Blog phytomania

Plantes médicinales et utiles

TRAITEMENT DE LA DOULEUR : extraits de piment rouge et cannabis médical

Nous publions sur ce blog un extrait de l’interview par le site vidal.fr du Pr Alain Serrie, chef du Service de Médecine de la douleur – Médecine palliative de l’hôpital Lariboisière (Paris).
le Pr Serrie rappelle quelles sont les normes d’utilisation des antalgiques en pratique médicale et donne un aperçu sur quelques nouveautés dont certains extraits de plantes médicinales qui ont été soit oubliés soit plus ou moins interdits.

<<VIDAL : En termes d’innovation, de nouvelles molécules, où en sommes-nous ?
Alain Serrie : Le QUTENZA, récemment commercialisé, est une véritable innovation : il s’agit de patchs contenant de la capsaïcine (principal composé du piment rouge), appliqués en cas de  douleurs neuropathiques périphériques. La capsaïcine permet une dégranulation, une désexcitation des vésicules produisant des substances nociceptives : les nocicepteurs cutanés deviennent moins sensibles à divers stimuli, ce qui réalise une sorte de désensibilisation, une moindre sensibilité des nerfs cutanés et donc un soulagement de la douleur ressentie.

L’application de tels patchs sur les zones douloureuses, en hôpital de jour, pendant 45 minutes à 1 heure, peut donner des résultats positifs pendant 3 mois. Cela marcherait pour 1 patient sur 2 , il s’agit donc d’une véritable innovation technologique. Par contre, c’est à peu près tout, le reste ( sous-entendu des antalgiques est déjà connu), ce sont les modes d’administration qui changent.

VIDAL : Et qu’en est-il de l’éventuelle utilité du cannabis thérapeutique ?
Alain Serrie : Le cannabis thérapeutique est disponible sous 2 formes, le SATIVEX (delta-9-tétrahydrocannabinol/cannabidiol) et le MARINOL (dronabinol) [NDLR de Vidal: le MARINOL peut être prescrit par les médecins hospitaliers en faisant une demande d'Autorisation temporaire d'utilisation nominative à l'ANSM ; le SATIVEX a obtenu une AMM en France en janvier 2014 pour les symptômes liés à une spasticité modérée à sévère dans le cadre d'une sclérose en plaques, mais n'est toujours pas commercialisé, faute d'accord sur le prix de vente entre les autorités de santé et le laboratoire Almirall].

Ce sont des substances intéressantes, mais  dont l’utilisation doit être encadrée, sans banalisation. Il faudrait aussi laisser la liberté aux structures antidouleurs de pouvoir les proposer dans des douleurs neuropathiques rebelles.
Il faut savoir qu’encore aujourd’hui, il y a des patients qui mettent fin à leur vie parce que l’on n’arrive pas à traiter leurs douleurs neuropathiques centrales…

Dans des douleurs extrêmes, principalement neuropathiques, pour lesquelles les opioïdes sont peu efficaces, ne pas donner d’autres substances qui ont quand même fait preuve, dans la littérature, d’une certaine efficacité, représente une perte de chances pour les patients.>>
pour plus d’informations

http://www.vidal.fr/actualites/15868/retraits_limitations_innovations_quelle_antalgie_en_2015_interview_du_pr_alain_serrie_1ere_partie/#SZQ3HVmTgt7TMa8Z.99

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RESVERATROL, VIN, RENOUEE DU JAPON, « A TOUS MAUX », MEMOIRE, VIEILLISSEMENT, ANTI-OXYDANTS

Le RESVERATROL est un composé phénolique présent en petite quantité dans certains végétaux.


Il est plus connu depuis qu’on lui a attribué un rôle important dans ce que les anglo-saxons définissent comme le « paradoxe français » : nourriture riche en lipides mais faible taux(relatif)d’accidents cardiovasculaires (angine de poitrine, infarctus du myocarde) chez des gens qui consomment régulièrement du vin rouge.
Le resvératrol est synthétisé par la vigne en cas d’atteinte du raisin par une infection fongique (champignons) ou de stress hydrique (sécheresse).
Ce composé est surtout présent dans la peau du raisin et dans les enveloppes des pépins.
Les cépages à raisin coloré comme le pinot noir (vin de Bourgogne), les cépages du Languedoc Roussillon ( grenache, mourvèdre) et du Bordelais (merlot) peuvent en contenir une quantité suffisante pour qu’elle se retrouve dans le vin (rouge).
Les vins blancs en contiennent peu car dans le processus de vinification en « blancs » le contact entre le jus et les enveloppes du raisin est très court.

Beaucoup d’autres plantes ou fruit en contiennent notamment les mures du murier, les canneberges, les fèves de cacao (chocolat) et deux plantes exotiques : la renouée du Japon et l’ Alpinia zerumbet (« à tous maux  » aux Antilles)


Le RESVERATROL PROTECTEUR DES TISSUS , ANTI-OXYDANT, ANTI-INFLAMMATOIRE et favorisant la micro-circulation sanguine cérébrale


Le vin contient de nombreux composés connus pour leur capacité à neutraliser les radicaux libres : tanins, anthocyanosides (qui donnent la couleur rouge au vin) et autres polyphénols.
Mais des études en laboratoire font penser que le resvératrol possède aussi un rôle important dans la protection des tissus contre les agressions physico-chimiques des radicaux libres.
Le resvératrol pourrait également agir à la manière de l’aspirine (en empêchant l’agrégation de plaquettes sanguines donc les thromboses et les infarctus qui leur font suite) ou des anti-inflammatoires non stéroïdiens (comme le diclofenac ou l’ibuprofène) en réduisant l’action enzymatique COX-2.
Tout cela favorise la protection des tissus, ralentit leur VEILLISSEMENT et peut même contribuer à éviter la transformation cancéreuse des cellules dont l’ADN peut se détériorer suite à l’action des radicaux libres.

