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Plantes médicinales et utiles

CALCIUM, SILICE, LAIT et LAITAGES, OSTEOPOROSE, INTOLERANCE AU LACTOSE

Tous les nouveaux-nés de mammifères (dont les humains) sont nourris grâce au lait produit par les glandes mammaires de la mère.
Le père possède aussi des glandes mammaires mais elles sont inopérantes car la sécrétion lactée dépend d’un équilibre, entre plusieurs hormones, uniquement réglé chez les femelles.
Au moment du sevrage le jeune commence à absorber des aliments divers et perd progressivement la capacité à digérer de grande quantité de lactose (le sucre du lait).
Les enzymes sécrétés par le système digestif et permettant la digestion du lactose et son absorption sous forme de sucre simple sont de moins en moins excrétés par les cellules de l’intestin voire complètement absents chez l’adulte.
C’est une règle quasi générale chez les mammifères, seule exception, les humains qui dans certains cas peuvent conserver une capacité à digérer le lait à l’age adulte.
Les populations qui ont domestiqué depuis longtemps les animaux produisant du lait se sont en-effet adaptées génétiquement à cette diététique particulière.
Néanmoins à l’intérieur de ces populations tout le monde n’est pas capable de digérer correctement le lactose du lait et des laitages à l’âge adulte.
Les matières grasses (lipides) et les protéines du lait ne posent en général pas de problème de digestion.

Que se passe-t-il quand la digestion du lactose du lait est incomplète ?

Dans ce cas les bactéries et les levures présentes dans l’intestin en profitent pour se développer avec comme conséquences :
- une irritation inflammatoire de la muqueuse intestinale,
– des gaz intestinaux désagréables s’accompagnant de douleurs digestives à type de crampes,
-des céphalées,
-des épisodes de diarrhée ou au contraire de constipation avec colite muqueuse et glaires.

Le lait, les laitages, les fromages, les plantes sources de calcium

99 % du calcium de l’organisme se trouve dans les os et les dents, le 1 % restant est dispersé dans les cellules et les liquides extracellulaires (comme le sang et la lymphe).
La quantité de calcium présent dans le sang est réglée très précisément, car c’est un élément fondamental dans le fonctionnement des cellules et du système nerveux.
Quand il n’y en a pas assez de calcium, il est libéré à partir des os ou mieux absorbé dans l’intestin, s’il y en a trop il est fixé sur l’os ou part dans l’urine.
Pour compenser la perte quotidienne de calcium (surtout dans les urines) il faut donc en absorber un peu dans les aliments.
Les diététiciens se sont pas d’accord sur la quantité nécessaire et la tendance actuelle serait à l’augmentation de cette dose quotidienne mais c’est très discutable.
L’OMS conseille 1/2 g de calcium par jour, ce qui me parait suffisant (sauf chez la femme qui allaite son enfant) alors que certains diététiciens prescrivent presque 2 g par jour chez tout le monde!!
Dans les pays occidentaux on encourage régulièrement dans les médias la consommation de lait, de laitages ou de fromages pour assurer l’apport en calcium mais sachant que la majorité des 7 milliards d’humains ne consomment pas de lait à l’âge adulte et ne présentent pas de troubles liés au calcium on est en droit de se poser la question sur l’intérêt du lait chez l’adulte connaissant le risque de mauvaise tolérance au lactose.
Le calcium est présent dans les plantes (les vaches se nourrissent d’herbe) et une nourriture équilibrée assure un apport suffisant en calcium .
On conseille un apport régulier:
- en légumes verts (épinards, choux, salade, pourpier, feuilles d’ortie, d’amarante , de moringa, de manioc etc..),
- en graines de légumineuses (pois, haricots, lentilles, extraits de soja),
- en amandes ou noix.
Cette liste n’est bien sur pas exhaustive.

La vitamine D et ses dérivés contrôlent l’absorption digestive du calcium.
Cette vitamine est synthétisée dans les téguments sous l’action de la lumière solaire (rayonnement UV) et comme elle est liposoluble on la trouve dans les graisses animales ou certaines huiles de poisson (classiquement l’huile de foie de morue).
Les plantes apportent, conjointement au calcium, du magnésium dont la présence est tout à fait indispensable pour rester en bonne santé.


