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Plantes médicinales et utiles

LE CASSIS RIBES NIGRUM ANTIOXYDANTS ET VIEILLISSEMENT

Bruce N. Ames et ses collègues faisaient une revue en 1993 des connaissances de l’époque sur le rôle des substances oxydantes sur le vieillissement.
http://www.pnas.org/content/90/17/7915.full.pdf
Ils écrivaient (traduction libre) :
<<Le métabolisme de l’organisme, comme beaucoup d’autres aspects de la vie, est principalement le résultat d’échanges.
Les composés oxydants qui sont les « déchets » du métabolisme normal provoquent des altérations de l’ADN, des protéines et des lipides.
Nous pensons que ces altérations (analogues à celles provoquées par les radiations ionisantes) contribuent au phénomène du vieillissement et aux maladies dégénératives qui l’accompagnent tels que cancers, maladies cardiovasculaires, baisse de la défense immunitaire, troubles du fonctionnement du cerveau et cataracte.
Les antioxydants qui protègent l’organisme comprennent la vitamine C, la vitamine E et les caroténoïdes.
Un régime alimentaire qui apporte peu de fruits et de végétaux double le risque de survenue de la plupart des types de cancer par rapport à un régime avec beaucoup de végétaux et augmente aussi significativement le risque de troubles vasculaires et de cataracte.>>

Cette opinion est toujours d’actualité, mais en plus des vitamines C, E et A, d’autres substances d’origine végétales apparaissent importantes pour ralentir le vieillissement des tissus ce sont les pigments végétaux , rouges ou bleus (anthocyanes) et les flavonoïdes que l’on trouve dans les fruits et les fleurs.

LE CASSIS, RIBES NIGRUM , PROTECTEUR DES TISSUS ET ANTI-INFLAMMATOIRE

Le cassis, Ribes nigrum, possède des fruits très colorés et bien pourvus en vitamine C, ce sont donc des fruits protecteurs des tissus.
Les fruits du cassis sont de petite taille mais concentrés en matière active au même titre que les myrtilles par exemple et ses anthocyanes sont assez bien absorbées au niveau digestif augmentant ainsi la capacité anti-radicaux libres du sang.
Les feuilles et les bourgeons du cassis sont également une source de substances antioxydantes et donc anti-inflammatoires.


COMMENT UTILISER LE CASSIS ?

- Le mieux est de consommer en petite quantité les fruits de cassis (nature ou en jus) frais ou conservés après congélation, on a ainsi l’ensemble des substances protectrices : vitamines, anthocyanes et flavonoïdes, acides organiques.
- On peut aussi en faire des confitures ou du sirop.
- Il existe également des compléments alimentaires à base de cassis.
- Les extraits classiques de cassis, Ribes nigrum :
exemples de posologie :
Teinture-mère de cassis : 30 gouttes 2 à 3 fois par jour par cure de 2 mois 3 fois par an.
Macération glycérinée de bourgeons de cassis 1D : 30 gouttes 2 à 3 fois par jour en cure de 2 mois 2 à 3 fois par an.
- Infusion de feuilles de cassis : une cuillerée à soupe de feuilles sèches dans 250 ml d’eau 10 à 15 minutes d’infusion.

Le cassis est antioxydant, anti-inflammatoire, ralentit le vieillissement des tissus et est très utile pour soigner les troubles inflammatoires en général ou en complément d’un traitement médicamenteux : par exemple en cas d’asthme, d’allergies, de rhumatisme inflammatoire.
Le cassis est une plante buissonnante, très résistante au froid, facile à cultiver et dont nous encourageons la plantation dans tous les jardins.

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Plantes médicinales et prévention de la GRIPPE et des infections respiratoires saisonnières

Dès l’apparition des premiers épisodes de froid, c’est à dire quand la température descend en-dessous de 5°C dans la journée, le nombre de cas de syndrome grippaux dus à des infections virales augmente.
La transmission des virus grippaux est en-effet meilleure quand la température baisse, elle s’atténue au delà de 25-30° C pour devenir difficile pour des températures de 30-35 °C tout simplement parce que l’enveloppe qui protège les virus grippaux est sensible à la température extérieure.
La protection donc la durée de vie des particules virales grippales diminue quand la température de l’air augmente et que le rayonnement solaire est plus fort.
Les virus véritablement grippaux  (virus influenza) sont les plus dangereux car ils provoquent une maladie assez brutale avec forte fièvre et risque de complications.
Les deux types de virus grippaux les plus fréquents sont les types A et B, on complète leur identité par le type de protéines qui recouvre l’extérieur de leur enveloppe (H et N) par exemple virus AH1N1.
Lors des épisodes de grippe saisonnière plusieurs variétés de virus peuvent être présents et il est donc difficile de faire un vaccin totalement fiable et efficace.