Les cellules de la peau (épiderme et derme) peuvent bénéficier de son action car elles font partie des tissus fragiles , en-effet les rayons UV produisent des radicaux libres et altérent directement l’ADN cellulaire.
Des études récentes montrent qu’un apport régulier en resvératrol améliore la MEMOIRE, permet de meilleurs performances intellectuelles surtout chez les personnes âgées et ralentit peut-être le développement ou les effets de la MALADIE d’ALZHEIMER.

Le resvératrol passe facilement la barrière intestinale et se retrouve dans le sang et les tissus, il est transformé par le foie (sulfaté ou glucuro conjugué) et éliminé dans les urines sous la forme conjuguée.

OU TROUVER LE RESVERATROL : LE VIN, LA RENOUEE DU JAPON, L’ »A TOUS MAUX » des ANTILLES


Comme nous l’avons vu plus haut, il existe en quantité suffisante dans le vin rouge pour qu’une consommation régulière (mais modérée) de vin rouge (des cépages cités de préférence) assure un apport significatif de resvératrol. D’autre polyphénols présents dans le vin rouge associent leurs effet protecteurs à celui du resvératrol.

La renouée du Japon, Fallopia japonica, est une plante des pays tempérés originaire d’Asie et introduite en Europe comme plante décorative.
Elle est maintenant considérée comme très invasive.
La renouée du Japon peut se développer sur des terrains qui contiennent des quantités « toxiques » de métaux (notamment en aluminium et fer) : friches industrielles, voies ferrées.
C’est une plante alimentaire (on en consomme les jeunes pousses) et médicinale en Asie mais elle doit provenir de terrains non pollués.
Son rhizome frais contient environ 200mg par kg de resvératrol , c’est de là qu’on l’extrait dans l’industrie des compléments alimentaires.
On utilise le rhizome séché en infusion c’est un « thé médicinal » classique en Chine et au Japon pour prévenir les maladies cardiovasculaires et comme anti-inflammatoire.

L’ »à tous maux » des Antilles  ou Alpinia zerumbet est une jolie plante décorative, de la famille du gingembre et du curcuma, originaire également d’Asie et très apréciée également comme plante médicinale aux Antilles (surtout en Martinique).
C’est la plante du « rhume », des « grippes » et des troubles digestifs banaux (aérocolie, flatulence).
Elle est également diurétique et légèrement hypotensive. Les feuilles de cette plante contiennent de l’huile essentielle et des polyphénols dont le resvératrol.
La façon la plus simple de l’utiliser est la tisane, antigrippale, diurétique, hypotensive digestive et contre le vieillissement, « à tous maux » en quelque sorte!


http://www.vidal.fr/actualites/14987/le_resveratrol_extrait_de_la_peau_du_raisin_noir_pourrait_il_etre_benefique_pour_la_memoire_des_plus_ages/

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PLANTES ET REGIME AMAIGRISSANT : LA NOIX DE BANCOUL, LES PLANTES ET LA DIGESTION DES LIPIDES

L’obésité et le surpoids sont en augmentation constante dans l’ensemble du monde y compris dans des pays où la dénutrition est chronique.
En cause, l’augmentation du pouvoir d’achat moyen, la baisse du prix des aliments de base,la facilité grâce aux industries alimentaires à se procurer des corps gras d’origine animale ou végétale et des matières sucrées.

Il est bien connu maintenant par de nombreuses enquêtes épidémiologiques que le surpoids et l’obésité s’accompagnent d’une augmentation importante des maladies dégénératives que sont le diabète de type 2, les troubles des lipides sanguins avec les troubles cardio-vasculaires qui leur sont associés et certains cancers (sans parler de l’atteinte des articulations des genoux ou des hanches).

Il est difficile de maigrir, la graisse emmagasinée par le corps s’élimine très lentement, nous sommes génétiquement programmés pour économiser nos réserves!.
« Les régimes amaigrissants » garantis et faciles n’existent pas. Il faut donc être prudent quand on se lance dans un régime amaigrissant aux résultats promis en quelques jours ou semaines.
Certains sont basés sur l’utilisation de plantes légèrement toxiques comme la noix de bancoul par exemple.

LA NOIX DE BANCOUL POUR MAIGRIR, ATTENTION DANGER!!

La noix de bancoul est le fruit d’un arbre originaire du sud-est asiatique, Aleurites moluccana, présent maintenant dans tous les pays tropicaux.
L’amande de la noix de bancoul, très riche en lipides, est comestible en petite quantité après  avoir été grillée ce qui élimine une partie des composés toxiques qu’elle contient.
L’huile de noix de bancoul est surtout employée dans l’industrie (un peu comme l’huile de lin) ou comme cosmétique.