Plantes, silice, calcium et ostéoporose

L’ostéoporose est une diminution de la densité de l’os qui devient fragile, les fractures sont alors à redouter.
L’ostéoporose survient d’abord chez la femme après la ménopause et les perturbations hormonales qui l’accompagnent mais elle touche les deux sexes à mesure qu’on vieillit.
L’apport en calcium est alors préconisé en association avec de la vitamine D, mais cela ne suffit pas car le déficit, dans l’ostéoporose, est structurel, c’est la matrice même de l’os qui est altérée.
La silice est sans doute une des réponses à ce trouble de la structure osseuse car le silicium est un élément important dans l’élaboration des fibres collagènes du tissu conjonctif (peau, artères mais aussi os).
Les végétaux comestibles sont une excellente source de silice assimilable :
- Farine de céréales( riz, blé, orge, avoine, seigle, …) et de sarrasin, plus la farine est complète plus il y a de silice assimilable car elle se trouve dans l’enveloppe du grain.
- Légumes secs ( pois lentilles etc..).
- Légumes verts (avec une championne : l’ortie).
- Fruits secs.
- Amandes et noix.
Certains végétaux concentrent la silice (la prêle, les bambous par exemple), on peut les préconiser sous forme de poudre, d’extraits ou de teinture mère .
Exemples de posologie
- Teinture-mère de prêle : 50 gouttes 1 à 2 fois par jour
- Poudre de prêle cryobroyée : 1 à 3 gélules par jour
- Décoction de prêle : une poignée de tige de prêle dans un litre d’eau, ébulition pendant 15 minutes, infusion au moins 15 minutes, une à deux tasses par jour (mauvais au goût).

Pour conclure :
Si l’on souffre de troubles intestinaux chroniques et irréguliers, il faut tester impérativement son intolérance au lait et aux laitages.
Pendant 15 jours, on élimine tout apport de lait dans l’alimentation ainsi que de laitages et de fromages.

Rien à craindre les os ne tomberont pas en poussière!!

Si le test d’exclusion du lactose n’est pas complètement concluant, on peut néanmoins diminuer l’apport de produits lactés qui ont tendance chez l’adulte à favoriser les fermentations et parallèlement on augmentera légèrement la quantité de légumes ou de graines de légumineuses dans l’alimentation.
Pour combattre l’ostéoporose, les végétaux comestibles cités dans cette page internet sont une source à la fois de calcium et de silicium assimilables qui ralentiront la dégradation de la structure de l’os.
On associera à cette diététique simple et naturelle un peu d’exercice physique quotidien (pour que les os soient sollicités ) et une exposition régulière de la peau à la lumière solaire modérée pour assurer la synthèse de la vitamine D.

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Syndrome de l’intestin irritable et huile essentielle de menthe poivrée

Nous évoquions dans un post précédent le syndrome de l’intestin irritable et la possibilité d’utiliser les graines de psyllium pour atténuer les troubles digestifs de cette affection.
D’autres pistes thérapeutiques existent.

Petit rappel sur le syndrome de l’intestin irritable

Le syndrome de l’intestin irritable (ou troubles fonctionnels intestinaux ou colite spastique) associe des troubles principalement digestifs, non spécifiques et variables en intensité dont les principaux sont :
- ballonnements digestifs, flatulences, éructations,
- diarrhée impérieuse ou au contraire constipation avec colite muqueuse, parfois alternance diarrhée-constipation,
- souvent les douleurs digestives dominent le tableau à type de crampe intestinale parfois soulagées par la défécation.

On observe aussi des douleurs type migraine et un réflexe gastro-colique exagéré c’est-à-dire le besoin d’aller à la selle de façon impérieuse après un repas abondant ou absorbé trop rapidement.
Cet ensemble de troubles digestifs est banal car très répandu (environ 20% de la population est touché un jour ou l’autre par un épisode d’intestin irritable).

Après avoir éliminer la possibilité d’une parasitose digestive ou d’une tumeur maligne ou bénigne du colon (surtout après 50 ans), il faut penser aux allergies ou aux intolérances digestives (gluten, produits laitiers, fructose).
Mais dans beaucoup de cas on ne trouve pas de raisons évidentes à cet ensemble de troubles digestifs variables dans le temps.


