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Plantes médicinales et utiles

LE CASSIS RIBES NIGRUM ANTIOXYDANTS ET VIEILLISSEMENT

Bruce N. Ames et ses collègues faisaient une revue en 1993 des connaissances de l’époque sur le rôle des substances oxydantes sur le vieillissement.
http://www.pnas.org/content/90/17/7915.full.pdf
Ils écrivaient (traduction libre) :
<<Le métabolisme de l’organisme, comme beaucoup d’autres aspects de la vie, est principalement le résultat d’échanges.
Les composés oxydants qui sont les « déchets » du métabolisme normal provoquent des altérations de l’ADN, des protéines et des lipides.
Nous pensons que ces altérations (analogues à celles provoquées par les radiations ionisantes) contribuent au phénomène du vieillissement et aux maladies dégénératives qui l’accompagnent tels que cancers, maladies cardiovasculaires, baisse de la défense immunitaire, troubles du fonctionnement du cerveau et cataracte.
Les antioxydants qui protègent l’organisme comprennent la vitamine C, la vitamine E et les caroténoïdes.
Un régime alimentaire qui apporte peu de fruits et de végétaux double le risque de survenue de la plupart des types de cancer par rapport à un régime avec beaucoup de végétaux et augmente aussi significativement le risque de troubles vasculaires et de cataracte.>>

Cette opinion est toujours d’actualité, mais en plus des vitamines C, E et A, d’autres substances d’origine végétales apparaissent importantes pour ralentir le vieillissement des tissus ce sont les pigments végétaux , rouges ou bleus (anthocyanes) et les flavonoïdes que l’on trouve dans les fruits et les fleurs.

LE CASSIS, RIBES NIGRUM , PROTECTEUR DES TISSUS ET ANTI-INFLAMMATOIRE

Le cassis, Ribes nigrum, possède des fruits très colorés et bien pourvus en vitamine C, ce sont donc des fruits protecteurs des tissus.
Les fruits du cassis sont de petite taille mais concentrés en matière active au même titre que les myrtilles par exemple et ses anthocyanes sont assez bien absorbées au niveau digestif augmentant ainsi la capacité anti-radicaux libres du sang.
Les feuilles et les bourgeons du cassis sont également une source de substances antioxydantes et donc anti-inflammatoires.


COMMENT UTILISER LE CASSIS ?

- Le mieux est de consommer en petite quantité les fruits de cassis (nature ou en jus) frais ou conservés après congélation, on a ainsi l’ensemble des substances protectrices : vitamines, anthocyanes et flavonoïdes, acides organiques.
- On peut aussi en faire des confitures ou du sirop.
- Il existe également des compléments alimentaires à base de cassis.
- Les extraits classiques de cassis, Ribes nigrum :
exemples de posologie :
Teinture-mère de cassis : 30 gouttes 2 à 3 fois par jour par cure de 2 mois 3 fois par an.
Macération glycérinée de bourgeons de cassis 1D : 30 gouttes 2 à 3 fois par jour en cure de 2 mois 2 à 3 fois par an.
- Infusion de feuilles de cassis : une cuillerée à soupe de feuilles sèches dans 250 ml d’eau 10 à 15 minutes d’infusion.

Le cassis est antioxydant, anti-inflammatoire, ralentit le vieillissement des tissus et est très utile pour soigner les troubles inflammatoires en général ou en complément d’un traitement médicamenteux : par exemple en cas d’asthme, d’allergies, de rhumatisme inflammatoire.
Le cassis est une plante buissonnante, très résistante au froid, facile à cultiver et dont nous encourageons la plantation dans tous les jardins.

