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Plantes médicinales et utiles

CIGARETTE ELECTRONIQUE VAPOTEUSE SEVRAGE DU TABAC

Depuis 2009-2010 une petite « révolution » dans la consommation des dérivés du tabac accompagne la mondialisation et la banalisation de l’usage de la cigarette électronique.
Je n’entre pas dans les détails techniques de cette invention que l’on trouve bien expliqués sur les sites de vente de « vapoteuse » ou sur « wikipedia ».

Peut-on se libérer de la cigarette et de la toxicomanie tabagique à l’aide de cette cigarette électronique ?

En pratique on s’aperçoit que des personnes qui ont abandonné le sevrage tabagique pour des raisons de coût ou d’inefficacité ou de trop grande brutalité du sevrage arrivent à abaisser considérablement voir totalement leur consommation de cigarettes grâce à cette cigarette électronique.
Reste à voir, dans les années à venir et en analysant des données épidémiologiques, si l’addiction à la cigarette est remplacée par celle à la vapoteuse ou si le sevrage devient total et réussi sur le plan psychique et physique.


Quels sont les conséquences sur la santé de l’usage de la vapoteuse ?

Les ingrédients « consommables » de la cigarette électronique sont : le liquide qui se vaporise (propylène glycol ou glycérol ou les deux en proportions variées), la nicotine et des additifs donnant de l’arôme.

Glycérol (= glycérine végétale) et propylène glycol ne sont pas considérés comme toxiques ou nocifs pour la santé, mais le fait de les chauffer pour les vaporiser peut libérer dans une « vapoteuse » mal réglée ou de mauvaise fabrication, des composés toxiques, irritants voir cancérigènes comme l’acroléine (température au-delà de 250°).

La nicotine dont les concentrations varient entre 0 mg et 24 mg  (voir plus) par ml peut présenter un risque d’empoisonnement pour quelqu’un (un enfant) qui avalerait le liquide sirupeux et un peu sucré de la vapoteuse.

Les additifs d’arôme sont des substances chimiques dont la formule et le devenir après chauffage restent mystérieux.
La majorité des « vapoteurs(euses) » ne se plaignent pas d’effets secondaires, à part une sécheresse buccale ou une irritation de la langue.

Bronchite, toux et vapoteuse

Dans certains cas , en général au bout de 2 à 4 semaines, on peut observer l’apparition d’une toux sèche irritative, qui peut se transformer en toux grasse surtout chez les personnes aux bronches déjà fragilisées par une tabagie ancienne.
Les commerçants de cigarettes électroniques minimisent le problème et essaient de convaincre leurs clients y compris par l’intermédiaire des blogs dédiés qu’il s’agit juste d’une réadaptation du système respiratoire, que les cellules ciliées de la muqueuse bronchique sont réactivées et fabriquent plus de mucus et qu’il faut persévérer.
Dans certains cas c’est peut-être vrai, néanmoins j’ai pu observer des « bronchites »de vapoteuses non résolutives spontanément même après arrêt du vapotage et pouvant nécessiter un traitement antibiotique pour les assécher.

Pour moi il s’agit d’une véritable intolérance à certains composés du liquide de la cigarette électronique ou du liquide après chauffage.

Parfois le problème diminue quand on change de fournisseur de liquide de vapotage, ou que l’on fabrique soit-même ce liquide à partir de glycérine végétale (VG) ou de propylène glygol (PG) (d’origine européenne) en variant les pourcentages de ces produits, et en éliminant complètement les arômes qui pourraient être allergisants.


Conduite du sevrage tabagique avec la cigarette électronique

On commence par l’utilisation d’un liquide de vapotage concentré en nicotine ( 12 mg par ml par exemple) et quand le besoin de fumer des cigarettes traditionnelles s’estompe, on passe à un liquide moins concentré en nicotine ( 6 mg) voir sans nicotine.
Le sevrage est beaucoup plus souple et adaptable à chaque cas particulier, et l’on peut continuer à vapoter sans nicotine , la gestualité du fumeur est toujours là et suffit en général, l’étape suivante moins douloureuse sera l’abandon de la « vapoteuse ».

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Les aubépines sont en fleurs, teinture médicinale d’aubépine

En France, dans la majorité des régions, les aubépines sont en fleurs, parfois la floraison est déjà presque terminée et les pétales sont tombés, mais comme les aubépines ne fleurissent pas toutes ensemble, il est encore temps de faire une récolte de ces inflorescences sédatives et légèrement hypotensives.
Il faut si possible choisir une aubépine en début de floraison  : c’est à dire dont toutes les fleurs ne sont pas ouvertes.
On cueille l’inflorescence : le paquet de petites fleurs attachées à un petit rameau et l’on inclus quelques feuilles qui lui sont associées.
Pour les conserver ont peut, ou les sécher et les conserver dans un pochon en papier à l’ombre et au sec, ou en faire une teinture alcoolique.
Les inflorescences d’aubépine se sèchent très facilement en quelques jours à l’abri de la lumière si possible.


