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Plantes médicinales et utiles

PLANTES ET REGIME AMAIGRISSANT : LA NOIX DE BANCOUL, LES PLANTES ET LA DIGESTION DES LIPIDES

L’obésité et le surpoids sont en augmentation constante dans l’ensemble du monde y compris dans des pays où la dénutrition est chronique.
En cause, l’augmentation du pouvoir d’achat moyen, la baisse du prix des aliments de base,la facilité grâce aux industries alimentaires à se procurer des corps gras d’origine animale ou végétale et des matières sucrées.

Il est bien connu maintenant par de nombreuses enquêtes épidémiologiques que le surpoids et l’obésité s’accompagnent d’une augmentation importante des maladies dégénératives que sont le diabète de type 2, les troubles des lipides sanguins avec les troubles cardio-vasculaires qui leur sont associés et certains cancers (sans parler de l’atteinte des articulations des genoux ou des hanches).

Il est difficile de maigrir, la graisse emmagasinée par le corps s’élimine très lentement, nous sommes génétiquement programmés pour économiser nos réserves!.
« Les régimes amaigrissants » garantis et faciles n’existent pas. Il faut donc être prudent quand on se lance dans un régime amaigrissant aux résultats promis en quelques jours ou semaines.
Certains sont basés sur l’utilisation de plantes légèrement toxiques comme la noix de bancoul par exemple.

LA NOIX DE BANCOUL POUR MAIGRIR, ATTENTION DANGER!!

La noix de bancoul est le fruit d’un arbre originaire du sud-est asiatique, Aleurites moluccana, présent maintenant dans tous les pays tropicaux.
L’amande de la noix de bancoul, très riche en lipides, est comestible en petite quantité après  avoir été grillée ce qui élimine une partie des composés toxiques qu’elle contient.
L’huile de noix de bancoul est surtout employée dans l’industrie (un peu comme l’huile de lin) ou comme cosmétique.

Certains sites internet proposent la noix de bancoul fraiche comme un régime amaigrissant miracle.
En fait cette noix dont on ne consomme qu’un petite fraction par jour est très irritante pour l’intestin , laxative, parfois elle induit une diarrhée.
Le danger principal est la confusion qui s’est faite plusieurs fois entre ces noix de bancoul et une autre amande beaucoup plus dangereuse, celle du laurier jaune, Thevetia neriifolia = Thevetia peruviana.
Plusieurs femmes ont été fortement intoxiquées et ce régime amaigrissant avec des noix de bancoul mélangées aux amandes du laurier jaune les a conduit à l’hôpital en urgence (risque d’arrêt cardiaque).
La vente des noix de bancoul pour régime amaigrissant est donc maintenant interdite dans de nombreux pays.

LES PLANTES PEUVENT AGIR SUR LA DIGESTION DES CORPS GRAS

Les plantes contiennent des composés capables d’agir sur la digestion des graisses. Certaines plantes facilitent l’action des lipases digestives d’autre au contraire diminuent ou contrarient l’action de de ces enzymes sécrétées dans l’estomac et surtout dans l’intestin.
Ces lipases séparent les différentes parties des corps gras des aliments (exemple : glycérol et acides gras) permettant ainsi leur absorption par l’organisme.
Les plantes qui diminuent l’action des lipases digestives son intéressantes pour aider à perdre du poids et en cas de troubles de lipides sanguin (cholestérol et triglycérides trop élevés).

Les plantes qui favorisent la digestion des graisses aident la digestion mais peuvent également faciliter l’embonpoint.