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Plantes médicinales et prévention de la GRIPPE et des infections respiratoires saisonnières

Dès l’apparition des premiers épisodes de froid, c’est à dire quand la température descend en-dessous de 5°C dans la journée, le nombre de cas de syndrome grippaux dus à des infections virales augmente.
La transmission des virus grippaux est en-effet meilleure quand la température baisse, elle s’atténue au delà de 25-30° C pour devenir difficile pour des températures de 30-35 °C tout simplement parce que l’enveloppe qui protège les virus grippaux est sensible à la température extérieure.
La protection donc la durée de vie des particules virales grippales diminue quand la température de l’air augmente et que le rayonnement solaire est plus fort.
Les virus véritablement grippaux  (virus influenza) sont les plus dangereux car ils provoquent une maladie assez brutale avec forte fièvre et risque de complications.
Les deux types de virus grippaux les plus fréquents sont les types A et B, on complète leur identité par le type de protéines qui recouvre l’extérieur de leur enveloppe (H et N) par exemple virus AH1N1.
Lors des épisodes de grippe saisonnière plusieurs variétés de virus peuvent être présents et il est donc difficile de faire un vaccin totalement fiable et efficace.

Comment se protéger de l’infection grippale ?

Les mesures d’hygiène sont fondamentales car elles retardent ou limitent la transmission des virus, rappelons les plus importantes :
- Eviter si possible les lieux confinés et peuplés en cas d’épidémie déclarée.

- Se désinfecter les mains  plusieurs fois par jour en cas d’épidémie car les particules virales (qui ne traversent pas la peau) restent viables beaucoup plus longtemps quand il fait froid et on peut s’infecter en portant les doigts souillés par des virus sur les muqueuses du nez, de la bouche ou des yeux.
- Porter un masque en sachant que pour assurer une protection réelle il faut un masque type chirurgical.
- Eviter de propager la maladie, si l’on se sent malade, rester chez soi ou porter un masque.

La vaccination qui en France est gratuite pour les personnes de plus de 65 ans se fait par un vaccin composite que les épidémiologistes essaient de prévoir au plus juste mais qui ne reflète pas la réalité de l’épidémie une fois qu’elle démarre. La vaccination renforce l’immunité mais ne garantit pas, loin de là, une protection complète.

Prévention de la grippe et plantes médicinales

Même dans les épidémies de grippe les plus importantes seule une partie de la population est touchée.
« Attraper » la grippe n’est pas une fatalité, on y échappe en grande partie grâce à la défense immunitaire naturelle que l’on peut encore renforcer avec l’aide de plantes médicinales, en s’alimentant de façon équilibrée et en pratiquant une activité physique régulière.
De plus, certains extraits de plantes limitent l’infection virale en s’opposant à la pénétration des virus dans les cellules des revêtements muqueux.


Les plantes médicinales antigrippales

On peut recommander:

Des plantes qui renforcent l’immunité de façon non spécifique :
Les plantes aromatiques qui contiennent des flavonoïdes et des « tanins » assimilables, essentiellement les labiées : thym, origan, romarin, basilic, sauge, menthe.
- En infusion quotidienne,
- ou très régulièrement dans l’alimentation ,
- ou en suppléments alimentaires sous forme de poudre de plantes en gélules ,
- ou de teinture mère .

Des extraits de plantes qui limitent l’infection grippale

- Les extraits de baies de sureau (sambucus nigra) que l’on trouve en spécialité (type sambucol) ou sous forme de »confiture » ou d’extraits en pharmacie,
- et les extraits de cassis (Ribes nigrum), baies de cassis en jus, sirop ou confiture et macération glycérinée de bourgeons.

Ces extraits de plantes ( Sambucus et Ribes) semblent nettement diminuer l’intensité de la grippe et sont surtout efficaces en prévention de l’infection car ils limitent l’infection des cellules un peu à la manière de l’anti-viral Tamiflu.
On les prendra donc quand le risque de contagion est manifeste à partir du début de l’épidémie.

Nous sommes moins en faveur des extraits d’echinacée.

Les huiles essentielles antivirales  et qui augmentent l’activité ciliaire des cellules des muqueuses respiratoires.

Les plus efficaces sont les huiles essentielles à eucalyptol (ou 1,8 cinéole) chez l’enfant de plus de 6 ans et l’adulte.