Pour faire une teinture-mère « domestique » :
250 g d’inflorescences fraiches d’aubépine dans 1 litre d’alcool éthylique à 70 ou 80°, macération de trois semaines au moins, à l’ombre et au frais, puis filtration avec expression de tout le liquide contenu dans la masse végétale, conservation dans un récipient en verre teinté (bouteille de vin bien sombre par exemple).
Pour faire une teinture alcoolique « domestique » :
100g de d’inflorescences bien sèches d ‘aubépine dans 1 litre d’alcool à 50° (rhum blanc par exemple); macération, expression et conservation comme pour la teinture-mère. Cela donne un teinture alcoolique d’aubépine au 1/10, mais on peut doubler la quantité de fleur (200g fleurs séches pour 1 litre d’alcool) , la teinture sera au 1/5.
Utilisations :
- Tisane : une pincée de fleurs par tasse d’eau très chaude et quelques minutes d’infusion
- Teinture mère et alcoolique : 50 à 100 gouttes 2 à 3 fois par jour ou tout simplement une à deux cuillerées à café dans un verre d’eau (éventuellement légèrement sucrée ou miellée) en fin d’après midi ou le soir.
Cela apaise, facilite l’apparition du sommeil, abaisse légèrement la tension artérielle.


Voir aussi la page dédiée aux aubépines : www.phytomania.com/aubepine.htm

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Pamplemousse, pomelo et interaction avec les médicaments

Les fruits tropicaux  pamplemousse et pomelo, sont souvent confondus.

Le pamplemousse véritable (ou shaddock) est originaire du sud-est asiatique, c’est un gros fruit, un peu oblong, de couleur verte ou tirant sur le jaune à maturité, avec une « peau » épaisse  qui se détache assez facilement du fruit charnu qui contient de nombreuses graines. La chair du pamplemousse est parfois très amère et peu juteuse sauf dans certaines variétés (comme celles de Polynésie Française par exemple).

Le pomelo (grapefruit des anglo-saxons), est un hybride (entre le pamplemousse et l’orange douce) qui a été découvert aux Antilles (Barbade) au 18ème siècle.
C’est en Floride qu’il a été le plus planté et amélioré avant d’être introduit dans d’autre pays sub-tropicaux.
Le fruit du pomelo est presque rond, environ deux fois plus volumineux qu’une orange et généralement jaune à maturité.
La « peau » est plus fine que celle du pamplemousse vrai et ne se détache pas facilement de la chair très juteuse, souvent colorée en rose .
Peu ou pas de pépins. C’est le fruit que l’on appelle en général pamplemousse en France. Il est beaucoup plus sucré que le  pamplemousse vrai et donc un peu moins amer.
Le jus de pamplemousse du commerce est en fait du jus de pomelo.


Le jus de pamplemousse-pomelo agit sur certains médicaments importants

Le pamplemousse-pomelo est très consommé au USA, frais au petit déjeuner ou sous forme de jus et de nombreuses campagnes publicitaires en ont fait également la promotion en Europe.
C’est aux USA que l’on a découvert l’action du jus de pamplemousse sur le métabolisme de certains médicaments.
Certains composés (probablement les furanocoumarines) du jus de pamplemousse-pomelo s’opposent (inhibent) à l’activité d’un complexe enzymatique (cytochromes 3A4) dont le rôle est de « détoxifier » l’organisme, c’est à dire de transformer beaucoup de molécules « étrangères » en composés inactifs.
Certains médicaments font partie de ces molécules « étrangères ».
Sous l’action du jus de pamplemousse-pomelo ces médicaments ne sont pas autant dégradés et deviennent donc beaucoup plus actifs.
Il y a un risque de surdosage du médicament.
C’est grave quand ils s’agit de médicaments à seuil toxique qui agissent par exemple : sur la pression artérielle , le rejet de greffe, sur le système nerveux ou certains antibiotiques.
La liste de ces médicaments est longue, et l’interaction complexe (voir la note en bas de page).
Par ailleurs certains épidémiologistes ont émis l’hypothèse que la consommation régulière et « exagérée » de jus de pamplemousse est une des raisons de l’augmentation du nombre de cancer du sein aux USA car le complexe enzymatique perturbé par le pamplemousse métabolise aussi certaines hormones sexuelles.

Faut-il diminuer ou supprimer la consommation de pamplemousse et de pomelo?

Les plantes sont des usines chimiques très efficaces, les composés qu’elles synthétisent peuvent interagir puissamment avec notre métabolisme, cette petite note sur le jus de pamplemousse en est un exemple.

