Blog phytomania

Plantes médicinales et utiles

Huiles essentielles pour la trousse de voyage et la pharmacie familiale

Les huiles essentielles ont l’intérêt d’être efficaces, bon marché, faciles à utiliser quand on connait les règles de base de l’aromathérapie, elles tiennent très peu de place dans la pharmacie et se conservent plusieurs années dans un flacon en verre fumé à l’abri de la lumière, enfin on les achète sans ordonnance et dans toutes les pharmacies, boutiques spécialisées et sur internet.
La première des règles est de bien se renseigner sur leur utilisation : nombreux livres, sites internet et pour notre part deux pages  de conseils d’utilisation sur le site phytomania.

Introduction à l’aromathérapie
Huiles essentielles en pratique

La deuxième est de ne pas les utiliser chez l’enfant de moins de 6 ans et quand on est enceinte surtout les 3 premiers mois.

On peut se perdre dans le choix important des huiles essentielles c’est pourquoi je sélectionne ici pour une utilisation « familiale » 4 huiles essentielles (entre parenthèse le principal constituant).

Huile essentielle d’ »eucalyptus »: Eucalyptus globulus ou radiata ( 1,8-cinéole)
Huile essentielle de « tea tree : Melaleuca alternifolia (terpinèn-4-ol)
Huile essentielle de « clous de girofle » : Syzygium aromaticum = Eugenia caryophyllus (eugénol)
Huile  essentielle d’ »écorce  de cannelle » : Cinnamomum verum (cinnamaldéhyde)

Ces 4 extraits de plantes sont tous antibiotiques-antiseptiques (antibactériens, antifongiques, antiviraux) et dans un moindre mesure anti-inflammatoires.
Ils permettent de faire face à diverses infections locales ou plus générales sans avoir recours aux antibiotiques et peuvent « sauver » un séjour à l’étranger ou des vacances (infections de la peau, plaie infectée, brulure infectée, furoncle, mycose, infection respiratoire, rhume et « grippe », cystite, turista, gastro-entérite, douleur dentaire)

EXEMPLES D’UTILISATION

Huile essentielle d’eucalyptus :
Prévention des infections virales respiratoire et prévention des complications respiratoires des rhumes et autres affections qui s’apparentent à une « grippe ».
Désinfection de la peau et de la bouche (moins efficace que les autres huiles essentielles mais très bien supportée).
En inhalation : quelques gouttes dans un bol d’eau chaude ou sur un mouchoir (ou papier toilette), ou directement sur le haut du thorax, 3 fois par jour.
Par voie buccale : 2 à 4 gouttes 2 à 3 fois par jour (sur du pain, ou dans du lait par exemple)

Huile essentielle de tea tree :
Très bon antiseptique efficace aussi bien contre les bactéries que les champignons (mycoses).
Plaies et infection de la peau (y compris abcès), mycose cutané notamment celle qui se fixe entre les orteils dans les pays chauds.
Infections de la bouche (gingivite, aphte)
Infections urinaires (cystite, uréthrite)
Application directe sur la peau, ou diluée dans de l’alcool (40 à 70°), ou dans un savon liquide.
Par voie buccale : 2 à 3 gouttes 2 à 4 fois par jour

Huile essentielle de clou de girofle :
C’est un antiseptique  puissant et un anesthésiant local mais corrosif pour la peau, on l’utilise surtout quand on est loin d’un dentiste en cas de douleurs dentaires, de rupture de dent, de perte d’obturation dentaire, de carie évolutive et d’infection de la bouche (aphte).
2 gouttes en bain de bouche dans de l’alcool dilué ou dans un bain de bouche du commerce (genre listerine) ou une goutte directement sur la dent malade ou la carie (on met une goutte sur une allumette et on la dépose délicatement au bon endroit), deux fois par jour.

Huile essentielle d’écorce de cannelle :
Huile essentielle très antiseptique mais également corrosive pour les téguments (à utiliser diluée dans de l’huile ou du savon sur la peau).
C’est le remède des infections digestives et des gastro entérites, des « turistas », ainsi que des infections urinaires banales.
Par voie buccale :
2 à 3 gouttes 2 à 3 fois par jour (sur du pain, dans du lait, du miel ou sur un sucre, ou dans un boisson légèrement alcoolisée)

RAPPEL des précautions :
Attention aux yeux, pas chez le jeune enfant, ni la femme en début de grossesse, pas de traitement de plus d’une semaine (les doses s’accumulant dans l’organisme), arrêt immédiat en cas de signes d’intolérance (allergie, douleurs gastriques, spasme respiratoire).

No Comments »

Le cannabis médical ou marijuana médicale

Le chanvre indien, Cannabis sativa, cannabis ou marijuana est connu et utilisé depuis très longtemps dans les pays qui vont du moyen orient à l’Inde et la Chine pour ses propriétés antalgiques,apaisantes voire soporifiques.
C’est une plante médicinale reconnue en Inde.
La difficulté d’utilisation du cannabis ou de ses extraits en médecine courante c’est qu’il était jusqu’à présent quasi impossible de séparer les effets recherchés ( contre les douleurs neurologiques ou les vomissements ou l’asthme) des effets sur le psychisme :
modification de la perception sensorielle ( les sons, les couleurs, la distance, les formes), modification de la perception temporelle (le temps est élastique),perturbation de la coordination motrice (rendant la conduite automobile très dangereuse), voir angoisse ou délire.

L’utilisation par des malades (sclérose en plaque, cancéreux en chimiothérapie, douleurs intenses résistantes aux médicaments) du cannabis sous sa forme traditionnelle (cigarette dont on inhale la fumée) a montré qu’il pouvait les soulager de façon très significative.

Les législation évoluent, l’usage du cannabis ou de la marijuana a titre personnel (hors commerce) sont de plus en plus tolérés, on parle de dépénalisation dans beaucoup de pays.

Les laboratoires pharmaceutiques ont suivi cette évolution et lancé des programmes de recherches et de fabrication de médicaments à base d’extraits de cannabis ou de cannabinoides synthétiques.

Récemment le « SATIVEX » a été autorisé dans plusieurs pays occidentaux(dont l’Espagne) et en France début 2014(voir la fiche wikipedia pour connaitre les pays concernés, la législation évoluant assez vite).
Ce médicament semble intéressant pour calmer, entre autres,les douleurs tenaces de la slérose en plaque.
il s’agit d’un spray buccal, la pénétration du produit se faisant au niveau de la muqueuse de la bouche, le malade dosant lui-meme le nombre et la répartition des pulvérisations dans la journée en fonction de ses épisodes douloureux.
Les utilisateurs de cet extrait de cannabis notent l’absence ou la modération des effets « psychiques ».



SANTE CANADA Usage de la marihuana à des fins médicales
Les différents cannabinoîdes (en anglais)
Le cannabis médical dans wikipedia FR


Le laboratoire produisant le « SATIVEX »

No Comments »