Quelques exemple de plantes « anti-lipase » et leur pourcentage d’inhibition de l’enzyme digestif:

Aleurites moluccana , le bancoulier, (feuilles) : 100 %
Allium cepa, le bulbe d’oignon (entier) : 73,5 %
Allium sativum , la gousse d’ail : 44,6 %
Anacardium occidentale , feuilles d’anacardier(arbre à cajou) : 88,7 %
Averrhoa carambola , la carambole (fruit tropical) 100 %, les feuilles 94,8 %
Azadirachta indica (le neem) feuilles : 93,8 %
Brassica oleracea (les choux) feuilles : 46,4 %
Cuminum cyminum, les graines de cumin : 44,6 %
Curcuma longa, la poudre de curcuma : 52,7 %
Cynometra cauliflora, le nam nam , les feuilles: 100 %
Hibiscus sabdariffa , le karkadé, feuilles : 60,9 %
Moringa oleifera, le moringa, feuilles : 75,4 %
Momordica charantia , la momordique pomme coolie, fruit : 83,6%
Persea americana , l’avocatier, feuilles : 92,8 %
Phyllanthus niruri, en bas feuille vert, plante entière : 81,4 %
Psidium guajava, la papaye, feuilles : 99 %
Syzygium cuminii feuilles : 85%
Tamarindus indica : le tamarinier, fruits : 68 %

On peut voir que de nombreuses feuilles de plantes comestibles sont inhibitrices des lipases : les feuilles de bancoulier, d’arbre à cajou, de neem, de jamelonguier, d’avocatier, de goyavier.
Leurs infusions sont actives mais peuvent induire une constipation secondaire car elles contiennent beaucoup de tanins.
Les oignons, l’ail, la momordique, les feuilles de moringa, la carambole (bien mure), la poudre de curcuma, sont plus intéressantes et plus facile à utiliser.
L’action anti-lipase semble en partie due à l’action de la quercitrine (très voisine de la quercétine) .
On trouve ces flavonoïdes dans de nombreuses autres plantes notamment : le thé vert, les myrtilles , les raisins colorés (et le vin), des fruits (pomme, poire, prune ).

Un mot particulier sur le sarrasin dont les graines contiennent beaucoup de quercitrine : l’infusion de graines de sarrasin devrait faire partie des régimes amaigrissants.
La galette (crêpe) de sarrasin, plat traditionnel en Bretagne, est donc diététiquement intéressante car elle ne contient pas de gluten et limite l’absorption des corps gras.

A l’opposé, il existe aussi des plantes qui favorisent l’action de la lipase, ce qui permet une meilleure digestion des lipides alimentaires mais peut favoriser la prise de poids.
Voilà quelques exemples de plantes avec le pourcentage d’action positive sur les enzymes lipases.
Ce sont souvent des aromates :
Capsicum frutescens, le piment, fruit : 125 %
Cymbopogon citratus , la citronnelle, plante entière : 104 %
Ocimum basilicum, le basilic : 103 %
Pimpinella anisum, graine d’anis : 186 % !!
Kaemferia galanga , une plante voisine du gingembre, rhizome: 122 %

On doit éviter de consommer ces aromates (surtout l’anis) quand on cherche à perdre du poids.

Pour plus d’informations :
1 - http://cime.fcq.unc.edu.ar/boletin%20nuez%20de%20la%20india-%20error%20medicamentos%2011-%202011.pdfen Espagnol
Le danger des noix de bancoul

2 – Molecules 2013, 18(12), 14651-14669; doi:10.3390/molecules181214651
Anti- and Pro-Lipase Activity of Selected Medicinal, Herbal and Aquatic Plants, and Structure Elucidation of an Anti-Lipase Compound
Muhammad Abubakar Ado 1, Faridah Abas 1,2, Abdulkarim Sabo Mohammed 1 and Hasanah M. Ghazali
document téléchargeable en Anglais  : http://www.mdpi.com/1420-3049/18/12/14651/pdf

3 – Pages internet sur quelques plantes anti-lipases :