Huile essentielle de menthe poivrée Mentha piperita et syndrome de l’intestin irritable

Une partie des symptômes de l’intestin irritable sont liés à une hypersensibilité du gros intestin (colon), qui est enflammé, irrité et exsude beaucoup de liquide glaireux.
Il se contracte de façon anormale et désordonnée avec pour conséquences : des douleurs liées au spasme, une pseudo-diarrhée, une constipation car les contractions du colon sont en partie inefficaces.
Cette anomalie du fonctionnement du gros intestin peut être à l’origine de fermentations nauséabondes.

L’huile essentielle de menthe poivrée est un anesthésique de contact, un antispasmodique des fibres musculaires lisses, possède des propriétés antibactériennes et n’est pas trop agressive pour la muqueuse digestive.

L’utilisation de l’huile essentielle de Mentha piperita est donc une des voies explorées pour atténuer voir guérir ce trouble digestif.

Comment utiliser l’huile essentielle de menthe poivrée?

Si l’on absorbe l’huile essentielle par voie buccale elle n’atteint pas le colon car elle est métabolisée dès l’estomac et le duodénum, passe dans la circulation sanguine et est éliminée par la respiration, dans les urines ou transformée au niveau du foie.
Une fraction trop faible pour être efficace se retrouve au niveau de l’intestin terminal et du gros intestin.
Il faut donc utiliser un conditionnement qui résiste aux enzymes digestifs et est suffisamment étanche pour atteindre le jéjunum et le colon proximal.
La préparation doit être « entérique », gastro-résistante.
Si la gélule se délite trop rapidement dans l’estomac, cela peut provoquer, chez certaines personnes, une régurgitation ou des brülures digestives
Il n’y a pas à ma connaissance de spécialité toute faite, contenant uniquement de l’huile essentielle de menthe poivrée en quantité suffisante mais le pharmacien peut réaliser ce conditionnement de gélules entériques sur commande.
On peut également le faire soi-même, il existe des « kits » sur internet, mais si la réalisation de gélules banales est très facile, faire de bonnes gélules entériques est plus délicat.

Posologie des gélules entériques (gastro-résistantes) de menthe poivrée Mentha piperita à menthol et menthone

Je ne recommande pas ce traitement chez les enfants en dessous de 12 ans et conseille même d’attendre 18 ans.
Comme le plus souvent en aromathérapie interne, ce traitement est déconseillé aux femmes enceintes ou allaitant.

Posologie :

0,2 à 0,4 ml (soit environ 6 à 12 gouttes) d’huile essentielle de menthe poivrée par gélule gastro-résistante 1 à 3 fois par jour à prendre 1/2 heure AVANT le repas (sinon la gélule se détruit dans l’estomac), en cure de 2 à 3 semaines.

La posologie est souple car il faut commencer par un petit dosage pour vérifier qu’il n’y a pas d’intolérance (à type de sensation de brûlure digestive au niveau gastrique par exemple).
Si les symptômes de l’intestin irritable persistent (mais en s’atténuant) on peut prolonger le traitement jusqu’à 2 ou 3 mois en diminuant progressivement le nombre de gélules, et en choisissant le moment dans la journée ou c’est le plus efficace (assez souvent en fin de matinée).

En cas d’intolérance , régurgitation, pyrosis, brûlure digestive, on arrête ou suspend le traitement.


documentation sur les gélules

http://galenicoral.free.fr/gelule/gelule.html

kit de fabrication de gélules
http://www.lga.fr/gastroresistantes_c8_90.html

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Les « PETITS FRUITS » rouges et bleus diététiques et protecteurs des tissus

La couleur rouge des végétaux aussi bien des feuilles, des fleurs que des fruits est principalement due à la présence de pigments dans les cellules végétales.
Ces pigments sont rouges ou bleu selon leur structure chimique et l’acidité du milieu cellulaire (selon le pH).
Ce sont les anthocyanosides ou anthocyanes que les chimistes placent dans le groupe des flavonoïdes.

Les flavonoïdes dans leur ensemble sont des composés phénoliques aux nombreuses propriétés pharmacologiques.
On les considèrent comme des substances qui protègent contre les maladies dégénératives comme par exemple les cancers, les maladies cardiovasculaires ou le diabète.