Comment se protéger de l’infection grippale ?

Les mesures d’hygiène sont fondamentales car elles retardent ou limitent la transmission des virus, rappelons les plus importantes :
- Eviter si possible les lieux confinés et peuplés en cas d’épidémie déclarée.

- Se désinfecter les mains  plusieurs fois par jour en cas d’épidémie car les particules virales (qui ne traversent pas la peau) restent viables beaucoup plus longtemps quand il fait froid et on peut s’infecter en portant les doigts souillés par des virus sur les muqueuses du nez, de la bouche ou des yeux.
- Porter un masque en sachant que pour assurer une protection réelle il faut un masque type chirurgical.
- Eviter de propager la maladie, si l’on se sent malade, rester chez soi ou porter un masque.

La vaccination qui en France est gratuite pour les personnes de plus de 65 ans se fait par un vaccin composite que les épidémiologistes essaient de prévoir au plus juste mais qui ne reflète pas la réalité de l’épidémie une fois qu’elle démarre. La vaccination renforce l’immunité mais ne garantit pas, loin de là, une protection complète.

Prévention de la grippe et plantes médicinales

Même dans les épidémies de grippe les plus importantes seule une partie de la population est touchée.
« Attraper » la grippe n’est pas une fatalité, on y échappe en grande partie grâce à la défense immunitaire naturelle que l’on peut encore renforcer avec l’aide de plantes médicinales, en s’alimentant de façon équilibrée et en pratiquant une activité physique régulière.
De plus, certains extraits de plantes limitent l’infection virale en s’opposant à la pénétration des virus dans les cellules des revêtements muqueux.


Les plantes médicinales antigrippales

On peut recommander:

Des plantes qui renforcent l’immunité de façon non spécifique :
Les plantes aromatiques qui contiennent des flavonoïdes et des « tanins » assimilables, essentiellement les labiées : thym, origan, romarin, basilic, sauge, menthe.
- En infusion quotidienne,
- ou très régulièrement dans l’alimentation ,
- ou en suppléments alimentaires sous forme de poudre de plantes en gélules ,
- ou de teinture mère .

Des extraits de plantes qui limitent l’infection grippale

- Les extraits de baies de sureau (sambucus nigra) que l’on trouve en spécialité (type sambucol) ou sous forme de »confiture » ou d’extraits en pharmacie,
- et les extraits de cassis (Ribes nigrum), baies de cassis en jus, sirop ou confiture et macération glycérinée de bourgeons.

Ces extraits de plantes ( Sambucus et Ribes) semblent nettement diminuer l’intensité de la grippe et sont surtout efficaces en prévention de l’infection car ils limitent l’infection des cellules un peu à la manière de l’anti-viral Tamiflu.
On les prendra donc quand le risque de contagion est manifeste à partir du début de l’épidémie.

Nous sommes moins en faveur des extraits d’echinacée.

Les huiles essentielles antivirales  et qui augmentent l’activité ciliaire des cellules des muqueuses respiratoires.

Les plus efficaces sont les huiles essentielles à eucalyptol (ou 1,8 cinéole) chez l’enfant de plus de 6 ans et l’adulte.

Au choix ou en mélange mais en ne dépassant pas 6 à 12 gouttes au total et par jour (selon l’âge et la corpulence) :

Huiles essentielles d’Eucalyptus globulus ou Eucalyptus radiata ou Melaleuca quinquenervia (niaouli),
ou Huile essentielle de laurier noble (Laurus nobilis),
ou Huile essentielle de Ravintsara camphora .

- En application cutanée par exemple sur le haut du thorax  ,après vérification qu’il n’y a pas d’intolérance (essai préliminaire avec une goutte pendant une journée) :
3 gouttes  deux ou 3 fois par jour que l’on peut aussi diluer dans de l’huile de massage ou une crème de soins cosmétiques.

- Par voie buccale
Chez l’adulte :
2 à 3 gouttes 2 à 3 fois par jour dans du lait, du miel, ou  sur un morceau de pain.
Chez l’enfant de plus de 6 ans :
Diminuer les doses de moitié.

Un apport en Vitamine C naturelle

Pendant la période hivernale on préconise les agrumes (mandarines, oranges, citrons, si possible sans conservateurs) qui apportent Vitamine C et flavonoïdes.