- http://www.phytomania.com/phyto/pistas.htm : le jamelonguier
- http://www.phytomania.com/phyto/cajou.htm : le cajou
- http://www.phytomania.com/ail.htm : l’ail
- http://www.phytomania.com/avocatier.htm : l’avocatier
- http://www.phytomania.com/curcuma.htm : le curcuma
- http://www.phytomania.com/myrtille-cranberry.htm : les myrtilles
- http://www.phytomania.com/basilic.htm : le basilic
- http://www.phytomania.com/goyavier.htm : le goyavier
- http://www.phytomania.com/hibiscus.htm : les hibiscus et le karkadé
- http://www.phytomania.com/momordique-pomme-coolie.htm : la momordique
- http://www.phytomania.com/neem.htm : le neem
- http://www.phytomania.com/phyllanthus-niruri-urinaria.htm : les « graines en bas feuilles »
- http://www.phytomania.com/tamarinier.htm : le tamarinier

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Les aubépines sont en fleurs, teinture médicinale d’aubépine

En France, dans la majorité des régions, les aubépines sont en fleurs, parfois la floraison est déjà presque terminée et les pétales sont tombés, mais comme les aubépines ne fleurissent pas toutes ensemble, il est encore temps de faire une récolte de ces inflorescences sédatives et légèrement hypotensives.
Il faut si possible choisir une aubépine en début de floraison  : c’est à dire dont toutes les fleurs ne sont pas ouvertes.
On cueille l’inflorescence : le paquet de petites fleurs attachées à un petit rameau et l’on inclus quelques feuilles qui lui sont associées.
Pour les conserver ont peut, ou les sécher et les conserver dans un pochon en papier à l’ombre et au sec, ou en faire une teinture alcoolique.
Les inflorescences d’aubépine se sèchent très facilement en quelques jours à l’abri de la lumière si possible.


Pour faire une teinture-mère « domestique » :
250 g d’inflorescences fraiches d’aubépine dans 1 litre d’alcool éthylique à 70 ou 80°, macération de trois semaines au moins, à l’ombre et au frais, puis filtration avec expression de tout le liquide contenu dans la masse végétale, conservation dans un récipient en verre teinté (bouteille de vin bien sombre par exemple).
Pour faire une teinture alcoolique « domestique » :
100g de d’inflorescences bien sèches d ‘aubépine dans 1 litre d’alcool à 50° (rhum blanc par exemple); macération, expression et conservation comme pour la teinture-mère. Cela donne un teinture alcoolique d’aubépine au 1/10, mais on peut doubler la quantité de fleur (200g fleurs séches pour 1 litre d’alcool) , la teinture sera au 1/5.
Utilisations :
- Tisane : une pincée de fleurs par tasse d’eau très chaude et quelques minutes d’infusion
- Teinture mère et alcoolique : 50 à 100 gouttes 2 à 3 fois par jour ou tout simplement une à deux cuillerées à café dans un verre d’eau (éventuellement légèrement sucrée ou miellée) en fin d’après midi ou le soir.
Cela apaise, facilite l’apparition du sommeil, abaisse légèrement la tension artérielle.


Voir aussi la page dédiée aux aubépines : www.phytomania.com/aubepine.htm

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HUILES VEGETALES DANS L’ALIMENTATION, OMEGA 3 et OMEGA 6, diététique, inflammation et cancer.

De tous temps les humains ont été attirés par les aliments riches en lipides  d’origine animale comme les viandes grasses, la charcuterie, le beurre et les fromages ou d’origine végétale comme les amandes, les fruits oléagineux, les mélanges avec des céréales, du sucre ou du miel (pâtisserie, croissanterie).
On sait depuis longtemps que ces aliments contenant des corps gras favorisent l’obésité mais on sait depuis moins longtemps qu’une alimentation trop riche en lipides favorise aussi l’apparition de certains cancers, du diabète de type 2 (dit diabète « gras »), et facilite le développement de maladies dégénératives.
Néanmoins l’organisme a besoin d’un apport régulier en corps gras notamment pour synthétiser certaines molécules indispensables au bon fonctionnement du métabolisme.
Plusieurs acides gras, constituant des graisses et des huiles, sont indispensables au même type que les vitamines ou que certains acides aminés.
Pour faciliter leur classification les chimistes les différencient selon le nombre d’atomes de carbone qu’ils contiennent, selon le type de liaison qui relie ces atomes (saturée ou insaturée) et selon la place des liaisons insaturées par rapport au numéro de l’atome de carbone (omega 3, 6, 9).