Les petits fruits rouges et bleus des zones tempérées.

On parle ici des cerises, des myrtilles, bleuet du canada, canneberge, cassis, framboises et fraises, groseillier rouge,raisin coloré, mûre de la ronce et mûre du murier, fruits du sureau noir pour citer ceux qui sont faciles à trouver dans la nature , les jardins ou les magasins.
Tous ces fruits contiennent, entre autres, des sucres, de la vitamine C en quantité, des acides organiques et des oligoéléments, des acides phénols anti-oxydants, apportent des fibres solubles et insolubles et des pigments anthocyanes qui tachent les doigts en rouge ou bleu-violacé dès qu’on les écrase.

Quelles sont les principales propriétés des pigments anthocyanes ?

Les pigments rouges et bleus des fruits sont considérés comme des protecteurs des petits vaisseaux sanguins, ils diminuent la perméabilité des capillaires et augmentent leur résistance et comme beaucoup de composés phénoliques, ils sont anti-oxydants, c’est à dire qu‘ils neutralisent les radicaux libres responsables de dégâts parfois irrémédiables à l’intérieur des cellules.
Cette capacité anti-radicaux libres est probablement celle qui protège sur le long terme contre le vieillissement avec son cortège de maladies dégénératives associées (cancers, troubles cardiovasculaires, sclérose des petits vaisseaux, détérioration de la rétine avec baisse de la vision).

Donc pour vivre longtemps et en bonne santé, avoir une bonne vue, consommons toute l’année des petits fruits bien colorés.

- Frais ou décongelés tels quels ou en jus de fruit mais en quantité modérée (à cause de leur contenu en acides organiques et pour certains en tanin ou substances irritantes).
- En confiture ou en sirop que l’on peut conserver au frais ( la baie du sureau après cuisson).
- Séchés quand il ne sont pas trop aqueux (ex les myrtilles)
Ils accompagnent des plats sucrés ou salés, des viandes ou des laitages.
La vitamine C s’oxyde et disparait assez vite surtout si les fruits sont cuits mais les anthocyanes et les « tanins » se conservent bien à l’abri de la lumière.

Notons que tous ces fruits fortement colorés sont consommés dans la nature en grande quantité par des animaux bien loin d’être végétariens comme les renards ou les ours qui trouvent là un complément alimentaire de grande valeur nutritive et diététique avant d’affronter l’hiver.

Quels sont les fruits les plus intéressants sur le plan médical ?

Ces petits fruits possèdent souvent d’autres propriétés médicinales par exemple :

- Le fruit du cassissier : Ribes nigrum,  anti-inflammatoire et anti-bactérien.
- Les myrtilles, airelles, canneberges, bleuets du genre Vaccinium : antibactériens, désinfectants digestifs et urinaires, et anti-diabétiques (malgré leur contenu en sucre).
- Le fruit du sureau noir, Sambucus nigra, antiviral (virus grippaux et des infections saisonnières).



Les petits fruits colorés des tropiques

Les fruits tropicaux sont moins souvent fortement colorés par les anthocyanes, par contre ils contiennent plus de caroténoïdes qui sont également protecteurs et anti-radicaux libres (par exemple dans la mangue).
Citons néanmoins deux fruits intéressants et faciles à cultiver sous les tropiques.

- La cerise des Antilles ou acérola, Malpighia glabra = Malpighia punicifolia. dont les fruits contiennent sans doute la concentration en vitamine C la plus élevée des fruits consommés au monde.

- Syzygium cumini, La « pistas » en Polynésie, jamun ou jambolan aux Indes .
Un grand arbre des tropiques à la croissance rapide, ses fruits de petite taille mais nombreux sont très fortement colorés en rouge violacé et contiennent des tanins astringents.
On les consomment frais (attention à la coloration des doigts, comme pour les mures!!) et en confitures.
C’est un fruit très consommé dans l’Inde du sud (c’est le fruit du Dieu Rama). Il est protecteur des tissus, antibactérien et anti-diabétique.