Au choix ou en mélange mais en ne dépassant pas 6 à 12 gouttes au total et par jour (selon l’âge et la corpulence) :

Huiles essentielles d’Eucalyptus globulus ou Eucalyptus radiata ou Melaleuca quinquenervia (niaouli),
ou Huile essentielle de laurier noble (Laurus nobilis),
ou Huile essentielle de Ravintsara camphora .

- En application cutanée par exemple sur le haut du thorax  ,après vérification qu’il n’y a pas d’intolérance (essai préliminaire avec une goutte pendant une journée) :
3 gouttes  deux ou 3 fois par jour que l’on peut aussi diluer dans de l’huile de massage ou une crème de soins cosmétiques.

- Par voie buccale
Chez l’adulte :
2 à 3 gouttes 2 à 3 fois par jour dans du lait, du miel, ou  sur un morceau de pain.
Chez l’enfant de plus de 6 ans :
Diminuer les doses de moitié.

Un apport en Vitamine C naturelle

Pendant la période hivernale on préconise les agrumes (mandarines, oranges, citrons, si possible sans conservateurs) qui apportent Vitamine C et flavonoïdes.

La grippe en région tropicale

La véritable grippe existe aussi dans les pays tropicaux mais à cause de la chaleur et donc de la mauvaise transmission de la maladie, les épidémies sont beaucoup plus limitées dans le temps, le pourcentage de la population touchée est plus faible et les complications en général plus rares.

voir également la page www.phytomania.com/grippe.htm

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Les « PETITS FRUITS » rouges et bleus diététiques et protecteurs des tissus

La couleur rouge des végétaux aussi bien des feuilles, des fleurs que des fruits est principalement due à la présence de pigments dans les cellules végétales.
Ces pigments sont rouges ou bleu selon leur structure chimique et l’acidité du milieu cellulaire (selon le pH).
Ce sont les anthocyanosides ou anthocyanes que les chimistes placent dans le groupe des flavonoïdes.

Les flavonoïdes dans leur ensemble sont des composés phénoliques aux nombreuses propriétés pharmacologiques.
On les considèrent comme des substances qui protègent contre les maladies dégénératives comme par exemple les cancers, les maladies cardiovasculaires ou le diabète.

Les petits fruits rouges et bleus des zones tempérées.

On parle ici des cerises, des myrtilles, bleuet du canada, canneberge, cassis, framboises et fraises, groseillier rouge,raisin coloré, mûre de la ronce et mûre du murier, fruits du sureau noir pour citer ceux qui sont faciles à trouver dans la nature , les jardins ou les magasins.
Tous ces fruits contiennent, entre autres, des sucres, de la vitamine C en quantité, des acides organiques et des oligoéléments, des acides phénols anti-oxydants, apportent des fibres solubles et insolubles et des pigments anthocyanes qui tachent les doigts en rouge ou bleu-violacé dès qu’on les écrase.

Quelles sont les principales propriétés des pigments anthocyanes ?

Les pigments rouges et bleus des fruits sont considérés comme des protecteurs des petits vaisseaux sanguins, ils diminuent la perméabilité des capillaires et augmentent leur résistance et comme beaucoup de composés phénoliques, ils sont anti-oxydants, c’est à dire qu‘ils neutralisent les radicaux libres responsables de dégâts parfois irrémédiables à l’intérieur des cellules.
Cette capacité anti-radicaux libres est probablement celle qui protège sur le long terme contre le vieillissement avec son cortège de maladies dégénératives associées (cancers, troubles cardiovasculaires, sclérose des petits vaisseaux, détérioration de la rétine avec baisse de la vision).

Donc pour vivre longtemps et en bonne santé, avoir une bonne vue, consommons toute l’année des petits fruits bien colorés.

- Frais ou décongelés tels quels ou en jus de fruit mais en quantité modérée (à cause de leur contenu en acides organiques et pour certains en tanin ou substances irritantes).
- En confiture ou en sirop que l’on peut conserver au frais ( la baie du sureau après cuisson).
- Séchés quand il ne sont pas trop aqueux (ex les myrtilles)
Ils accompagnent des plats sucrés ou salés, des viandes ou des laitages.
La vitamine C s’oxyde et disparait assez vite surtout si les fruits sont cuits mais les anthocyanes et les « tanins » se conservent bien à l’abri de la lumière.