Certains sites internet proposent la noix de bancoul fraiche comme un régime amaigrissant miracle.
En fait cette noix dont on ne consomme qu’un petite fraction par jour est très irritante pour l’intestin , laxative, parfois elle induit une diarrhée.
Le danger principal est la confusion qui s’est faite plusieurs fois entre ces noix de bancoul et une autre amande beaucoup plus dangereuse, celle du laurier jaune, Thevetia neriifolia = Thevetia peruviana.
Plusieurs femmes ont été fortement intoxiquées et ce régime amaigrissant avec des noix de bancoul mélangées aux amandes du laurier jaune les a conduit à l’hôpital en urgence (risque d’arrêt cardiaque).
La vente des noix de bancoul pour régime amaigrissant est donc maintenant interdite dans de nombreux pays.

LES PLANTES PEUVENT AGIR SUR LA DIGESTION DES CORPS GRAS

Les plantes contiennent des composés capables d’agir sur la digestion des graisses. Certaines plantes facilitent l’action des lipases digestives d’autre au contraire diminuent ou contrarient l’action de de ces enzymes sécrétées dans l’estomac et surtout dans l’intestin.
Ces lipases séparent les différentes parties des corps gras des aliments (exemple : glycérol et acides gras) permettant ainsi leur absorption par l’organisme.
Les plantes qui diminuent l’action des lipases digestives son intéressantes pour aider à perdre du poids et en cas de troubles de lipides sanguin (cholestérol et triglycérides trop élevés).

Les plantes qui favorisent la digestion des graisses aident la digestion mais peuvent également faciliter l’embonpoint.

Quelques exemple de plantes « anti-lipase » et leur pourcentage d’inhibition de l’enzyme digestif:

Aleurites moluccana , le bancoulier, (feuilles) : 100 %
Allium cepa, le bulbe d’oignon (entier) : 73,5 %
Allium sativum , la gousse d’ail : 44,6 %
Anacardium occidentale , feuilles d’anacardier(arbre à cajou) : 88,7 %
Averrhoa carambola , la carambole (fruit tropical) 100 %, les feuilles 94,8 %
Azadirachta indica (le neem) feuilles : 93,8 %
Brassica oleracea (les choux) feuilles : 46,4 %
Cuminum cyminum, les graines de cumin : 44,6 %
Curcuma longa, la poudre de curcuma : 52,7 %
Cynometra cauliflora, le nam nam , les feuilles: 100 %
Hibiscus sabdariffa , le karkadé, feuilles : 60,9 %
Moringa oleifera, le moringa, feuilles : 75,4 %
Momordica charantia , la momordique pomme coolie, fruit : 83,6%
Persea americana , l’avocatier, feuilles : 92,8 %
Phyllanthus niruri, en bas feuille vert, plante entière : 81,4 %
Psidium guajava, la papaye, feuilles : 99 %
Syzygium cuminii feuilles : 85%
Tamarindus indica : le tamarinier, fruits : 68 %

On peut voir que de nombreuses feuilles de plantes comestibles sont inhibitrices des lipases : les feuilles de bancoulier, d’arbre à cajou, de neem, de jamelonguier, d’avocatier, de goyavier.
Leurs infusions sont actives mais peuvent induire une constipation secondaire car elles contiennent beaucoup de tanins.
Les oignons, l’ail, la momordique, les feuilles de moringa, la carambole (bien mure), la poudre de curcuma, sont plus intéressantes et plus facile à utiliser.
L’action anti-lipase semble en partie due à l’action de la quercitrine (très voisine de la quercétine) .
On trouve ces flavonoïdes dans de nombreuses autres plantes notamment : le thé vert, les myrtilles , les raisins colorés (et le vin), des fruits (pomme, poire, prune ).

Un mot particulier sur le sarrasin dont les graines contiennent beaucoup de quercitrine : l’infusion de graines de sarrasin devrait faire partie des régimes amaigrissants.
La galette (crêpe) de sarrasin, plat traditionnel en Bretagne, est donc diététiquement intéressante car elle ne contient pas de gluten et limite l’absorption des corps gras.

A l’opposé, il existe aussi des plantes qui favorisent l’action de la lipase, ce qui permet une meilleure digestion des lipides alimentaires mais peut favoriser la prise de poids.
Voilà quelques exemples de plantes avec le pourcentage d’action positive sur les enzymes lipases.
Ce sont souvent des aromates :
Capsicum frutescens, le piment, fruit : 125 %
Cymbopogon citratus , la citronnelle, plante entière : 104 %
Ocimum basilicum, le basilic : 103 %
Pimpinella anisum, graine d’anis : 186 % !!
Kaemferia galanga , une plante voisine du gingembre, rhizome: 122 %

On doit éviter de consommer ces aromates (surtout l’anis) quand on cherche à perdre du poids.