Les personnes qui suivent un traitement comportant des médicaments faisant partie de la liste citée en base de page doivent éviter la consommation de pamplemousse-pomelo ainsi que celle de pamplemousse vrai par précaution : notamment quand on se soigne avec les statines (contre le cholestérol), les benzodiazépines (somnifères-anxiolytiques), certains médicaments contre l’hypertension artérielle ou les crises de migraines, des antibiotiques(érythromycine), ou que l’on a subi une greffe d’organe .

Les personnes en bonne santé peuvent manger leur pomelo ( ou pamplemousse) quotidien ou boire 1/4 de litre de jus sans crainte, ces fruits contiennent des vitamines et des flavonoïdes intéressants pour rester en forme.


Liste (en anglais) des substances pharmacologiques ou des médicaments dont le métabolisme est susceptible d’être modifié par le jus de pamplemousse:
http://www.cmaj.ca/content/suppl/2012/11/26/cmaj.120951.DC1/grape-bailey-1-at.pdf

 

 

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TISANES de plantes médicinales : infusion, décoction, macération

Les différentes façons de faire une « tisane » selon les indications de la pharmacopée Européenne (y compris Française).
réference : Arrêté du 5 juin 2000 portant additif n° 46
à la Pharmacopée (Journal officiel du 19 juillet 2000)

INFUSION DECOCTION MACERATION DIGESTION

<<L’infusion consiste à verser sur la drogue de l’eau destinée à la consommation humaine bouillante et à laisser ensuite refroidir. Elle convient aux drogues fragiles et aux drogues riches en huiles essentielles.>>

<<La décoction consiste à maintenir la drogue avec de l’eau destinée à la consommation humaine à l’ébullition pendant une durée de 15 minutes à 30 minutes.>>

<<La macération consiste à maintenir en contact la drogue avec de l’eau destinée à la consommation humaine à température ambiante pendant une durée de 30 minutes à 4 heures.
La digestion consiste à maintenir en contact la drogue avec de l’eau destinée à la consommation humaine à une température inférieure à celle de l’ébullition, mais supérieure à la température ambiante pendant une durée de 1 heure à 5 heures.
Macération, digestion et décoction conviennent à la plupart des racines, rhizomes et écorces. Pour les drogues à gommes et mucilages, il y a intérêt à utiliser la macération ou la digestion à une température peu élevée.>>


EXEMPLES DE TISANES DE PLANTES MEDICINALES

Quelques exemples de la pharmacopée (type de tisane, temps de contact de la plante dans l’eau de la tisane, quantité en grammes de plante sèche par litre d’eau, et indication de la dose par jour selon la pharmacopée).

Airelle myrtille (feuille), infusion, 15 minutes, 20g/l, 250 – 500 ml par jour.
Airelle myrtille (fruit), infusion ou décoction, 15 minutes, 10g/l, 250 – 500 ml par jour.
Artichaut (feuille), infusion, 15 minutes, 20g/l, 500 – 1 000 ml par jour.
Aubépine (sommité fleurie), infusion, 15 minutes, 10g/l, 250 – 500 ml par jour.
Cannelles de Ceylan et de Chine (écorce), infusion, 15 minutes, 10g/l, 250 – 500 ml par jour.
Bruyère cendrée (fleur)    infusion, 10 minutes, 50g/l, 500 – 1 000 ml par jour.
Cassis (feuille), infusion, 15 minutes, 50g/l, 250 – 500 ml par jour.
Cassis (fruit), infusion ou décoction, 15 minutes, 10g/l, 250 – 500 ml par jour.
Coriandre (fruit), infusion, 15 minutes, 5 – 10 g/l, 250 – 500 ml par jour.
Frêne élevé (feuille), infusion, 15 minutes, 10 – 20g/l, 500 – 1 000 ml par jour.
Gentiane (racine), macération, 4 heures, 5g/l, 100 – 250 ml par jour.
Giroflier (bouton floral = clou de girofle), infusion, 15 minutes, 5g/l, 250 – 500 ml par jour.
Guimauve (racine), décoction, ou macération, 15 minutes à 30 minutes, 10g/l, 250 – 500 ml par jour.
Houblon (inflorescence femelle), infusion, 10 minutes, 10g/l, 250 – 500 ml par jour.
Karkadé (calice), infusion, 30 minutes, 20g/l, 250 – 500 ml par jour.
Menthes ( aquatique, crêpue, des champs, poivrée, verte) (feuille – sommité fleurie), infusion, 15 minutes, 5 g/l, 250 – 500 par jour.
Pissenlit (racine), décoction, 20 minutes, 20 g/l, 250 – 500 ml par jour.
Ronce (feuille), infusion, 15 minutes, 20g/l, 250 – 500 ml par jour.
Sureau noir (fleur), infusion, 10 minutes, 10g/l, 500 – 1 000 ml par jour.
Sureau noir (fruit), infusion, 15 minutes, 10g/l, 250 – 500 ml par jour.
Tilleul (écorce sans suber), décoction,    15 minutes, 20g/l, 250 – 500 ml par jour.
Vigne rouge (feuille), infusion, 15 minutes, 10 g/l, 250 – 500 ml par jour.
Violette odorante (fleur), infusion, 15 minutes, 10g/l,    250 – 500 ml par jour.