Notons que tous ces fruits fortement colorés sont consommés dans la nature en grande quantité par des animaux bien loin d’être végétariens comme les renards ou les ours qui trouvent là un complément alimentaire de grande valeur nutritive et diététique avant d’affronter l’hiver.

Quels sont les fruits les plus intéressants sur le plan médical ?

Ces petits fruits possèdent souvent d’autres propriétés médicinales par exemple :

- Le fruit du cassissier : Ribes nigrum,  anti-inflammatoire et anti-bactérien.
- Les myrtilles, airelles, canneberges, bleuets du genre Vaccinium : antibactériens, désinfectants digestifs et urinaires, et anti-diabétiques (malgré leur contenu en sucre).
- Le fruit du sureau noir, Sambucus nigra, antiviral (virus grippaux et des infections saisonnières).



Les petits fruits colorés des tropiques

Les fruits tropicaux sont moins souvent fortement colorés par les anthocyanes, par contre ils contiennent plus de caroténoïdes qui sont également protecteurs et anti-radicaux libres (par exemple dans la mangue).
Citons néanmoins deux fruits intéressants et faciles à cultiver sous les tropiques.

- La cerise des Antilles ou acérola, Malpighia glabra = Malpighia punicifolia. dont les fruits contiennent sans doute la concentration en vitamine C la plus élevée des fruits consommés au monde.

- Syzygium cumini, La « pistas » en Polynésie, jamun ou jambolan aux Indes .
Un grand arbre des tropiques à la croissance rapide, ses fruits de petite taille mais nombreux sont très fortement colorés en rouge violacé et contiennent des tanins astringents.
On les consomment frais (attention à la coloration des doigts, comme pour les mures!!) et en confitures.
C’est un fruit très consommé dans l’Inde du sud (c’est le fruit du Dieu Rama). Il est protecteur des tissus, antibactérien et anti-diabétique.

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Pourquoi faut-il avoir du ROMARIN dans son jardin ou dans sa cuisine ?

Le ROMARIN rosmarinus officinalis est un arbuste très commun dans la région méditerranéenne  où il pousse spontanément.
Il s’adapte à de nombreux climats et terrains et une fois bien établi il ne demande pas beaucoup d’attention. C’est un arbuste buissonnant de pleine terre mais on peut le garder également dans un bac à fleurs sur son balcon ou sa fenêtre et l’abriter en hiver.
Son feuillage est persistant et ses fleurs attirent les butineurs.
Cette plante aromatique est un réservoir de composés très actifs d’un point de vue pharmacologique : huile essentielle, flavonoïdes et composés phénoliques.

Le ROMARIN plante médicinale des voies biliaires

Le romarin est une des plantes médicinales qui activent la sécrétion et l’excrétion de bile favorisant ainsi le drainage des voies biliaires et améliorant la digestion des graisses.
Une partie du cholestérol sanguin est éliminé dans la bile (et en partie réabsorbé).
L’augmentation du flux biliaire permet donc de faire baisser légèrement le taux de cholestérol et de lipides sanguins.
On  pensera à utiliser du romarin en cas de migraine digestive, de digestion lente des graisses, d’hypercholestérolémie mais aussi de troubles cutanés (eczéma par exemple).
Attention néanmoins si l’on est sujet à la lithiase biliaire (calculs dans la vésicule), l’augmentation des contractions de la vésicule peut entrainer une crise de colique hépatique.

Le ROMARIN anti-oxydant piégeur de radicaux libres

Le romarin contient des acides phénols qui sont non seulement absorbés et bien tolérés par l’organisme mais aussi connus pour leur pouvoir anti-oxydant donc anti-inflammatoire.
Ils sont utilisés pour préserver les aliments ou les cosmétiques mais on connait leur effet protecteur sur les différents tissus du corps notamment la peau (prévention du vieillissement cutané) ou les artères (prévention des accidents liés à artériosclérose).
On considère même qu’il peuvent ralentir ou prévenir l’apparition de certains types de cancers.