Pour plus d’informations :
1 - http://cime.fcq.unc.edu.ar/boletin%20nuez%20de%20la%20india-%20error%20medicamentos%2011-%202011.pdfen Espagnol
Le danger des noix de bancoul

2 – Molecules 2013, 18(12), 14651-14669; doi:10.3390/molecules181214651
Anti- and Pro-Lipase Activity of Selected Medicinal, Herbal and Aquatic Plants, and Structure Elucidation of an Anti-Lipase Compound
Muhammad Abubakar Ado 1, Faridah Abas 1,2, Abdulkarim Sabo Mohammed 1 and Hasanah M. Ghazali
document téléchargeable en Anglais  : http://www.mdpi.com/1420-3049/18/12/14651/pdf

3 – Pages internet sur quelques plantes anti-lipases :

- http://www.phytomania.com/phyto/pistas.htm : le jamelonguier
- http://www.phytomania.com/phyto/cajou.htm : le cajou
- http://www.phytomania.com/ail.htm : l’ail
- http://www.phytomania.com/avocatier.htm : l’avocatier
- http://www.phytomania.com/curcuma.htm : le curcuma
- http://www.phytomania.com/myrtille-cranberry.htm : les myrtilles
- http://www.phytomania.com/basilic.htm : le basilic
- http://www.phytomania.com/goyavier.htm : le goyavier
- http://www.phytomania.com/hibiscus.htm : les hibiscus et le karkadé
- http://www.phytomania.com/momordique-pomme-coolie.htm : la momordique
- http://www.phytomania.com/neem.htm : le neem
- http://www.phytomania.com/phyllanthus-niruri-urinaria.htm : les « graines en bas feuilles »
- http://www.phytomania.com/tamarinier.htm : le tamarinier

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Le danger et l’intérêt des LECTINES toxiques d’origine végétale, faut-il avoir peur de la RICINE?

On entend régulièrement parler du risque d’utilisation de la ricine, extraite de la graine du ricin, dans le cadre d’une guerre chimique ou bactériologique.

Ainsi, très récemment, des lettres « empoisonnées » à la ricine aurait été envoyées au président Obama ainsi qu’à quelques personnalités politiques Américaines.

Que sont les lectines végétales ?

Ce sont des substances surtout présentes dans certaines graines qui peuvent s’attacher de façon très précises à la surface des membranes cellulaires ou de façon quasi spécifique avec des molécules.

Une fois fixées sur les cellules elles peuvent pénétrer à l’intérieur et provoquer des désordres métaboliques jusqu’à la mort de la cellule.

Ce mode d’action leur permet d’être terriblement efficaces et d’agir à une très faible concentration.

Elles possèdent néanmoins un point faible : leur sensibilité à la chaleur qui les dénature.

Une ébullition de plusieurs minutes les inactive en général.


Ricine du ricin, phasine du haricot, abrine de la « graine l’église » et viscumine du gui

Voila donc quelques exemples de lectines végétales.

La graine de ricin contient la ricine extrêmement toxique quand elle est injectée ou respirée, un peu moins quand on l’absorbe accidentellement par voie digestive.
La dose minimale mortelle par injection chez le rat est de 0,4 millionième de gramme par kg.

Chez l’homme, la dose mortelle après injection serait de l’ordre de 1 à 3 millionième de gr/kg chez l’adulte (1g aurait le potentiel théorique de tuer 4000 à 12000 personnes)!!

On comprend pourquoi la recherche d’antidotes à la ricine est active.

Récemment, plusieurs molécules ont été découvertes qui permettraient de bloquer l’action intra-cellulaire de la ricine donc d’atténuer sa toxicité.

La phasine du haricot est beaucoup moins toxique mais peut néanmoins provoquer de troubles digestifs assez inquiétants mais qui guérissent spontanément : vomissement répétés et diarrhée abondante.

La consommation de quelques haricots CRUS , surtout les variétés « haricots rouges », peut être suffisante pour provoquer ces troubles.

Pas d’inquiétude , il suffit de jeter l’eau de trempage des haricots et de les cuire au moins 10 minutes pour les détoxifier.

Beaucoup d’autres graines de légumineuses contiennent des lectines y compris les pois et les fèves mais une petite légumineuse tropicale aux jolies graines noires et rouges, la « graine l’église » ou jequirity, Abrus precatorius atteint des sommets pour sa toxicité.

Elle contient de l’abrine presque aussi toxique que la ricine. Les graines sont heureusement très dures et impossibles à mâcher, on en fait de très jolis colliers dont il ne faut pas sucer les graines.

Les feuilles de gui contiennent également une lectine toxique, la viscumine moins active que la ricine mais au mécanisme d’action un peu semblable.

Les lectines sources de nouveaux traitements anticancéreux

Nous avons vu que les lectines végétales pouvaient provoquer la mort des cellules, reste à cibler l’attaque et on peut imaginer utiliser ces molécules pour détruire les cellules cancéreuses ou leucémiques.

Les études pharmacologiques sont nombreuses dans ce domaine surtout pour atteindre les cancers inopérables ou déjà métastasés.

Citons par exemple des études portant sur des lectines extraites de l’écorce du murier noir, Morus nigra, capables d’agir directement sur des cellules cancéreuses ou d’augmenter la photosensibilité des cellules leucémiques dans le cadre d’un traitement par photo-chimiothérapie extracorporelle.