La grippe en région tropicale

La véritable grippe existe aussi dans les pays tropicaux mais à cause de la chaleur et donc de la mauvaise transmission de la maladie, les épidémies sont beaucoup plus limitées dans le temps, le pourcentage de la population touchée est plus faible et les complications en général plus rares.

voir également la page www.phytomania.com/grippe.htm

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Les « PETITS FRUITS » rouges et bleus diététiques et protecteurs des tissus

La couleur rouge des végétaux aussi bien des feuilles, des fleurs que des fruits est principalement due à la présence de pigments dans les cellules végétales.
Ces pigments sont rouges ou bleu selon leur structure chimique et l’acidité du milieu cellulaire (selon le pH).
Ce sont les anthocyanosides ou anthocyanes que les chimistes placent dans le groupe des flavonoïdes.

Les flavonoïdes dans leur ensemble sont des composés phénoliques aux nombreuses propriétés pharmacologiques.
On les considèrent comme des substances qui protègent contre les maladies dégénératives comme par exemple les cancers, les maladies cardiovasculaires ou le diabète.

Les petits fruits rouges et bleus des zones tempérées.

On parle ici des cerises, des myrtilles, bleuet du canada, canneberge, cassis, framboises et fraises, groseillier rouge,raisin coloré, mûre de la ronce et mûre du murier, fruits du sureau noir pour citer ceux qui sont faciles à trouver dans la nature , les jardins ou les magasins.
Tous ces fruits contiennent, entre autres, des sucres, de la vitamine C en quantité, des acides organiques et des oligoéléments, des acides phénols anti-oxydants, apportent des fibres solubles et insolubles et des pigments anthocyanes qui tachent les doigts en rouge ou bleu-violacé dès qu’on les écrase.

Quelles sont les principales propriétés des pigments anthocyanes ?

Les pigments rouges et bleus des fruits sont considérés comme des protecteurs des petits vaisseaux sanguins, ils diminuent la perméabilité des capillaires et augmentent leur résistance et comme beaucoup de composés phénoliques, ils sont anti-oxydants, c’est à dire qu‘ils neutralisent les radicaux libres responsables de dégâts parfois irrémédiables à l’intérieur des cellules.
Cette capacité anti-radicaux libres est probablement celle qui protège sur le long terme contre le vieillissement avec son cortège de maladies dégénératives associées (cancers, troubles cardiovasculaires, sclérose des petits vaisseaux, détérioration de la rétine avec baisse de la vision).

Donc pour vivre longtemps et en bonne santé, avoir une bonne vue, consommons toute l’année des petits fruits bien colorés.

- Frais ou décongelés tels quels ou en jus de fruit mais en quantité modérée (à cause de leur contenu en acides organiques et pour certains en tanin ou substances irritantes).
- En confiture ou en sirop que l’on peut conserver au frais ( la baie du sureau après cuisson).
- Séchés quand il ne sont pas trop aqueux (ex les myrtilles)
Ils accompagnent des plats sucrés ou salés, des viandes ou des laitages.
La vitamine C s’oxyde et disparait assez vite surtout si les fruits sont cuits mais les anthocyanes et les « tanins » se conservent bien à l’abri de la lumière.

Notons que tous ces fruits fortement colorés sont consommés dans la nature en grande quantité par des animaux bien loin d’être végétariens comme les renards ou les ours qui trouvent là un complément alimentaire de grande valeur nutritive et diététique avant d’affronter l’hiver.

Quels sont les fruits les plus intéressants sur le plan médical ?

Ces petits fruits possèdent souvent d’autres propriétés médicinales par exemple :

- Le fruit du cassissier : Ribes nigrum,  anti-inflammatoire et anti-bactérien.
- Les myrtilles, airelles, canneberges, bleuets du genre Vaccinium : antibactériens, désinfectants digestifs et urinaires, et anti-diabétiques (malgré leur contenu en sucre).
- Le fruit du sureau noir, Sambucus nigra, antiviral (virus grippaux et des infections saisonnières).



Les petits fruits colorés des tropiques

Les fruits tropicaux sont moins souvent fortement colorés par les anthocyanes, par contre ils contiennent plus de caroténoïdes qui sont également protecteurs et anti-radicaux libres (par exemple dans la mangue).
Citons néanmoins deux fruits intéressants et faciles à cultiver sous les tropiques.

- La cerise des Antilles ou acérola, Malpighia glabra = Malpighia punicifolia. dont les fruits contiennent sans doute la concentration en vitamine C la plus élevée des fruits consommés au monde.

- Syzygium cumini, La « pistas » en Polynésie, jamun ou jambolan aux Indes .
Un grand arbre des tropiques à la croissance rapide, ses fruits de petite taille mais nombreux sont très fortement colorés en rouge violacé et contiennent des tanins astringents.
On les consomment frais (attention à la coloration des doigts, comme pour les mures!!) et en confitures.
C’est un fruit très consommé dans l’Inde du sud (c’est le fruit du Dieu Rama). Il est protecteur des tissus, antibactérien et anti-diabétique.

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