Les acides gras indispensables ou essentiels OMEGA 3 et OMEGA 6 et leur rôle dans l’organisme

Les deux principaux acides gras essentiels sont l’acide linoléique (omega 6) et l’acide alpha linolénique (omega 3), ils sont transformés dans les tissus en molécules indispensables au fonctionnement des cellules et à la régulation des processus inflammatoires ou de défense de l’organisme.

Les dérivés de l’acide linoléique sont appelés eicosanoïdes (radical eicos = 20 en grec ancien) et comprennent les leucotriènes, les prostaglandines et la thromboxane.
Ce sont des molécules très puissantes qui contrôlent par exemple le développement des réactions inflammatoires (défense de l’organisme) ou de la coagulation sanguine.
Les dérivés de l’acide alpha linolénique, contrebalancent et modulent l’action des eicosanoïdes.

Pourquoi faut-il équilibrer dans la nourriture l’apport des acides gras essentiels OMEGA 3 et OMEGA 6 ?

Dans notre alimentation « moderne », on s’apercoit que l’on absorbe 10 à 15 fois plus d’omega 6 que d’omega 3, et les nutritionnistes s’en inquiètent car le bon équilibre entre ces deux types d’acides gras se situe aux alentours de 4 ou 5 (4 ou 5 fois plus d’omega 6 que d’omega 3).
On pense maintenant qu’une alimentation trop riche en acides gras essentiels omega 6 est peut-être responsable sur le long terme de l’apparition de plusieurs types de maladies dégénératives liées à des processus inflammatoires :
- hépatite par engorgement graisseux (cirrhose) sans consommation d’alcool ou de toxique,
- troubles inflammatoires chroniques intestinaux,
- troubles cardiaques et vasculaires (infarctus et coronarite, hypertension, artérite),
- inflammation chronique des articulations,
- et même maladie d’Alzheimer.


Les huiles végétales et l’apport en OMEGA 3 et OMEGA 6

Les acides gras essentiels sont d’origine végétale, les animaux ne les synthétisent pas.
On en trouve dans la viande ou les oeufs mais cela provient de l’alimentation des vaches ou des poules, même chose pour les acides gras omega 3 et 6 présents dans les poissons ou les crustacés ils ont pour origine le plancton végétal marin.

Les huiles végétales contiennent des pourcentages assez variés en acide gras :
HUILE D’OLIVE : riche en omega 6 mais équilibré dans le rapport omega 6 /omega 3 : très bonne huile d’assaisonnement, possible pour la friture.
HUILE DE COLZA : riche en omega 3 et bien équilibrée, mais uniquement en assaisonnement.
HUILE DE SOJA : riche en omega 3 et 6 et bien équilibrée, pour assaisonnement.
HUILE DE NOIX : très riche en omega 3 et omega 6, bien équilibrée mais sensible au rancissement, assaisonnement uniquement.
HUILE D ARACHIDE : riche en omega 6 et pauvre en omega 3, donc déséquilibrée mais très bonne pour la friture.
HUILE DE GERME DE MAIS : riche en omega 6 et presque sans omega 3.
HUILE DE GERME DE BLE : riche en omega 3 et 6 et bien équilibrée.
HUILE DE PEPINS DE RAISINS : semblable à celle d’arachide ou de maïs .
HUILE DE TOURNESOL: également pauvre en omega 3 et riche en omega 6.
Les huiles de palme, palmiste ou noix de coco n’apportent pas les acides gras essentiels omega 3 et omega 6.