Quelques références:

La toxicité de la ricine

thèse sur les lectines du murier

Le ricin dans phytomania

Le jequirity dans la fiche réglisse de phytomania

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LE CASSIS RIBES NIGRUM ANTIOXYDANTS ET VIEILLISSEMENT

Bruce N. Ames et ses collègues faisaient une revue en 1993 des connaissances de l’époque sur le rôle des substances oxydantes sur le vieillissement.
http://www.pnas.org/content/90/17/7915.full.pdf
Ils écrivaient (traduction libre) :
<<Le métabolisme de l’organisme, comme beaucoup d’autres aspects de la vie, est principalement le résultat d’échanges.
Les composés oxydants qui sont les « déchets » du métabolisme normal provoquent des altérations de l’ADN, des protéines et des lipides.
Nous pensons que ces altérations (analogues à celles provoquées par les radiations ionisantes) contribuent au phénomène du vieillissement et aux maladies dégénératives qui l’accompagnent tels que cancers, maladies cardiovasculaires, baisse de la défense immunitaire, troubles du fonctionnement du cerveau et cataracte.
Les antioxydants qui protègent l’organisme comprennent la vitamine C, la vitamine E et les caroténoïdes.
Un régime alimentaire qui apporte peu de fruits et de végétaux double le risque de survenue de la plupart des types de cancer par rapport à un régime avec beaucoup de végétaux et augmente aussi significativement le risque de troubles vasculaires et de cataracte.>>

Cette opinion est toujours d’actualité, mais en plus des vitamines C, E et A, d’autres substances d’origine végétales apparaissent importantes pour ralentir le vieillissement des tissus ce sont les pigments végétaux , rouges ou bleus (anthocyanes) et les flavonoïdes que l’on trouve dans les fruits et les fleurs.

LE CASSIS, RIBES NIGRUM , PROTECTEUR DES TISSUS ET ANTI-INFLAMMATOIRE

Le cassis, Ribes nigrum, possède des fruits très colorés et bien pourvus en vitamine C, ce sont donc des fruits protecteurs des tissus.
Les fruits du cassis sont de petite taille mais concentrés en matière active au même titre que les myrtilles par exemple et ses anthocyanes sont assez bien absorbées au niveau digestif augmentant ainsi la capacité anti-radicaux libres du sang.
Les feuilles et les bourgeons du cassis sont également une source de substances antioxydantes et donc anti-inflammatoires.


COMMENT UTILISER LE CASSIS ?

- Le mieux est de consommer en petite quantité les fruits de cassis (nature ou en jus) frais ou conservés après congélation, on a ainsi l’ensemble des substances protectrices : vitamines, anthocyanes et flavonoïdes, acides organiques.
- On peut aussi en faire des confitures ou du sirop.
- Il existe également des compléments alimentaires à base de cassis.
- Les extraits classiques de cassis, Ribes nigrum :
exemples de posologie :
Teinture-mère de cassis : 30 gouttes 2 à 3 fois par jour par cure de 2 mois 3 fois par an.
Macération glycérinée de bourgeons de cassis 1D : 30 gouttes 2 à 3 fois par jour en cure de 2 mois 2 à 3 fois par an.
- Infusion de feuilles de cassis : une cuillerée à soupe de feuilles sèches dans 250 ml d’eau 10 à 15 minutes d’infusion.

Le cassis est antioxydant, anti-inflammatoire, ralentit le vieillissement des tissus et est très utile pour soigner les troubles inflammatoires en général ou en complément d’un traitement médicamenteux : par exemple en cas d’asthme, d’allergies, de rhumatisme inflammatoire.
Le cassis est une plante buissonnante, très résistante au froid, facile à cultiver et dont nous encourageons la plantation dans tous les jardins.

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HUILES VEGETALES DANS L’ALIMENTATION, OMEGA 3 et OMEGA 6, diététique, inflammation et cancer.

De tous temps les humains ont été attirés par les aliments riches en lipides  d’origine animale comme les viandes grasses, la charcuterie, le beurre et les fromages ou d’origine végétale comme les amandes, les fruits oléagineux, les mélanges avec des céréales, du sucre ou du miel (pâtisserie, croissanterie).
On sait depuis longtemps que ces aliments contenant des corps gras favorisent l’obésité mais on sait depuis moins longtemps qu’une alimentation trop riche en lipides favorise aussi l’apparition de certains cancers, du diabète de type 2 (dit diabète « gras »), et facilite le développement de maladies dégénératives.
Néanmoins l’organisme a besoin d’un apport régulier en corps gras notamment pour synthétiser certaines molécules indispensables au bon fonctionnement du métabolisme.
Plusieurs acides gras, constituant des graisses et des huiles, sont indispensables au même type que les vitamines ou que certains acides aminés.
Pour faciliter leur classification les chimistes les différencient selon le nombre d’atomes de carbone qu’ils contiennent, selon le type de liaison qui relie ces atomes (saturée ou insaturée) et selon la place des liaisons insaturées par rapport au numéro de l’atome de carbone (omega 3, 6, 9).

Les acides gras indispensables ou essentiels OMEGA 3 et OMEGA 6 et leur rôle dans l’organisme

Les deux principaux acides gras essentiels sont l’acide linoléique (omega 6) et l’acide alpha linolénique (omega 3), ils sont transformés dans les tissus en molécules indispensables au fonctionnement des cellules et à la régulation des processus inflammatoires ou de défense de l’organisme.