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Extrait de pépins de pamplemousse, EPP : intérêt et conseils d’utilisation

Les pamplemousses (Citrus paradisii) et le jus de pamplemousse sont très consommés aux USA, c’est une tradition au même titre que l’habitude de boire un verre de jus d’orange au petit déjeuner.
Les industriels Nord-Américains qui commercialisent le jus de pamplemousse extraient également l’huile essentielle de pamplemousse des zestes du fruit et ont trouvé une utilisation pour les résidus du pamplemousse c’est à dire les graines (pépins) et le reste de la pulpe : « l’extrait de pépins de pamplemousse » (grapefruit seeds extract ou GSE).

Il s’agit d’un extrait très concentré des flavonoïdes du fruit qui sont transformés en un liquide très amer et un peu visqueux aux propriétés antibactériennes et antifongiques quand il n’est pas trop dilué.
Les Nord-Américains ont été les premiers à s’intéresser à cet extrait mais maintenant on en fabrique aussi en Europe selon des normes Européennes.

Que penser des extraits de pépins de pamplemousse?

Les flavonoïdes contenus dans les enveloppes des fruits des rutacées (orange, mandarine, citron, pamplemousse, pomelo etc.) possèdent des propriétés pharmacologiques intéressantes.
Citons par exemple la naringénine qui est antivirale, fait baisser le taux de cholestérol sanguin et bloque en partie un système enzymatique hépatique important le cytochrome P450.
Les flavonoïdes sont d’excellents piégeurs de radicaux libres, donc des antioxydants, anti-inflammatoires mais leur absorption digestive n’est pas très bonne.
L’extrait de pépin de pamplemousse est antibiotique sur de nombreuses souches bactériennes et antifongique comme l’ont montré plusieurs études in vitro (tube à essai ou boite de pétri).
On manque d’informations contrôlées sur l’effet de cet extrait sur l’organisme humain (in vivo), mais on peut raisonnablement conclure des expérience connues qu’il est utilisable :
- en soin externes (plaies, infection cutanée par des champignons)
- ou sur les muqueuses de la bouche, la gorge et des organes génitaux (bains de bouche, gargarisme, injection vaginale).
Les flavonoides sont également connus pour renforcer la défense immunitaire (prévention des infections).

La polémique sur la composition de l’extrait de pépins de pamplemousse.

Cet extrait de résidus de fruit a eu une notoriété immédiate outre-atlantique puis en Europe comme antibactérien et antifongique mais plusieurs analyses chimiques ont révélé la présence dans cet extrait dit « naturel » de substances synthétiques très antiseptiques mais pas du tout naturelles notamment des ammonium quaternaires, substances antiseptiques que l’on utilise aussi bien pour nettoyer les piscines que les eaux contaminées ou les surfaces souillées et qui font partie de la grande famille chimique des détergents.

Actuellement l’extrait de pépins de pamplemousse en vente en Europe est garanti sans ces produits synthétiques et toxiques mais doit être très concentré pour se conserver et quand ce n’est pas le cas doit être conservé au froid une fois le flacon ouvert.

Utilisation de l’extrait de pépin de pamplemousse

Au vu de la composition chimique de cet extrait et des diverses « expériences » de nombreux utilisateurs on peut préconiser l’extrait de pépin de pamplemousse garanti sans substances chimique de préservation (hormi un peu de vitamine C ou de l’alcool, et de la glycérine) :
- comme adjuvant conservateur des préparations cosmétiques (notamment faites à la maison, voir le site aromazone pour les dosages),
- comme désinfectant de la bouche et de l’oropharynx ( à la manière de l’HEXIDINE(chlorhexidine) ou de l’huile essentielle de clous de girofle) en gargarisme ou bains de bouche (y compris pour prévenir les infections virales saisonnières),
- comme désinfectant de la cavité vaginale en injection locale en cas de candidose récidivante,
- comme antiseptique et antifongique cutané.

L’utilisation par voie buccale est moins évidente car les flavonoïdes ne pénètrent pas facilement la barrière digestive.
Il semblerait néanmoins que la prise de cet extrait de graine augmente la résistance aux infections saisonnières et raccourcit l’évolution des troubles digestifs infectieux (colite, gastro-entérite) car il reste concentré dans le tube digestif.