L’équilibre acides gras OMEGA 3 et OMEGA 6 dans l’ALIMENTATION

Pour redresser le déséquilibre nutritionnel  omega 3/ omega 6 dans l’alimentation moderne il faut donc privilégier la consommation d’huiles végétales bien fournies en acides gras omega 3 ou bien équilibrées : olive, colza, soja, germe de blé et limiter l’apport en huiles riches en oméga 6 (mais, arachide, pépins de raisin).
L’huile de noix est rare et chère, on peut par contre consommer régulièrement l’amande des noix, très bonne source en omega 3.

Les poissons surtout s’ils sont « gras » (sardines, maquereaux, anchois mais aussi le thon) contiennent des acides gras omega 3 chimiquement différents de ceux décrits précédemment mais qui sont parfaitement assimilables et donc utiles en diététique .
La consommation de poisson est donc fondamentale dans les pays ou les huiles végétales sont très pauvres en acides gras essentiels (huile de coco ou de palmier à huile).
Les animaux qui consomment des graines de lin accumulent l’acide alpha linolénique  (omega 3) qu’elles contiennent c’est ainsi qu’on peut « enrichir » la viande de boeuf ou de volaille en omega 3 en ajoutant des graines de lin à leur menu.

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Les « PETITS FRUITS » rouges et bleus diététiques et protecteurs des tissus

La couleur rouge des végétaux aussi bien des feuilles, des fleurs que des fruits est principalement due à la présence de pigments dans les cellules végétales.
Ces pigments sont rouges ou bleu selon leur structure chimique et l’acidité du milieu cellulaire (selon le pH).
Ce sont les anthocyanosides ou anthocyanes que les chimistes placent dans le groupe des flavonoïdes.

Les flavonoïdes dans leur ensemble sont des composés phénoliques aux nombreuses propriétés pharmacologiques.
On les considèrent comme des substances qui protègent contre les maladies dégénératives comme par exemple les cancers, les maladies cardiovasculaires ou le diabète.

Les petits fruits rouges et bleus des zones tempérées.

On parle ici des cerises, des myrtilles, bleuet du canada, canneberge, cassis, framboises et fraises, groseillier rouge,raisin coloré, mûre de la ronce et mûre du murier, fruits du sureau noir pour citer ceux qui sont faciles à trouver dans la nature , les jardins ou les magasins.
Tous ces fruits contiennent, entre autres, des sucres, de la vitamine C en quantité, des acides organiques et des oligoéléments, des acides phénols anti-oxydants, apportent des fibres solubles et insolubles et des pigments anthocyanes qui tachent les doigts en rouge ou bleu-violacé dès qu’on les écrase.

Quelles sont les principales propriétés des pigments anthocyanes ?

Les pigments rouges et bleus des fruits sont considérés comme des protecteurs des petits vaisseaux sanguins, ils diminuent la perméabilité des capillaires et augmentent leur résistance et comme beaucoup de composés phénoliques, ils sont anti-oxydants, c’est à dire qu‘ils neutralisent les radicaux libres responsables de dégâts parfois irrémédiables à l’intérieur des cellules.
Cette capacité anti-radicaux libres est probablement celle qui protège sur le long terme contre le vieillissement avec son cortège de maladies dégénératives associées (cancers, troubles cardiovasculaires, sclérose des petits vaisseaux, détérioration de la rétine avec baisse de la vision).

Donc pour vivre longtemps et en bonne santé, avoir une bonne vue, consommons toute l’année des petits fruits bien colorés.

- Frais ou décongelés tels quels ou en jus de fruit mais en quantité modérée (à cause de leur contenu en acides organiques et pour certains en tanin ou substances irritantes).
- En confiture ou en sirop que l’on peut conserver au frais ( la baie du sureau après cuisson).
- Séchés quand il ne sont pas trop aqueux (ex les myrtilles)
Ils accompagnent des plats sucrés ou salés, des viandes ou des laitages.
La vitamine C s’oxyde et disparait assez vite surtout si les fruits sont cuits mais les anthocyanes et les « tanins » se conservent bien à l’abri de la lumière.