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La fièvre DENGUE et la feuille de papayer, Carica papaya

La fièvre Dengue maladie très répandue

La dengue est une maladie virale transmises par les moustiques et qui s’est beaucoup répandue depuis 50 ans dans toutes les zones chaudes du globe où pullulent les moustiques Aedes aegypti et Aedes albopictus (qui sont actifs essentiellement dans la journée).
Le virus de la dengue possède 4 types sérologiques différents, ce qui complique énormément la fabrication d’un vaccin et ce qui limite la possibilité de développer une immunité naturelle contre cette maladie.
Les transports aériens et maritimes ont internationalisé la dengue, et comme les moustiques transmetteurs sont commensaux de l’homme et prolifèrent dans toutes les zones habitées à la ville comme à la campagne on comprend le développement récent de cette maladie surtout dans les zones tropicales ou subtropicales surpeuplées (Inde et Pakistan par exemple).
Des centaines de millions de gens( certains disent la moitié de l’humanité) sont ainsi susceptibles d’attraper la dengue surtout dans les régions tropicales à la fin de la saison des pluies.

La dengue maladie banale pouvant devenir mortelle

Dans la majorité des cas la dengue provoque un accès fébrile de quelques jours accompagné de douleurs musculo-articulaires, de maux de tête, de fatigue intense et moins souvent de troubles digestifs et d’une éruption cutanée.
Cette dengue banale dure quelques jours et ne se complique pas.
Il en est tout autrement de la dengue hémorragique qui survient le plus souvent à l’occasion d’un deuxième dengue d’un sérotype différent.
La fièvre peut durer jusqu’à une semaine et une tendance hémorragique apparait assez rapidement : hémorragies visibles sous la peau (purpura, ecchymoses spontanées), hémorragies des muqueuses (notamment digestives avec vomissements sanglants ou selles fortement colorées en noir).
Parfois la dengue hémorragique se complique d’un « syndrome de choc » qui associe une forte baisse de la tension artérielle à une accélération secondaire du coeur.
Cette dengue hémorragique avec ou sans syndrome de choc est dangereuse et nécessite assez souvent une hospitalisation.


Prévenir et soigner la dengue

Il n’y a pas encore de vaccin pour cette virose, et pas de traitement spécifique.
La prévention c’est essentiellement la suppression des gites à moustiques et l’utilisation de toutes les méthodes pour se protéger des piqures de moustiques dans les zones à épidémie (les Aedes sont des moustiques qui piquent dans la journée).
Dans tous les cas de dengue ou de suspicion de dengue il faut éviter tous les médicaments qui peuvent diminuer la coagulation sanguine  et parmi les plus courants : aspirine, anti-inflammatoires non stéroidiens , dérivés de la cortisone.
Le seul médicament conseillé est le paracétamol (dans la mesure où on n’y est pas allergique).

Plantes médicinales et dengue

L’utilisation des plantes pour se soigner est très répandue en Asie et depuis plusieurs années certaines plantes ont été utilisées pour atténuer les effets de la dengue.
La feuille de papayer est celle qui est actuellement la plus à la mode.
Il n’y a pas de base pharmacologique ou chimique à cette utilisation mais des praticiens d’Inde, du Pakistan ou de Ceylan ont constaté une amélioration des constantes sanguines (nombre des plaquettes et des leucocytes) chez les malades traités par un extrait de feuille de carica papaya.
Voila la méthode utilisée : broyage de 2 feuilles de papayer matures mais non jaunies, extraction à froid du liquide , 5ml (soit une cuillerée à café) 3 fois par jour chez l’adulte et demi dose chez l’enfant. C’est terriblement amer!!
Durant l’automne 2011 le nord de l’Inde et du Pakistan ont été touchés par un forte épidémie de dengue avec pour conséquence un véritable marché « noir » de la feuille de papayer!
D’autres plantes traditionnellement anti-fébriles sont parfois employées en cas de dengue citons :
- les extraits de Momordica charantia (pomme coolie)
- les extraits d’andrographis paniculata
- les extraits de feuilles de neem

Les autorités sanitaires Hindoues ont lancé des avertissements sur l’intérêt de ces extraits de plantes y compris la feuille de papayer et préconisent plutôt l’hospitalisation quand c’est possible en cas de forte dengue.

L’extrait de la feuille de papayer peut être conseillée en cas de dengue banale, mais en cas de forte dengue avec des signes hémorragiques la surveillance médicale est nécessaire car la maladie peut s’aggraver très rapidement surtout chez les enfants.