Pour la posologie :
- Se conformer aux indications du fabriquant car les concentrations en flavonoïdes varient selon les marques.
- En général ne pas utiliser pur mais le diluer en fonction de la concentration initiale du produit.
- Pour une première utilisation diminuer la dose conseillée de moitié pour tester la susceptibilité personnelle.
- ne pas l’utiliser en cas d’allergie connue aux Rutacées = agrumes : citron, orange, pamplemousse, pomelo, mandarine, rue etc.
- Ne pas utiliser chez l’enfant de moins de 6 ans et la femme enceinte : ce complément n’a pas été testé de façon approfondie et les flavonoïdes peuvent modifier le fonctionnement du foie, glande très importante pour la santé et l’équilibre corporel.

 


http://rainbowscivance.com/seed/grapefruit-seed-extract/
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Deux articles scientifiques parmi plusieurs que l’on peut consulter sur « PUBMED »
Eur J Clin Pharmacol. 2007 Jun;63(6):565-70. Epub 2007 Mar 20.
Adverse effects by artificial grapefruit seed extract products in patients on warfarin therapy.

J Pharm Biomed Anal. 2008 Aug 5;47(4-5):958-61. Epub 2008 Mar 28.
Validation of a quantitative NMR method for suspected counterfeit products exemplified on determination of benzethonium chloride in grapefruit seed extracts.

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Huiles essentielles pour la trousse de voyage et la pharmacie familiale

Les huiles essentielles ont l’intérêt d’être efficaces, bon marché, faciles à utiliser quand on connait les règles de base de l’aromathérapie, elles tiennent très peu de place dans la pharmacie et se conservent plusieurs années dans un flacon en verre fumé à l’abri de la lumière, enfin on les achète sans ordonnance et dans toutes les pharmacies, boutiques spécialisées et sur internet.
La première des règles est de bien se renseigner sur leur utilisation : nombreux livres, sites internet et pour notre part deux pages  de conseils d’utilisation sur le site phytomania.

Introduction à l’aromathérapie
Huiles essentielles en pratique

La deuxième est de ne pas les utiliser chez l’enfant de moins de 6 ans et quand on est enceinte surtout les 3 premiers mois.

On peut se perdre dans le choix important des huiles essentielles c’est pourquoi je sélectionne ici pour une utilisation « familiale » 4 huiles essentielles (entre parenthèse le principal constituant).

Huile essentielle d’ »eucalyptus »: Eucalyptus globulus ou radiata ( 1,8-cinéole)
Huile essentielle de « tea tree : Melaleuca alternifolia (terpinèn-4-ol)
Huile essentielle de « clous de girofle » : Syzygium aromaticum = Eugenia caryophyllus (eugénol)
Huile  essentielle d’ »écorce  de cannelle » : Cinnamomum verum (cinnamaldéhyde)

Ces 4 extraits de plantes sont tous antibiotiques-antiseptiques (antibactériens, antifongiques, antiviraux) et dans un moindre mesure anti-inflammatoires.
Ils permettent de faire face à diverses infections locales ou plus générales sans avoir recours aux antibiotiques et peuvent « sauver » un séjour à l’étranger ou des vacances (infections de la peau, plaie infectée, brulure infectée, furoncle, mycose, infection respiratoire, rhume et « grippe », cystite, turista, gastro-entérite, douleur dentaire)

EXEMPLES D’UTILISATION

Huile essentielle d’eucalyptus :
Prévention des infections virales respiratoire et prévention des complications respiratoires des rhumes et autres affections qui s’apparentent à une « grippe ».
Désinfection de la peau et de la bouche (moins efficace que les autres huiles essentielles mais très bien supportée).
En inhalation : quelques gouttes dans un bol d’eau chaude ou sur un mouchoir (ou papier toilette), ou directement sur le haut du thorax, 3 fois par jour.
Par voie buccale : 2 à 4 gouttes 2 à 3 fois par jour (sur du pain, ou dans du lait par exemple)

Huile essentielle de tea tree :
Très bon antiseptique efficace aussi bien contre les bactéries que les champignons (mycoses).
Plaies et infection de la peau (y compris abcès), mycose cutané notamment celle qui se fixe entre les orteils dans les pays chauds.
Infections de la bouche (gingivite, aphte)
Infections urinaires (cystite, uréthrite)
Application directe sur la peau, ou diluée dans de l’alcool (40 à 70°), ou dans un savon liquide.
Par voie buccale : 2 à 3 gouttes 2 à 4 fois par jour