Notons que tous ces fruits fortement colorés sont consommés dans la nature en grande quantité par des animaux bien loin d’être végétariens comme les renards ou les ours qui trouvent là un complément alimentaire de grande valeur nutritive et diététique avant d’affronter l’hiver.

Quels sont les fruits les plus intéressants sur le plan médical ?

Ces petits fruits possèdent souvent d’autres propriétés médicinales par exemple :

- Le fruit du cassissier : Ribes nigrum,  anti-inflammatoire et anti-bactérien.
- Les myrtilles, airelles, canneberges, bleuets du genre Vaccinium : antibactériens, désinfectants digestifs et urinaires, et anti-diabétiques (malgré leur contenu en sucre).
- Le fruit du sureau noir, Sambucus nigra, antiviral (virus grippaux et des infections saisonnières).



Les petits fruits colorés des tropiques

Les fruits tropicaux sont moins souvent fortement colorés par les anthocyanes, par contre ils contiennent plus de caroténoïdes qui sont également protecteurs et anti-radicaux libres (par exemple dans la mangue).
Citons néanmoins deux fruits intéressants et faciles à cultiver sous les tropiques.

- La cerise des Antilles ou acérola, Malpighia glabra = Malpighia punicifolia. dont les fruits contiennent sans doute la concentration en vitamine C la plus élevée des fruits consommés au monde.

- Syzygium cumini, La « pistas » en Polynésie, jamun ou jambolan aux Indes .
Un grand arbre des tropiques à la croissance rapide, ses fruits de petite taille mais nombreux sont très fortement colorés en rouge violacé et contiennent des tanins astringents.
On les consomment frais (attention à la coloration des doigts, comme pour les mures!!) et en confitures.
C’est un fruit très consommé dans l’Inde du sud (c’est le fruit du Dieu Rama). Il est protecteur des tissus, antibactérien et anti-diabétique.

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Pourquoi faut-il avoir du ROMARIN dans son jardin ou dans sa cuisine ?

Le ROMARIN rosmarinus officinalis est un arbuste très commun dans la région méditerranéenne  où il pousse spontanément.
Il s’adapte à de nombreux climats et terrains et une fois bien établi il ne demande pas beaucoup d’attention. C’est un arbuste buissonnant de pleine terre mais on peut le garder également dans un bac à fleurs sur son balcon ou sa fenêtre et l’abriter en hiver.
Son feuillage est persistant et ses fleurs attirent les butineurs.
Cette plante aromatique est un réservoir de composés très actifs d’un point de vue pharmacologique : huile essentielle, flavonoïdes et composés phénoliques.

Le ROMARIN plante médicinale des voies biliaires

Le romarin est une des plantes médicinales qui activent la sécrétion et l’excrétion de bile favorisant ainsi le drainage des voies biliaires et améliorant la digestion des graisses.
Une partie du cholestérol sanguin est éliminé dans la bile (et en partie réabsorbé).
L’augmentation du flux biliaire permet donc de faire baisser légèrement le taux de cholestérol et de lipides sanguins.
On  pensera à utiliser du romarin en cas de migraine digestive, de digestion lente des graisses, d’hypercholestérolémie mais aussi de troubles cutanés (eczéma par exemple).
Attention néanmoins si l’on est sujet à la lithiase biliaire (calculs dans la vésicule), l’augmentation des contractions de la vésicule peut entrainer une crise de colique hépatique.

Le ROMARIN anti-oxydant piégeur de radicaux libres

Le romarin contient des acides phénols qui sont non seulement absorbés et bien tolérés par l’organisme mais aussi connus pour leur pouvoir anti-oxydant donc anti-inflammatoire.
Ils sont utilisés pour préserver les aliments ou les cosmétiques mais on connait leur effet protecteur sur les différents tissus du corps notamment la peau (prévention du vieillissement cutané) ou les artères (prévention des accidents liés à artériosclérose).
On considère même qu’il peuvent ralentir ou prévenir l’apparition de certains types de cancers.