Le ROMARIN et son huile essentielle

L’odeur d’encens et de pin du romarin fait qu’on l’a utilisé très tôt pour fabriquer des parfums ou des eaux de toilette.
Les caractéristiques de son huile essentielle dépendent de l’origine géographique du romarin et de ses conditions de culture (climat et nature du sol).
On distingue en général 3 types d’huiles essentielles de romarin.
Les chémotypes à camphre et verbénone contiennent des substances qui irritent le système nerveux augmentant le tonus mais avec le risque de survenue de convulsions ou d’une crise d’épilepsie en cas de surdosage ou d’hypersensibilité cérébrale.
Le chémotype à cinéole (eucalyptol) est plus facile à utiliser et on peut l’employer en cas d’infection virale de type grippale ou de rhume, pour faciliter la guérison et prévenir une surinfection des bronches.

Comment utiliser le ROMARIN ?

Les rameaux feuillus de romarin se sèchent très bien et on peut les conserver plusieurs mois.
Le romarin se trouve facilement dans les rayons des aromates et est un composant dominant du mélange tout fait d’herbes de Provence en compagnie du thym, du basilic et de l’origan.
Le romarin peut se consommer en tisane et s’ajouter dans de nombreux plats soit soupoudré soit incorporé dans les sauces ou les eaux de cuisson.

Pour bénéficier des effets protecteurs du romarin il faut en consommer très régulièrement.


Pour plus d’informations sur les indications thérapeutiques et les posologies vous pouvez consulter la page dédiée à cette plante :

www.phytomania.com/romarin.htm

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Extrait de pépins de pamplemousse, EPP : intérêt et conseils d’utilisation

Les pamplemousses (Citrus paradisii) et le jus de pamplemousse sont très consommés aux USA, c’est une tradition au même titre que l’habitude de boire un verre de jus d’orange au petit déjeuner.
Les industriels Nord-Américains qui commercialisent le jus de pamplemousse extraient également l’huile essentielle de pamplemousse des zestes du fruit et ont trouvé une utilisation pour les résidus du pamplemousse c’est à dire les graines (pépins) et le reste de la pulpe : « l’extrait de pépins de pamplemousse » (grapefruit seeds extract ou GSE).

Il s’agit d’un extrait très concentré des flavonoïdes du fruit qui sont transformés en un liquide très amer et un peu visqueux aux propriétés antibactériennes et antifongiques quand il n’est pas trop dilué.
Les Nord-Américains ont été les premiers à s’intéresser à cet extrait mais maintenant on en fabrique aussi en Europe selon des normes Européennes.

Que penser des extraits de pépins de pamplemousse?

Les flavonoïdes contenus dans les enveloppes des fruits des rutacées (orange, mandarine, citron, pamplemousse, pomelo etc.) possèdent des propriétés pharmacologiques intéressantes.
Citons par exemple la naringénine qui est antivirale, fait baisser le taux de cholestérol sanguin et bloque en partie un système enzymatique hépatique important le cytochrome P450.
Les flavonoïdes sont d’excellents piégeurs de radicaux libres, donc des antioxydants, anti-inflammatoires mais leur absorption digestive n’est pas très bonne.
L’extrait de pépin de pamplemousse est antibiotique sur de nombreuses souches bactériennes et antifongique comme l’ont montré plusieurs études in vitro (tube à essai ou boite de pétri).
On manque d’informations contrôlées sur l’effet de cet extrait sur l’organisme humain (in vivo), mais on peut raisonnablement conclure des expérience connues qu’il est utilisable :
- en soin externes (plaies, infection cutanée par des champignons)
- ou sur les muqueuses de la bouche, la gorge et des organes génitaux (bains de bouche, gargarisme, injection vaginale).
Les flavonoides sont également connus pour renforcer la défense immunitaire (prévention des infections).