Les dérivés de l’acide linoléique sont appelés eicosanoïdes (radical eicos = 20 en grec ancien) et comprennent les leucotriènes, les prostaglandines et la thromboxane.
Ce sont des molécules très puissantes qui contrôlent par exemple le développement des réactions inflammatoires (défense de l’organisme) ou de la coagulation sanguine.
Les dérivés de l’acide alpha linolénique, contrebalancent et modulent l’action des eicosanoïdes.

Pourquoi faut-il équilibrer dans la nourriture l’apport des acides gras essentiels OMEGA 3 et OMEGA 6 ?

Dans notre alimentation « moderne », on s’apercoit que l’on absorbe 10 à 15 fois plus d’omega 6 que d’omega 3, et les nutritionnistes s’en inquiètent car le bon équilibre entre ces deux types d’acides gras se situe aux alentours de 4 ou 5 (4 ou 5 fois plus d’omega 6 que d’omega 3).
On pense maintenant qu’une alimentation trop riche en acides gras essentiels omega 6 est peut-être responsable sur le long terme de l’apparition de plusieurs types de maladies dégénératives liées à des processus inflammatoires :
- hépatite par engorgement graisseux (cirrhose) sans consommation d’alcool ou de toxique,
- troubles inflammatoires chroniques intestinaux,
- troubles cardiaques et vasculaires (infarctus et coronarite, hypertension, artérite),
- inflammation chronique des articulations,
- et même maladie d’Alzheimer.


Les huiles végétales et l’apport en OMEGA 3 et OMEGA 6

Les acides gras essentiels sont d’origine végétale, les animaux ne les synthétisent pas.
On en trouve dans la viande ou les oeufs mais cela provient de l’alimentation des vaches ou des poules, même chose pour les acides gras omega 3 et 6 présents dans les poissons ou les crustacés ils ont pour origine le plancton végétal marin.

Les huiles végétales contiennent des pourcentages assez variés en acide gras :
HUILE D’OLIVE : riche en omega 6 mais équilibré dans le rapport omega 6 /omega 3 : très bonne huile d’assaisonnement, possible pour la friture.
HUILE DE COLZA : riche en omega 3 et bien équilibrée, mais uniquement en assaisonnement.
HUILE DE SOJA : riche en omega 3 et 6 et bien équilibrée, pour assaisonnement.
HUILE DE NOIX : très riche en omega 3 et omega 6, bien équilibrée mais sensible au rancissement, assaisonnement uniquement.
HUILE D ARACHIDE : riche en omega 6 et pauvre en omega 3, donc déséquilibrée mais très bonne pour la friture.
HUILE DE GERME DE MAIS : riche en omega 6 et presque sans omega 3.
HUILE DE GERME DE BLE : riche en omega 3 et 6 et bien équilibrée.
HUILE DE PEPINS DE RAISINS : semblable à celle d’arachide ou de maïs .
HUILE DE TOURNESOL: également pauvre en omega 3 et riche en omega 6.
Les huiles de palme, palmiste ou noix de coco n’apportent pas les acides gras essentiels omega 3 et omega 6.

L’équilibre acides gras OMEGA 3 et OMEGA 6 dans l’ALIMENTATION

Pour redresser le déséquilibre nutritionnel  omega 3/ omega 6 dans l’alimentation moderne il faut donc privilégier la consommation d’huiles végétales bien fournies en acides gras omega 3 ou bien équilibrées : olive, colza, soja, germe de blé et limiter l’apport en huiles riches en oméga 6 (mais, arachide, pépins de raisin).
L’huile de noix est rare et chère, on peut par contre consommer régulièrement l’amande des noix, très bonne source en omega 3.

Les poissons surtout s’ils sont « gras » (sardines, maquereaux, anchois mais aussi le thon) contiennent des acides gras omega 3 chimiquement différents de ceux décrits précédemment mais qui sont parfaitement assimilables et donc utiles en diététique .
La consommation de poisson est donc fondamentale dans les pays ou les huiles végétales sont très pauvres en acides gras essentiels (huile de coco ou de palmier à huile).
Les animaux qui consomment des graines de lin accumulent l’acide alpha linolénique  (omega 3) qu’elles contiennent c’est ainsi qu’on peut « enrichir » la viande de boeuf ou de volaille en omega 3 en ajoutant des graines de lin à leur menu.

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Les « PETITS FRUITS » rouges et bleus diététiques et protecteurs des tissus

La couleur rouge des végétaux aussi bien des feuilles, des fleurs que des fruits est principalement due à la présence de pigments dans les cellules végétales.
Ces pigments sont rouges ou bleu selon leur structure chimique et l’acidité du milieu cellulaire (selon le pH).
Ce sont les anthocyanosides ou anthocyanes que les chimistes placent dans le groupe des flavonoïdes.

Les flavonoïdes dans leur ensemble sont des composés phénoliques aux nombreuses propriétés pharmacologiques.
On les considèrent comme des substances qui protègent contre les maladies dégénératives comme par exemple les cancers, les maladies cardiovasculaires ou le diabète.

Les petits fruits rouges et bleus des zones tempérées.