Le ROMARIN et son huile essentielle

L’odeur d’encens et de pin du romarin fait qu’on l’a utilisé très tôt pour fabriquer des parfums ou des eaux de toilette.
Les caractéristiques de son huile essentielle dépendent de l’origine géographique du romarin et de ses conditions de culture (climat et nature du sol).
On distingue en général 3 types d’huiles essentielles de romarin.
Les chémotypes à camphre et verbénone contiennent des substances qui irritent le système nerveux augmentant le tonus mais avec le risque de survenue de convulsions ou d’une crise d’épilepsie en cas de surdosage ou d’hypersensibilité cérébrale.
Le chémotype à cinéole (eucalyptol) est plus facile à utiliser et on peut l’employer en cas d’infection virale de type grippale ou de rhume, pour faciliter la guérison et prévenir une surinfection des bronches.

Comment utiliser le ROMARIN ?

Les rameaux feuillus de romarin se sèchent très bien et on peut les conserver plusieurs mois.
Le romarin se trouve facilement dans les rayons des aromates et est un composant dominant du mélange tout fait d’herbes de Provence en compagnie du thym, du basilic et de l’origan.
Le romarin peut se consommer en tisane et s’ajouter dans de nombreux plats soit soupoudré soit incorporé dans les sauces ou les eaux de cuisson.

Pour bénéficier des effets protecteurs du romarin il faut en consommer très régulièrement.


Pour plus d’informations sur les indications thérapeutiques et les posologies vous pouvez consulter la page dédiée à cette plante :

www.phytomania.com/romarin.htm

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Psyllium et syndrome de l’intestin irritable

Le syndrome de l’intestin irritable (ou troubles fonctionnels intestinaux ou colite spastique)associe des troubles principalement digestifs, non spécifiques et variables en intensité dont les principaux sont :

ballonnements digestifs, flatulences, éructations, diarrhée impérieuse ou au contraire constipation avec colite muqueuse, parfois alternance diarrhée-constipation, douleurs digestives à type de crampe intestinale soulagées par la défécation, migraine, réflexe gastro-colique exagéré (besoin d’aller à la selle de façon impérieuse après un repas abondant).

Cet ensemble de troubles digestifs est banal car très répandu (environ 20% de la population est touché un jour ou l’autre par un épisode d’intestin irritable).

Quelle conduite tenir devant ce type de troubles digestifs?

Chez une personne après 50 ans  qui n’a jamais eu ce type de symptomes il faut éliminer la possibilité d’un cancer du colon donc consulter un médecin.
Sinon il faut essayer de rechercher un élément déclenchant :

- principalement une intolérance ou plus rarement une allergie alimentaire : gluten, lactose, fructose, légumineuses (soja, arachide), fruits à coque (amandes, noix, noisettes), glutamate, nitrite….

- parfois une gastro-entérite infectieuse quelques semaines plus tôt.

- et le plus souvent on ne trouve aucune explication probante à la survenue de ce trouble digestif.

Graines de psyllium et syndrome de l’intestin irritable

On peut tenter d’atténuer les troubles digestifs du syndrome de l’intestin irritable par la prise de graines de psyllium : psyllium blond (Plantago ovata) ou psyllium noir (Plantago psyllium, Plantago indica ).
La graine est riche en mucilage non digestible qui augmente de volume en s’hydratant dans l’intestin.
Le mucilage agit à plusieurs niveaux :
- en augmentant le volume des matières dans le colon (contre la constipation)
- en absorbant l’eau en excès  (contre la diarrhée)
- en atténuant peut-être l’inflammation de la muqueuse du colon
- il semble également diminuer l’absorption du cholestérol et couper un peu l’appétit.