La polémique sur la composition de l’extrait de pépins de pamplemousse.

Cet extrait de résidus de fruit a eu une notoriété immédiate outre-atlantique puis en Europe comme antibactérien et antifongique mais plusieurs analyses chimiques ont révélé la présence dans cet extrait dit « naturel » de substances synthétiques très antiseptiques mais pas du tout naturelles notamment des ammonium quaternaires, substances antiseptiques que l’on utilise aussi bien pour nettoyer les piscines que les eaux contaminées ou les surfaces souillées et qui font partie de la grande famille chimique des détergents.

Actuellement l’extrait de pépins de pamplemousse en vente en Europe est garanti sans ces produits synthétiques et toxiques mais doit être très concentré pour se conserver et quand ce n’est pas le cas doit être conservé au froid une fois le flacon ouvert.

Utilisation de l’extrait de pépin de pamplemousse

Au vu de la composition chimique de cet extrait et des diverses « expériences » de nombreux utilisateurs on peut préconiser l’extrait de pépin de pamplemousse garanti sans substances chimique de préservation (hormi un peu de vitamine C ou de l’alcool, et de la glycérine) :
- comme adjuvant conservateur des préparations cosmétiques (notamment faites à la maison, voir le site aromazone pour les dosages),
- comme désinfectant de la bouche et de l’oropharynx ( à la manière de l’HEXIDINE(chlorhexidine) ou de l’huile essentielle de clous de girofle) en gargarisme ou bains de bouche (y compris pour prévenir les infections virales saisonnières),
- comme désinfectant de la cavité vaginale en injection locale en cas de candidose récidivante,
- comme antiseptique et antifongique cutané.

L’utilisation par voie buccale est moins évidente car les flavonoïdes ne pénètrent pas facilement la barrière digestive.
Il semblerait néanmoins que la prise de cet extrait de graine augmente la résistance aux infections saisonnières et raccourcit l’évolution des troubles digestifs infectieux (colite, gastro-entérite) car il reste concentré dans le tube digestif.

Pour la posologie :
- Se conformer aux indications du fabriquant car les concentrations en flavonoïdes varient selon les marques.
- En général ne pas utiliser pur mais le diluer en fonction de la concentration initiale du produit.
- Pour une première utilisation diminuer la dose conseillée de moitié pour tester la susceptibilité personnelle.
- ne pas l’utiliser en cas d’allergie connue aux Rutacées = agrumes : citron, orange, pamplemousse, pomelo, mandarine, rue etc.
- Ne pas utiliser chez l’enfant de moins de 6 ans et la femme enceinte : ce complément n’a pas été testé de façon approfondie et les flavonoïdes peuvent modifier le fonctionnement du foie, glande très importante pour la santé et l’équilibre corporel.

 


http://rainbowscivance.com/seed/grapefruit-seed-extract/
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Deux articles scientifiques parmi plusieurs que l’on peut consulter sur « PUBMED »
Eur J Clin Pharmacol. 2007 Jun;63(6):565-70. Epub 2007 Mar 20.
Adverse effects by artificial grapefruit seed extract products in patients on warfarin therapy.

J Pharm Biomed Anal. 2008 Aug 5;47(4-5):958-61. Epub 2008 Mar 28.
Validation of a quantitative NMR method for suspected counterfeit products exemplified on determination of benzethonium chloride in grapefruit seed extracts.

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Huiles essentielles pour la trousse de voyage et la pharmacie familiale

Les huiles essentielles ont l’intérêt d’être efficaces, bon marché, faciles à utiliser quand on connait les règles de base de l’aromathérapie, elles tiennent très peu de place dans la pharmacie et se conservent plusieurs années dans un flacon en verre fumé à l’abri de la lumière, enfin on les achète sans ordonnance et dans toutes les pharmacies, boutiques spécialisées et sur internet.
La première des règles est de bien se renseigner sur leur utilisation : nombreux livres, sites internet et pour notre part deux pages  de conseils d’utilisation sur le site phytomania.

