine C ou de l’alcool, et de la glycérine) :
- comme adjuvant conservateur des préparations cosmétiques (notamment faites à la maison, voir le site aromazone pour les dosages),
- comme désinfectant de la bouche et de l’oropharynx ( à la manière de l’HEXIDINE(chlorhexidine) ou de l’huile essentielle de clous de girofle) en gargarisme ou bains de bouche (y compris pour prévenir les infections virales saisonnières),
- comme désinfectant de la cavité vaginale en injection locale en cas de candidose récidivante,
- comme antiseptique et antifongique cutané.

L’utilisation par voie buccale est moins évidente car les flavonoïdes ne pénètrent pas facilement la barrière digestive.
Il semblerait néanmoins que la prise de cet extrait de graine augmente la résistance aux infections saisonnières et raccourcit l’évolution des troubles digestifs infectieux (colite, gastro-entérite) car il reste concentré dans le tube digestif.

Pour la posologie :
- Se conformer aux indications du fabriquant car les concentrations en flavonoïdes varient selon les marques.
- En général ne pas utiliser pur mais le diluer en fonction de la concentration initiale du produit.
- Pour une première utilisation diminuer la dose conseillée de moitié pour tester la susceptibilité personnelle.
- ne pas l’utiliser en cas d’allergie connue aux Rutacées = agrumes : citron, orange, pamplemousse, pomelo, mandarine, rue etc.
- Ne pas utiliser chez l’enfant de moins de 6 ans et la femme enceinte : ce complément n’a pas été testé de façon approfondie et les flavonoïdes peuvent modifier le fonctionnement du foie, glande très importante pour la santé et l’équilibre corporel.

 


http://rainbowscivance.com/seed/grapefruit-seed-extract/
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Deux articles scientifiques parmi plusieurs que l’on peut consulter sur « PUBMED »
Eur J Clin Pharmacol. 2007 Jun;63(6):565-70. Epub 2007 Mar 20.
Adverse effects by artificial grapefruit seed extract products in patients on warfarin therapy.

J Pharm Biomed Anal. 2008 Aug 5;47(4-5):958-61. Epub 2008 Mar 28.
Validation of a quantitative NMR method for suspected counterfeit products exemplified on determination of benzethonium chloride in grapefruit seed extracts.

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Huiles essentielles pour la trousse de voyage et la pharmacie familiale

Les huiles essentielles ont l’intérêt d’être efficaces, bon marché, faciles à utiliser quand on connait les règles de base de l’aromathérapie, elles tiennent très peu de place dans la pharmacie et se conservent plusieurs années dans un flacon en verre fumé à l’abri de la lumière, enfin on les achète sans ordonnance et dans toutes les pharmacies, boutiques spécialisées et sur internet.
La première des règles est de bien se renseigner sur leur utilisation : nombreux livres, sites internet et pour notre part deux pages  de conseils d’utilisation sur le site phytomania.

Introduction à l’aromathérapie
Huiles essentielles en pratique

La deuxième est de ne pas les utiliser chez l’enfant de moins de 6 ans et quand on est enceinte surtout les 3 premiers mois.

On peut se perdre dans le choix important des huiles essentielles c’est pourquoi je sélectionne ici pour une utilisation « familiale » 4 huiles essentielles (entre parenthèse le principal constituant).

Huile essentielle d’ »eucalyptus »: Eucalyptus globulus ou radiata ( 1,8-cinéole)
Huile essentielle de « tea tree : Melaleuca alternifolia (terpinèn-4-ol)
Huile essentielle de « clous de girofle » : Syzygium aromaticum = Eugenia caryophyllus (eugénol)
Huile  essentielle d’ »écorce  de cannelle » : Cinnamomum verum (cinnamaldéhyde)

Ces 4 extraits de plantes sont tous antibiotiques-antiseptiques (antibactériens, antifongiques, antiviraux) et dans un moindre mesure anti-inflammatoires.
Ils permettent de faire face à diverses infections locales ou plus générales sans avoir recours aux antibiotiques et peuvent « sauver » un séjour à l’étranger ou des vacances (infections de la peau, plaie infectée, brulure infectée, furoncle, mycose, infection respiratoire, rhume et « grippe », cystite, turista, gastro-entérite, douleur dentaire)

EXEMPLES D’UTILISATION

Huile essentielle d’eucalyptus :
Prévention des infections virales respiratoire et prévention des complications respiratoires des rhumes et autres affections qui s’apparentent à une « grippe ».
Désinfection de la peau et de la bouche (moins efficace que les autres huiles essentielles mais très bien supportée).
En inhalation : quelques gouttes dans un bol d’eau chaude ou sur un mouchoir (ou papier toilette), ou directement sur le haut du thorax, 3 fois par jour.
Par voie buccale : 2 à 4 gouttes 2 à 3 fois par jour (sur du pain, ou dans du lait par exemple)

Huile essentielle de tea tree :
Très bon antiseptique efficace aussi bien contre les bactéries que les champignons (mycoses).
Plaies et infection de la peau (y compris abcès), mycose cutané notamment celle qui se fixe entre les orteils dans les pays chauds.
Infections de la bouche (gingivite, aphte)
Infections urinaires (cystite, uréthrite)
Application directe sur la peau, ou diluée dans de l’alcool (40 à 70°), ou dans un savon liquide.
Par voie buccale : 2 à 3 gouttes 2 à 4 fois par jour

Huile essentielle de clou de girofle :
C’est un antiseptique  puissant et un anesthésiant local mais corrosif pour la peau, on l’utilise surtout quand on est loin d’un dentiste en cas de douleurs dentaires, de rupture de dent, de perte d’obturation dentaire, de carie évolutive et d’infection de la bouche (aphte).
2 gouttes en bain de bouche dans de l’alcool dilué ou dans un bain de bouche du commerce (genre listerine) ou une goutte directement sur la dent malade ou la carie (on met une goutte sur une allumette et on la dépose délicatement au bon endroit), deux fois par jour.

Huile essentielle d’écorce de cannelle :
Huile essentielle très antiseptique mais également corrosive pour les téguments (à utiliser diluée dans de l’huile ou du savon sur la peau).
C’est le remède des infections digestives et des gastro entérites, des « turistas », ainsi que des infections urinaires banales.
Par voie buccale :
2 à 3 gouttes 2 à 3 fois par jour (sur du pain, dans du lait, du miel ou sur un sucre, ou dans un boisson légèrement alcoolisée)

RAPPEL des précautions :
Attention aux yeux, pas chez le jeune enfant, ni la femme en début de grossesse, pas de traitement de plus d’une semaine (les doses s’accumulant dans l’organisme), arrêt immédiat en cas de signes d’intolérance (allergie, douleurs gastriques, spasme respiratoire).

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