Comment utiliser les graines de psyllium :

Graines entières :

Environ deux cuillerées à soupe deux à 3 fois par jour, dans un verre d’eau froide et il est préférable (mais pas obligatoire) d’attendre une heure qu’elles gonflent en s’hydratant.

Poudre de graines broyées :
Une à deux cuillerées à soupe  deux à trois fois par jour dans de l’eau ou un jus de fruit.

Dans tout les cas penser à boire suffisamment dans la journée.
Arrêter bien sur en cas d’augmentation des troubles digestifs (ce n’est pas l’effet recherché!!)

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Astaxanthine, nutrition, médecine

L’astaxanthine est un caroténoïde  d’origine végétale (comme le carotène des carottes et le lycopène des tomates) qui est proposé comme supplément alimentaire, pour ses propriétés antioxydantes ou comme protecteur cutané contre les rayons UV.
C’est le pigment rouge-orangé qui colore les crevettes cuites ou le homard ébouillanté et la chair des saumons sauvages.
Le phytoplancton (micro-algues planctoniques)est la plus importante source de ce pigment qui est concentré ensuite dans la chaine alimentaire.
On le trouve donc en quantité importante dans certains crustacés et dans les plumes d’ oiseaux consommateurs de zooplancton comme les flamants roses.

Quel intérêt pour la santé?

Les personnes en bonne santé consommant régulièrement des légumes : carottes, tomates et feuilles vertes(épinards, choux,amarante, cresson, pourpier,calalou etc.) ont un apport suffisant en caroténoïdes protecteurs tissulaires ou précurseurs de la vitamine A.

Les personnes souffrant de diabète de type 2, de troubles liés à l’athérosclérose (artérites, insuffisance coronarienne, séquelles d’infarctus du myocarde ) peuvent bénéficier de l’action anti-inflammatoire locale de ces caroténoïdes.

Origine des astaxanthines

Les astaxanthines ont été étudiées et synthétisées  surtout pour trouver une source régulière de compléments alimentaires « naturel » et atoxique  pour la pisciculture des saumons (colorant la chair en orangé).
On peut récolté ce pigment par extraction à partir de l’huile de krill (petites crevettes des mer froides), ou plus souvent par la culture d’une micro-algue (Haematococcus pluvialis), qui utilise l’astaxanthine pour se protéger d’un trop fort ensoleillement.
Les astaxanthines sont également synthétisées.

Que deviennent les astaxanthines dans l’organisme?

On parle d’astaxanthines au pluriel car il y a plusieurs « isomères »,comme souvent dans les substances organiques, et ils n’ont sans doute pas tous la même action biologique.
L’organisme des mammifères supérieurs (dont l’homme) absorbent les astaxanthines par voie digestive et on les retrouve dans le sang et les leucocytes où elles peuvent agir pour limiter les réactions inflammatoires liées aux radicaux libres.
Les astaxanthines ne sont pas tranformées en Vitamine A (à la différence d’autre caroténoïdes). On peut donc en absorber sans conséquence grave (rappel : la vitamine A à haute dose est toxique) et le surplus d’astaxanthine non métabolisé ira colorer la peau en jaune orangé (comme les plumes de flamant rose ou d’ibis!) augmentant probablement la protection des tissus cutanés aux UV.

L’astaxanthine est un supplément alimentaire  qui parait prometteur pour ses propriétés antioxydantes et sa faible toxicité (bonne tolérance). On peut imaginer à cours terme qu’il deviendra un médicament. Un application thérapeutique a déjà été évoquée : l’amélioration de la sécrétion salivaire dans certaines maladies et dans les suites de radiothérapie.


Astaxanthin: A Potential Therapeutic Agent in Cardiovascular Disease

Producteur d’huile de krill (supplément diététique contenant omega3 et astaxanthine)

Différentes sources d’astaxanthine

Evaluation of Therapeutic Effects of Astaxanthin on Impairments in Salivary Secretion

 

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