Introduction à l’aromathérapie
Huiles essentielles en pratique

La deuxième est de ne pas les utiliser chez l’enfant de moins de 6 ans et quand on est enceinte surtout les 3 premiers mois.

On peut se perdre dans le choix important des huiles essentielles c’est pourquoi je sélectionne ici pour une utilisation « familiale » 4 huiles essentielles (entre parenthèse le principal constituant).

Huile essentielle d’ »eucalyptus »: Eucalyptus globulus ou radiata ( 1,8-cinéole)
Huile essentielle de « tea tree : Melaleuca alternifolia (terpinèn-4-ol)
Huile essentielle de « clous de girofle » : Syzygium aromaticum = Eugenia caryophyllus (eugénol)
Huile  essentielle d’ »écorce  de cannelle » : Cinnamomum verum (cinnamaldéhyde)

Ces 4 extraits de plantes sont tous antibiotiques-antiseptiques (antibactériens, antifongiques, antiviraux) et dans un moindre mesure anti-inflammatoires.
Ils permettent de faire face à diverses infections locales ou plus générales sans avoir recours aux antibiotiques et peuvent « sauver » un séjour à l’étranger ou des vacances (infections de la peau, plaie infectée, brulure infectée, furoncle, mycose, infection respiratoire, rhume et « grippe », cystite, turista, gastro-entérite, douleur dentaire)

EXEMPLES D’UTILISATION

Huile essentielle d’eucalyptus :
Prévention des infections virales respiratoire et prévention des complications respiratoires des rhumes et autres affections qui s’apparentent à une « grippe ».
Désinfection de la peau et de la bouche (moins efficace que les autres huiles essentielles mais très bien supportée).
En inhalation : quelques gouttes dans un bol d’eau chaude ou sur un mouchoir (ou papier toilette), ou directement sur le haut du thorax, 3 fois par jour.
Par voie buccale : 2 à 4 gouttes 2 à 3 fois par jour (sur du pain, ou dans du lait par exemple)

Huile essentielle de tea tree :
Très bon antiseptique efficace aussi bien contre les bactéries que les champignons (mycoses).
Plaies et infection de la peau (y compris abcès), mycose cutané notamment celle qui se fixe entre les orteils dans les pays chauds.
Infections de la bouche (gingivite, aphte)
Infections urinaires (cystite, uréthrite)
Application directe sur la peau, ou diluée dans de l’alcool (40 à 70°), ou dans un savon liquide.
Par voie buccale : 2 à 3 gouttes 2 à 4 fois par jour

Huile essentielle de clou de girofle :
C’est un antiseptique  puissant et un anesthésiant local mais corrosif pour la peau, on l’utilise surtout quand on est loin d’un dentiste en cas de douleurs dentaires, de rupture de dent, de perte d’obturation dentaire, de carie évolutive et d’infection de la bouche (aphte).
2 gouttes en bain de bouche dans de l’alcool dilué ou dans un bain de bouche du commerce (genre listerine) ou une goutte directement sur la dent malade ou la carie (on met une goutte sur une allumette et on la dépose délicatement au bon endroit), deux fois par jour.

Huile essentielle d’écorce de cannelle :
Huile essentielle très antiseptique mais également corrosive pour les téguments (à utiliser diluée dans de l’huile ou du savon sur la peau).
C’est le remède des infections digestives et des gastro entérites, des « turistas », ainsi que des infections urinaires banales.
Par voie buccale :
2 à 3 gouttes 2 à 3 fois par jour (sur du pain, dans du lait, du miel ou sur un sucre, ou dans un boisson légèrement alcoolisée)

RAPPEL des précautions :
Attention aux yeux, pas chez le jeune enfant, ni la femme en début de grossesse, pas de traitement de plus d’une semaine (les doses s’accumulant dans l’organisme), arrêt immédiat en cas de signes d’intolérance (allergie, douleurs gastriques, spasme respiratoire).

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