Quelques références :

College of General Practitioners of Sri Lanka :
http://cgpsl.org/downloads/pdf_cgpsl/7.pdf

Genetic Vaccines and Therapy 2012, 10:6
http://www.gvt-journal.com/content/10/1/6
Idrees and Ashfaq
A brief review on dengue molecular virology,
diagnosis, treatment and prevalence in Pakistan

Asian Pacific Journal of Tropical Biomedicine
doi:10.1016/S2221-1691(11)60055-5
Dengue fever treatment with Carica papaya leaves extracts
Nisar Ahmad, Hina Fazal,Muhammad Ayaz, Bilal Haider Abbasi, Ijaz Mohammad, Lubna Fazal

La dengue maladie banale pouvant devenir mortelle

Dans la majorité des cas la dengue provoque un accès fébrile de quelques jours accompagné de douleurs musculo-articulaires, de maux de tête, de fatigue intense et moins souvent de troubles digestifs et d’une éruption cutanée.
Cette dengue banale dure quelques jours et ne se complique pas.
Il en est tout autrement de la dengue hémorragique qui survient le plus souvent à l’occasion d’un deuxième dengue d’un sérotype différent.
La fièvre peut durer jusqu’à une semaine et une tendance hémorragique apparait assez rapidement : hémorragies visibles sous la peau (purpura, ecchymoses spontanées), hémorragies des muqueuses (notamment digestives avec vomissements sanglants ou selles fortement colorées en noir).
Parfois la dengue hémorragique se complique d’un « syndrome de choc » qui associe une forte baisse de la tension artérielle à une accélération secondaire du coeur.
Cette dengue hémorragique avec ou sans syndrome de choc est dangereuse et nécessite assez souvent une hopitalisation.

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LE CASSIS RIBES NIGRUM ANTIOXYDANTS ET VIEILLISSEMENT

Bruce N. Ames et ses collègues faisaient une revue en 1993 des connaissances de l’époque sur le rôle des substances oxydantes sur le vieillissement.
http://www.pnas.org/content/90/17/7915.full.pdf
Ils écrivaient (traduction libre) :
<<Le métabolisme de l’organisme, comme beaucoup d’autres aspects de la vie, est principalement le résultat d’échanges.
Les composés oxydants qui sont les « déchets » du métabolisme normal provoquent des altérations de l’ADN, des protéines et des lipides.
Nous pensons que ces altérations (analogues à celles provoquées par les radiations ionisantes) contribuent au phénomène du vieillissement et aux maladies dégénératives qui l’accompagnent tels que cancers, maladies cardiovasculaires, baisse de la défense immunitaire, troubles du fonctionnement du cerveau et cataracte.
Les antioxydants qui protègent l’organisme comprennent la vitamine C, la vitamine E et les caroténoïdes.
Un régime alimentaire qui apporte peu de fruits et de végétaux double le risque de survenue de la plupart des types de cancer par rapport à un régime avec beaucoup de végétaux et augmente aussi significativement le risque de troubles vasculaires et de cataracte.>>

Cette opinion est toujours d’actualité, mais en plus des vitamines C, E et A, d’autres substances d’origine végétales apparaissent importantes pour ralentir le vieillissement des tissus ce sont les pigments végétaux , rouges ou bleus (anthocyanes) et les flavonoïdes que l’on trouve dans les fruits et les fleurs.

LE CASSIS, RIBES NIGRUM , PROTECTEUR DES TISSUS ET ANTI-INFLAMMATOIRE

Le cassis, Ribes nigrum, possède des fruits très colorés et bien pourvus en vitamine C, ce sont donc des fruits protecteurs des tissus.
Les fruits du cassis sont de petite taille mais concentrés en matière active au même titre que les myrtilles par exemple et ses anthocyanes sont assez bien absorbées au niveau digestif augmentant ainsi la capacité anti-radicaux libres du sang.
Les feuilles et les bourgeons du cassis sont également une source de substances antioxydantes et donc anti-inflammatoires.


COMMENT UTILISER LE CASSIS ?

- Le mieux est de consommer en petite quantité les fruits de cassis (nature ou en jus) frais ou conservés après congélation, on a ainsi l’ensemble des substances protectrices : vitamines, anthocyanes et flavonoïdes, acides organiques.
- On peut aussi en faire des confitures ou du sirop.
- Il existe également des compléments alimentaires à base de cassis.
- Les extraits classiques de cassis, Ribes nigrum :
exemples de posologie :
Teinture-mère de cassis : 30 gouttes 2 à 3 fois par jour par cure de 2 mois 3 fois par an.
Macération glycérinée de bourgeons de cassis 1D : 30 gouttes 2 à 3 fois par jour en cure de 2 mois 2 à 3 fois par an.
- Infusion de feuilles de cassis : une cuillerée à soupe de feuilles sèches dans 250 ml d’eau 10 à 15 minutes d’infusion.