Huile essentielle de clou de girofle :
C’est un antiseptique  puissant et un anesthésiant local mais corrosif pour la peau, on l’utilise surtout quand on est loin d’un dentiste en cas de douleurs dentaires, de rupture de dent, de perte d’obturation dentaire, de carie évolutive et d’infection de la bouche (aphte).
2 gouttes en bain de bouche dans de l’alcool dilué ou dans un bain de bouche du commerce (genre listerine) ou une goutte directement sur la dent malade ou la carie (on met une goutte sur une allumette et on la dépose délicatement au bon endroit), deux fois par jour.

Huile essentielle d’écorce de cannelle :
Huile essentielle très antiseptique mais également corrosive pour les téguments (à utiliser diluée dans de l’huile ou du savon sur la peau).
C’est le remède des infections digestives et des gastro entérites, des « turistas », ainsi que des infections urinaires banales.
Par voie buccale :
2 à 3 gouttes 2 à 3 fois par jour (sur du pain, dans du lait, du miel ou sur un sucre, ou dans un boisson légèrement alcoolisée)

RAPPEL des précautions :
Attention aux yeux, pas chez le jeune enfant, ni la femme en début de grossesse, pas de traitement de plus d’une semaine (les doses s’accumulant dans l’organisme), arrêt immédiat en cas de signes d’intolérance (allergie, douleurs gastriques, spasme respiratoire).

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Psyllium et syndrome de l’intestin irritable

Le syndrome de l’intestin irritable (ou troubles fonctionnels intestinaux ou colite spastique)associe des troubles principalement digestifs, non spécifiques et variables en intensité dont les principaux sont :

ballonnements digestifs, flatulences, éructations, diarrhée impérieuse ou au contraire constipation avec colite muqueuse, parfois alternance diarrhée-constipation, douleurs digestives à type de crampe intestinale soulagées par la défécation, migraine, réflexe gastro-colique exagéré (besoin d’aller à la selle de façon impérieuse après un repas abondant).

Cet ensemble de troubles digestifs est banal car très répandu (environ 20% de la population est touché un jour ou l’autre par un épisode d’intestin irritable).

Quelle conduite tenir devant ce type de troubles digestifs?

Chez une personne après 50 ans  qui n’a jamais eu ce type de symptomes il faut éliminer la possibilité d’un cancer du colon donc consulter un médecin.
Sinon il faut essayer de rechercher un élément déclenchant :

- principalement une intolérance ou plus rarement une allergie alimentaire : gluten, lactose, fructose, légumineuses (soja, arachide), fruits à coque (amandes, noix, noisettes), glutamate, nitrite….

- parfois une gastro-entérite infectieuse quelques semaines plus tôt.

- et le plus souvent on ne trouve aucune explication probante à la survenue de ce trouble digestif.

Graines de psyllium et syndrome de l’intestin irritable

On peut tenter d’atténuer les troubles digestifs du syndrome de l’intestin irritable par la prise de graines de psyllium : psyllium blond (Plantago ovata) ou psyllium noir (Plantago psyllium, Plantago indica ).
La graine est riche en mucilage non digestible qui augmente de volume en s’hydratant dans l’intestin.
Le mucilage agit à plusieurs niveaux :
- en augmentant le volume des matières dans le colon (contre la constipation)
- en absorbant l’eau en excès  (contre la diarrhée)
- en atténuant peut-être l’inflammation de la muqueuse du colon
- il semble également diminuer l’absorption du cholestérol et couper un peu l’appétit.

Comment utiliser les graines de psyllium :

Graines entières :

Environ deux cuillerées à soupe deux à 3 fois par jour, dans un verre d’eau froide et il est préférable (mais pas obligatoire) d’attendre une heure qu’elles gonflent en s’hydratant.

Poudre de graines broyées :
Une à deux cuillerées à soupe  deux à trois fois par jour dans de l’eau ou un jus de fruit.

Dans tout les cas penser à boire suffisamment dans la journée.
Arrêter bien sur en cas d’augmentation des troubles digestifs (ce n’est pas l’effet recherché!!)

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