On parle ici des cerises, des myrtilles, bleuet du canada, canneberge, cassis, framboises et fraises, groseillier rouge,raisin coloré, mûre de la ronce et mûre du murier, fruits du sureau noir pour citer ceux qui sont faciles à trouver dans la nature , les jardins ou les magasins.
Tous ces fruits contiennent, entre autres, des sucres, de la vitamine C en quantité, des acides organiques et des oligoéléments, des acides phénols anti-oxydants, apportent des fibres solubles et insolubles et des pigments anthocyanes qui tachent les doigts en rouge ou bleu-violacé dès qu’on les écrase.

Quelles sont les principales propriétés des pigments anthocyanes ?

Les pigments rouges et bleus des fruits sont considérés comme des protecteurs des petits vaisseaux sanguins, ils diminuent la perméabilité des capillaires et augmentent leur résistance et comme beaucoup de composés phénoliques, ils sont anti-oxydants, c’est à dire qu‘ils neutralisent les radicaux libres responsables de dégâts parfois irrémédiables à l’intérieur des cellules.
Cette capacité anti-radicaux libres est probablement celle qui protège sur le long terme contre le vieillissement avec son cortège de maladies dégénératives associées (cancers, troubles cardiovasculaires, sclérose des petits vaisseaux, détérioration de la rétine avec baisse de la vision).

Donc pour vivre longtemps et en bonne santé, avoir une bonne vue, consommons toute l’année des petits fruits bien colorés.

- Frais ou décongelés tels quels ou en jus de fruit mais en quantité modérée (à cause de leur contenu en acides organiques et pour certains en tanin ou substances irritantes).
- En confiture ou en sirop que l’on peut conserver au frais ( la baie du sureau après cuisson).
- Séchés quand il ne sont pas trop aqueux (ex les myrtilles)
Ils accompagnent des plats sucrés ou salés, des viandes ou des laitages.
La vitamine C s’oxyde et disparait assez vite surtout si les fruits sont cuits mais les anthocyanes et les « tanins » se conservent bien à l’abri de la lumière.

Notons que tous ces fruits fortement colorés sont consommés dans la nature en grande quantité par des animaux bien loin d’être végétariens comme les renards ou les ours qui trouvent là un complément alimentaire de grande valeur nutritive et diététique avant d’affronter l’hiver.

Quels sont les fruits les plus intéressants sur le plan médical ?

Ces petits fruits possèdent souvent d’autres propriétés médicinales par exemple :

- Le fruit du cassissier : Ribes nigrum,  anti-inflammatoire et anti-bactérien.
- Les myrtilles, airelles, canneberges, bleuets du genre Vaccinium : antibactériens, désinfectants digestifs et urinaires, et anti-diabétiques (malgré leur contenu en sucre).
- Le fruit du sureau noir, Sambucus nigra, antiviral (virus grippaux et des infections saisonnières).



Les petits fruits colorés des tropiques

Les fruits tropicaux sont moins souvent fortement colorés par les anthocyanes, par contre ils contiennent plus de caroténoïdes qui sont également protecteurs et anti-radicaux libres (par exemple dans la mangue).
Citons néanmoins deux fruits intéressants et faciles à cultiver sous les tropiques.

- La cerise des Antilles ou acérola, Malpighia glabra = Malpighia punicifolia. dont les fruits contiennent sans doute la concentration en vitamine C la plus élevée des fruits consommés au monde.

- Syzygium cumini, La « pistas » en Polynésie, jamun ou jambolan aux Indes .
Un grand arbre des tropiques à la croissance rapide, ses fruits de petite taille mais nombreux sont très fortement colorés en rouge violacé et contiennent des tanins astringents.
On les consomment frais (attention à la coloration des doigts, comme pour les mures!!) et en confitures.
C’est un fruit très consommé dans l’Inde du sud (c’est le fruit du Dieu Rama). Il est protecteur des tissus, antibactérien et anti-diabétique.

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Pourquoi faut-il avoir du ROMARIN dans son jardin ou dans sa cuisine ?

Le ROMARIN rosmarinus officinalis est un arbuste très commun dans la région méditerranéenne  où il pousse spontanément.
Il s’adapte à de nombreux climats et terrains et une fois bien établi il ne demande pas beaucoup d’attention. C’est un arbuste buissonnant de pleine terre mais on peut le garder également dans un bac à fleurs sur son balcon ou sa fenêtre et l’abriter en hiver.
Son feuillage est persistant et ses fleurs attirent les butineurs.
Cette plante aromatique est un réservoir de composés très actifs d’un point de vue pharmacologique : huile essentielle, flavonoïdes et composés phénoliques.

Le ROMARIN plante médicinale des voies biliaires

Le romarin est une des plantes médicinales qui activent la sécrétion et l’excrétion de bile favorisant ainsi le drainage des voies biliaires et améliorant la digestion des graisses.
Une partie du cholestérol sanguin est éliminé dans la bile (et en partie réabsorbé).
L’augmentation du flux biliaire permet donc de faire baisser légèrement le taux de cholestérol et de lipides sanguins.
On  pensera à utiliser du romarin en cas de migraine digestive, de digestion lente des graisses, d’hypercholestérolémie mais aussi de troubles cutanés (eczéma par exemple).
Attention néanmoins si l’on est sujet à la lithiase biliaire (calculs dans la vésicule), l’augmentation des contractions de la vésicule peut entrainer une crise de colique hépatique.