Le cassis est antioxydant, anti-inflammatoire, ralentit le vieillissement des tissus et est très utile pour soigner les troubles inflammatoires en général ou en complément d’un traitement médicamenteux : par exemple en cas d’asthme, d’allergies, de rhumatisme inflammatoire.
Le cassis est une plante buissonnante, très résistante au froid, facile à cultiver et dont nous encourageons la plantation dans tous les jardins.

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Les « PETITS FRUITS » rouges et bleus diététiques et protecteurs des tissus

La couleur rouge des végétaux aussi bien des feuilles, des fleurs que des fruits est principalement due à la présence de pigments dans les cellules végétales.
Ces pigments sont rouges ou bleu selon leur structure chimique et l’acidité du milieu cellulaire (selon le pH).
Ce sont les anthocyanosides ou anthocyanes que les chimistes placent dans le groupe des flavonoïdes.

Les flavonoïdes dans leur ensemble sont des composés phénoliques aux nombreuses propriétés pharmacologiques.
On les considèrent comme des substances qui protègent contre les maladies dégénératives comme par exemple les cancers, les maladies cardiovasculaires ou le diabète.

Les petits fruits rouges et bleus des zones tempérées.

On parle ici des cerises, des myrtilles, bleuet du canada, canneberge, cassis, framboises et fraises, groseillier rouge,raisin coloré, mûre de la ronce et mûre du murier, fruits du sureau noir pour citer ceux qui sont faciles à trouver dans la nature , les jardins ou les magasins.
Tous ces fruits contiennent, entre autres, des sucres, de la vitamine C en quantité, des acides organiques et des oligoéléments, des acides phénols anti-oxydants, apportent des fibres solubles et insolubles et des pigments anthocyanes qui tachent les doigts en rouge ou bleu-violacé dès qu’on les écrase.

Quelles sont les principales propriétés des pigments anthocyanes ?

Les pigments rouges et bleus des fruits sont considérés comme des protecteurs des petits vaisseaux sanguins, ils diminuent la perméabilité des capillaires et augmentent leur résistance et comme beaucoup de composés phénoliques, ils sont anti-oxydants, c’est à dire qu‘ils neutralisent les radicaux libres responsables de dégâts parfois irrémédiables à l’intérieur des cellules.
Cette capacité anti-radicaux libres est probablement celle qui protège sur le long terme contre le vieillissement avec son cortège de maladies dégénératives associées (cancers, troubles cardiovasculaires, sclérose des petits vaisseaux, détérioration de la rétine avec baisse de la vision).

Donc pour vivre longtemps et en bonne santé, avoir une bonne vue, consommons toute l’année des petits fruits bien colorés.

- Frais ou décongelés tels quels ou en jus de fruit mais en quantité modérée (à cause de leur contenu en acides organiques et pour certains en tanin ou substances irritantes).
- En confiture ou en sirop que l’on peut conserver au frais ( la baie du sureau après cuisson).
- Séchés quand il ne sont pas trop aqueux (ex les myrtilles)
Ils accompagnent des plats sucrés ou salés, des viandes ou des laitages.
La vitamine C s’oxyde et disparait assez vite surtout si les fruits sont cuits mais les anthocyanes et les « tanins » se conservent bien à l’abri de la lumière.

Notons que tous ces fruits fortement colorés sont consommés dans la nature en grande quantité par des animaux bien loin d’être végétariens comme les renards ou les ours qui trouvent là un complément alimentaire de grande valeur nutritive et diététique avant d’affronter l’hiver.

Quels sont les fruits les plus intéressants sur le plan médical ?

Ces petits fruits possèdent souvent d’autres propriétés médicinales par exemple :

- Le fruit du cassissier : Ribes nigrum,  anti-inflammatoire et anti-bactérien.
- Les myrtilles, airelles, canneberges, bleuets du genre Vaccinium : antibactériens, désinfectants digestifs et urinaires, et anti-diabétiques (malgré leur contenu en sucre).
- Le fruit du sureau noir, Sambucus nigra, antiviral (virus grippaux et des infections saisonnières).



Les petits fruits colorés des tropiques

Les fruits tropicaux sont moins souvent fortement colorés par les anthocyanes, par contre ils contiennent plus de caroténoïdes qui sont également protecteurs et anti-radicaux libres (par exemple dans la mangue).
Citons néanmoins deux fruits intéressants et faciles à cultiver sous les tropiques.

- La cerise des Antilles ou acérola, Malpighia glabra = Malpighia punicifolia. dont les fruits contiennent sans doute la concentration en vitamine C la plus élevée des fruits consommés au monde.

- Syzygium cumini, La « pistas » en Polynésie, jamun ou jambolan aux Indes .
Un grand arbre des tropiques à la croissance rapide, ses fruits de petite taille mais nombreux sont très fortement colorés en rouge violacé et contiennent des tanins astringents.
On les consomment frais (attention à la coloration des doigts, comme pour les mures!!) et en confitures.
C’est un fruit très consommé dans l’Inde du sud (c’est le fruit du Dieu Rama). Il est protecteur des tissus, antibactérien et anti-diabétique.

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Pourquoi faut-il avoir du ROMARIN dans son jardin ou dans sa cuisine ?

Le ROMARIN rosmarinus officinalis est un arbuste très commun dans la région méditerranéenne  où il pousse spontanément.
Il s’adapte à de nombreux climats et terrains et une fois bien établi il ne demande pas beaucoup d’attention. C’est un arbuste buissonnant de pleine terre mais on peut le garder également dans un bac à fleurs sur son balcon ou sa fenêtre et l’abriter en hiver.
Son feuillage est persistant et ses fleurs attirent les butineurs.
Cette plante aromatique est un réservoir de composés très actifs d’un point de vue pharmacologique : huile essentielle, flavonoïdes et composés phénoliques.

Le ROMARIN plante médicinale des voies biliaires

Le romarin est une des plantes médicinales qui activent la sécrétion et l’excrétion de bile favorisant ainsi le drainage des voies biliaires et améliorant la digestion des graisses.
Une partie du cholestérol sanguin est éliminé dans la bile (et en partie réabsorbé).
L’augmentation du flux biliaire permet donc de faire baisser légèrement le taux de cholestérol et de lipides sanguins.
On  pensera à utiliser du romarin en cas de migraine digestive, de digestion lente des graisses, d’hypercholestérolémie mais aussi de troubles cutanés (eczéma par exemple).
Attention néanmoins si l’on est sujet à la lithiase biliaire (calculs dans la vésicule), l’augmentation des contractions de la vésicule peut entrainer une crise de colique hépatique.

Le ROMARIN anti-oxydant piégeur de radicaux libres

Le romarin contient des acides phénols qui sont non seulement absorbés et bien tolérés par l’organisme mais aussi connus pour leur pouvoir anti-oxydant donc anti-inflammatoire.
Ils sont utilisés pour préserver les aliments ou les cosmétiques mais on connait leur effet protecteur sur les différents tissus du corps notamment la peau (prévention du vieillissement cutané) ou les artères (prévention des accidents liés à artériosclérose).
On considère même qu’il peuvent ralentir ou prévenir l’apparition de certains types de cancers.

Le ROMARIN et son huile essentielle

L’odeur d’encens et de pin du romarin fait qu’on l’a utilisé très tôt pour fabriquer des parfums ou des eaux de toilette.
Les caractéristiques de son huile essentielle dépendent de l’origine géographique du romarin et de ses conditions de culture (climat et nature du sol).
On distingue en général 3 types d’huiles essentielles de romarin.
Les chémotypes à camphre et verbénone contiennent des substances qui irritent le système nerveux augmentant le tonus mais avec le risque de survenue de convulsions ou d’une crise d’épilepsie en cas de surdosage ou d’hypersensibilité cérébrale.
Le chémotype à cinéole (eucalyptol) est plus facile à utiliser et on peut l’employer en cas d’infection virale de type grippale ou de rhume, pour faciliter la guérison et prévenir une surinfection des bronches.

Comment utiliser le ROMARIN ?

Les rameaux feuillus de romarin se sèchent très bien et on peut les conserver plusieurs mois.
Le romarin se trouve facilement dans les rayons des aromates et est un composant dominant du mélange tout fait d’herbes de Provence en compagnie du thym, du basilic et de l’origan.
Le romarin peut se consommer en tisane et s’ajouter dans de nombreux plats soit soupoudré soit incorporé dans les sauces ou les eaux de cuisson.

Pour bénéficier des effets protecteurs du romarin il faut en consommer très régulièrement.


Pour plus d’informations sur les indications thérapeutiques et les posologies vous pouvez consulter la page dédiée à cette plante :

www.phytomania.com/romarin.htm

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Cultiver du ginseng dans son jardin

La culture du ginseng dans son jardin
Le ginseng est une plante revitalisante, qui donne du tonus et du plaisir de vie, qui permet de lutter contre le stress et contribue aussi à la protection contre les maladies dégénératives (cancer, diabète, maladies cardiovasculaires).
Les Asiatiques dans leur ensemble utilise aussi le ginseng et ses extraits pour lutter contre le vieillissement physique et psychique.
On comprend donc que le ginseng soit l’objet d’un commerce important et assez lucratif car cette plante est devenue rare dans la nature et doit être cultivée pour approvisionner le marché des plantes médicinales et des compléments alimentaires.
On sait que toute culture intensive et « industrielle » utilise engrais et pesticides , c’est inéluctable car la concentration en plante cultivée est trop importante fragilisant les défenses naturelles des végétaux et favorisant les infections parasitaires, ou par des microorganismes (champignons, bactéries, virus).
D’où l’idée de cultiver son propre ginseng.
C’est une plante qui n’existe pas à l’état sauvage en Europe mais que l’on trouve en Amérique du Nord et en Asie dans les régions tempérées plutôt froides.