Le ROMARIN anti-oxydant piégeur de radicaux libres

Le romarin contient des acides phénols qui sont non seulement absorbés et bien tolérés par l’organisme mais aussi connus pour leur pouvoir anti-oxydant donc anti-inflammatoire.
Ils sont utilisés pour préserver les aliments ou les cosmétiques mais on connait leur effet protecteur sur les différents tissus du corps notamment la peau (prévention du vieillissement cutané) ou les artères (prévention des accidents liés à artériosclérose).
On considère même qu’il peuvent ralentir ou prévenir l’apparition de certains types de cancers.

Le ROMARIN et son huile essentielle

L’odeur d’encens et de pin du romarin fait qu’on l’a utilisé très tôt pour fabriquer des parfums ou des eaux de toilette.
Les caractéristiques de son huile essentielle dépendent de l’origine géographique du romarin et de ses conditions de culture (climat et nature du sol).
On distingue en général 3 types d’huiles essentielles de romarin.
Les chémotypes à camphre et verbénone contiennent des substances qui irritent le système nerveux augmentant le tonus mais avec le risque de survenue de convulsions ou d’une crise d’épilepsie en cas de surdosage ou d’hypersensibilité cérébrale.
Le chémotype à cinéole (eucalyptol) est plus facile à utiliser et on peut l’employer en cas d’infection virale de type grippale ou de rhume, pour faciliter la guérison et prévenir une surinfection des bronches.

Comment utiliser le ROMARIN ?

Les rameaux feuillus de romarin se sèchent très bien et on peut les conserver plusieurs mois.
Le romarin se trouve facilement dans les rayons des aromates et est un composant dominant du mélange tout fait d’herbes de Provence en compagnie du thym, du basilic et de l’origan.
Le romarin peut se consommer en tisane et s’ajouter dans de nombreux plats soit soupoudré soit incorporé dans les sauces ou les eaux de cuisson.

Pour bénéficier des effets protecteurs du romarin il faut en consommer très régulièrement.


Pour plus d’informations sur les indications thérapeutiques et les posologies vous pouvez consulter la page dédiée à cette plante :

www.phytomania.com/romarin.htm

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Cultiver du ginseng dans son jardin

La culture du ginseng dans son jardin
Le ginseng est une plante revitalisante, qui donne du tonus et du plaisir de vie, qui permet de lutter contre le stress et contribue aussi à la protection contre les maladies dégénératives (cancer, diabète, maladies cardiovasculaires).
Les Asiatiques dans leur ensemble utilise aussi le ginseng et ses extraits pour lutter contre le vieillissement physique et psychique.
On comprend donc que le ginseng soit l’objet d’un commerce important et assez lucratif car cette plante est devenue rare dans la nature et doit être cultivée pour approvisionner le marché des plantes médicinales et des compléments alimentaires.
On sait que toute culture intensive et « industrielle » utilise engrais et pesticides , c’est inéluctable car la concentration en plante cultivée est trop importante fragilisant les défenses naturelles des végétaux et favorisant les infections parasitaires, ou par des microorganismes (champignons, bactéries, virus).
D’où l’idée de cultiver son propre ginseng.
C’est une plante qui n’existe pas à l’état sauvage en Europe mais que l’on trouve en Amérique du Nord et en Asie dans les régions tempérées plutôt froides.

Il n’y a aucun obstacle climatique ou de qualité de sol pour pratiquer cette culture en Europe.

Le ginseng est une plante de sous-bois qui craint le soleil

Le ginseng pousse naturellement à l’ombre des arbres et il faut donc recréer ce microclimat : terrain légèrement humide, mais bien drainé, assez léger pour favoriser le développement de la racine et faciliter le déterrage sans abimer le réseau racinaire, pH légèrement acide et pas d’exposition directe au soleil.
On peut donc planter notre ginseng à l’ombre de la maison coté Nord, derrière un mur ou une haie bien fournie, ou en sous bois.

Quatre années minimum de culture!!

Si l’on part de la graine, il faut 5 à 6 ans pour obtenir une racine utilisable, et 4 ans minimum à partir d’un jeune plant.
C’est assez long mais c’est une culture qui ne demande pas beaucoup d’attention. Le ginseng résiste bien au froid hivernal et redémarre au printemps ajoutant tout juste une feuille  supplémentaire chaque année.
Plus tard il fleurit et l’on peut récolter les graines quand elles sont bien matures (rouge vif).

Comment conditionner le ginseng ?

On peut soit sécher la racine entière soit sécher la racine fragmentée (découpée en rondelle) on obtient ainsi le ginseng blanc.
Il est parfaitement possible de faire une teinture alcoolique de ginseng , facile à employer et doser.

Un peu de documentation  et de conseils précis de culture

Il existe en France un fournisseur de plants
et de graines de ginseng :
http://www.ginseng-graines-plants.com


Informations en provenance du canada pour la culture en sous-bois. :

http://www.umoncton.ca/umce-foresterie/files/umce-foresterie/wf/wf/pdf/guide-techn-ginseng.pdf

http://www.gaspesielesiles.upa.qc.ca/fhtm/pfnl/Ginseng.pdf

http://www.agrireseau.qc.ca/erable/Documents/acer20.pdf

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