Il n’y a aucun obstacle climatique ou de qualité de sol pour pratiquer cette culture en Europe.

Le ginseng est une plante de sous-bois qui craint le soleil

Le ginseng pousse naturellement à l’ombre des arbres et il faut donc recréer ce microclimat : terrain légèrement humide, mais bien drainé, assez léger pour favoriser le développement de la racine et faciliter le déterrage sans abimer le réseau racinaire, pH légèrement acide et pas d’exposition directe au soleil.
On peut donc planter notre ginseng à l’ombre de la maison coté Nord, derrière un mur ou une haie bien fournie, ou en sous bois.

Quatre années minimum de culture!!

Si l’on part de la graine, il faut 5 à 6 ans pour obtenir une racine utilisable, et 4 ans minimum à partir d’un jeune plant.
C’est assez long mais c’est une culture qui ne demande pas beaucoup d’attention. Le ginseng résiste bien au froid hivernal et redémarre au printemps ajoutant tout juste une feuille  supplémentaire chaque année.
Plus tard il fleurit et l’on peut récolter les graines quand elles sont bien matures (rouge vif).

Comment conditionner le ginseng ?

On peut soit sécher la racine entière soit sécher la racine fragmentée (découpée en rondelle) on obtient ainsi le ginseng blanc.
Il est parfaitement possible de faire une teinture alcoolique de ginseng , facile à employer et doser.

Un peu de documentation  et de conseils précis de culture

Il existe en France un fournisseur de plants
et de graines de ginseng :
http://www.ginseng-graines-plants.com


Informations en provenance du canada pour la culture en sous-bois. :

http://www.umoncton.ca/umce-foresterie/files/umce-foresterie/wf/wf/pdf/guide-techn-ginseng.pdf

http://www.gaspesielesiles.upa.qc.ca/fhtm/pfnl/Ginseng.pdf

http://www.agrireseau.qc.ca/erable/Documents/acer20.pdf

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Arnaque sur l’açai

Euterpe oleracea est un petit palmier très commun dans les plaines inondables et les terres basses de toute la région amazonienne où on peut parfois le trouver en peuplements mono-spécifiques. Il se présente alors en touffes assez denses, les troncs atteignent 10 à 20 m et sont assez flexueux.
Le palmier açai (palmier pino en Guyane française ou wassaye) porte des grappes de petits fruits violacés à la pulpe mince.
Une fois réhydratée cette pulpe peut être séparée de l’amande manuellement ou par frottement dans une machine rotative, on obtient alors un liquide violet-rouge douceâtre et onctueux plus ou moins pâteux selon la quantité d’eau ajouté.
Cette boisson a été pendant des siècle la base de l’alimentation des populations déshéritées de la basse région amazonienne, les « Caboclos ».
C’est aussi une boisson rafraichissante et énergisante(jusqu’à 30% de  corps gras dans la pulpe sèche) typique de la ville de Belem do Para dans l’estuaire de l’amazone.
Le palmier açai (pino) est également très exploité pour fournir les coeurs de palmier, ou chou palmiste, il s’agit du bourgeon terminal ; on abat donc le palmier pour en extraire cette petite partie consommable.
L’açai est connu  et consommé depuis longtemps au Brésil.
Il a été introduit récemment avec les techniques nord-américaines du marketing dans le marché des compléments alimentaires.
Pour le distinguer des autres compléments diététiques et médicinaux on lui associe le pouvoir AMAIGRISSANT, ce qui est complétement FAUX.
C’est au contraire un complément alimentaire ENERGISANT par son contenu important en lipides (son nom scientifique oleracea signifie cela).
Il est néanmoins intéressant pour son apport en polyphénols et anthocyanosides (anti-inflammatoires, protecteurs vasculaires), substances que l’on peut trouver facilement et à moindre coût, dans tous les fruits rouges cultivés ou sauvages (ex : raisin, myrtilles, cassis, baies du sureau) et qui peuvent, entre autres, limiter les troubles physiques liées au surpoids ou au diabète de type 2.

Malgré leur valeur diététique, il vaut  mieux laisser les baies d’açai au Brésil et ne pas transporter leur pulpe sèche sur des milliers de km surtout pour en faire des compléments alimentaires faussement amaigrissants.


Effects of Açai (Euterpe oleracea Mart.) berry preparation on metabolic parameters in a healthy overweight population: A pilot study

Acai dans wikipedia en anglais

 

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