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Plantes médicinales et utiles

RESVERATROL, VIN, RENOUEE DU JAPON, « A TOUS MAUX », MEMOIRE, VIEILLISSEMENT, ANTI-OXYDANTS

Le RESVERATROL est un composé phénolique présent en petite quantité dans certains végétaux.


Il est plus connu depuis qu’on lui a attribué un rôle important dans ce que les anglo-saxons définissent comme le « paradoxe français » : nourriture riche en lipides mais faible taux(relatif)d’accidents cardiovasculaires (angine de poitrine, infarctus du myocarde) chez des gens qui consomment régulièrement du vin rouge.
Le resvératrol est synthétisé par la vigne en cas d’atteinte du raisin par une infection fongique (champignons) ou de stress hydrique (sécheresse).
Ce composé est surtout présent dans la peau du raisin et dans les enveloppes des pépins.
Les cépages à raisin coloré comme le pinot noir (vin de Bourgogne), les cépages du Languedoc Roussillon ( grenache, mourvèdre) et du Bordelais (merlot) peuvent en contenir une quantité suffisante pour qu’elle se retrouve dans le vin (rouge).
Les vins blancs en contiennent peu car dans le processus de vinification en « blancs » le contact entre le jus et les enveloppes du raisin est très court.

Beaucoup d’autres plantes ou fruit en contiennent notamment les mures du murier, les canneberges, les fèves de cacao (chocolat) et deux plantes exotiques : la renouée du Japon et l’ Alpinia zerumbet (« à tous maux  » aux Antilles)


Le RESVERATROL PROTECTEUR DES TISSUS , ANTI-OXYDANT, ANTI-INFLAMMATOIRE et favorisant la micro-circulation sanguine cérébrale


Le vin contient de nombreux composés connus pour leur capacité à neutraliser les radicaux libres : tanins, anthocyanosides (qui donnent la couleur rouge au vin) et autres polyphénols.
Mais des études en laboratoire font penser que le resvératrol possède aussi un rôle important dans la protection des tissus contre les agressions physico-chimiques des radicaux libres.
Le resvératrol pourrait également agir à la manière de l’aspirine (en empêchant l’agrégation de plaquettes sanguines donc les thromboses et les infarctus qui leur font suite) ou des anti-inflammatoires non stéroïdiens (comme le diclofenac ou l’ibuprofène) en réduisant l’action enzymatique COX-2.
Tout cela favorise la protection des tissus, ralentit leur VEILLISSEMENT et peut même contribuer à éviter la transformation cancéreuse des cellules dont l’ADN peut se détériorer suite à l’action des radicaux libres.

Les cellules de la peau (épiderme et derme) peuvent bénéficier de son action car elles font partie des tissus fragiles , en-effet les rayons UV produisent des radicaux libres et altérent directement l’ADN cellulaire.
Des études récentes montrent qu’un apport régulier en resvératrol améliore la MEMOIRE, permet de meilleurs performances intellectuelles surtout chez les personnes âgées et ralentit peut-être le développement ou les effets de la MALADIE d’ALZHEIMER.

Le resvératrol passe facilement la barrière intestinale et se retrouve dans le sang et les tissus, il est transformé par le foie (sulfaté ou glucuro conjugué) et éliminé dans les urines sous la forme conjuguée.

OU TROUVER LE RESVERATROL : LE VIN, LA RENOUEE DU JAPON, L’ »A TOUS MAUX » des ANTILLES


Comme nous l’avons vu plus haut, il existe en quantité suffisante dans le vin rouge pour qu’une consommation régulière (mais modérée) de vin rouge (des cépages cités de préférence) assure un apport significatif de resvératrol. D’autre polyphénols présents dans le vin rouge associent leurs effet protecteurs à celui du resvératrol.

La renouée du Japon, Fallopia japonica, est une plante des pays tempérés originaire d’Asie et introduite en Europe comme plante décorative.
Elle est maintenant considérée comme très invasive.
La renouée du Japon peut se développer sur des terrains qui contiennent des quantités « toxiques » de métaux (notamment en aluminium et fer) : friches industrielles, voies ferrées.
C’est une plante alimentaire (on en consomme les jeunes pousses) et médicinale en Asie mais elle doit provenir de terrains non pollués.
Son rhizome frais contient environ 200mg par kg de resvératrol , c’est de là qu’on l’extrait dans l’industrie des compléments alimentaires.
On utilise le rhizome séché en infusion c’est un « thé médicinal » classique en Chine et au Japon pour prévenir les maladies cardiovasculaires et comme anti-inflammatoire.

L’ »à tous maux » des Antilles  ou Alpinia zerumbet est une jolie plante décorative, de la famille du gingembre et du curcuma, originaire également d’Asie et très apréciée également comme plante médicinale aux Antilles (surtout en Martinique).
C’est la plante du « rhume », des « grippes » et des troubles digestifs banaux (aérocolie, flatulence).
Elle est également diurétique et légèrement hypotensive. Les feuilles de cette plante contiennent de l’huile essentielle et des polyphénols dont le resvératrol.
La façon la plus simple de l’utiliser est la tisane, antigrippale, diurétique, hypotensive digestive et contre le vieillissement, « à tous maux » en quelque sorte!


http://www.vidal.fr/actualites/14987/le_resveratrol_extrait_de_la_peau_du_raisin_noir_pourrait_il_etre_benefique_pour_la_memoire_des_plus_ages/

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CIGARETTE ELECTRONIQUE VAPOTEUSE SEVRAGE DU TABAC

Depuis 2009-2010 une petite « révolution » dans la consommation des dérivés du tabac accompagne la mondialisation et la banalisation de l’usage de la cigarette électronique.
Je n’entre pas dans les détails techniques de cette invention que l’on trouve bien expliqués sur les sites de vente de « vapoteuse » ou sur « wikipedia ».

Peut-on se libérer de la cigarette et de la toxicomanie tabagique à l’aide de cette cigarette électronique ?

En pratique on s’aperçoit que des personnes qui ont abandonné le sevrage tabagique pour des raisons de coût ou d’inefficacité ou de trop grande brutalité du sevrage arrivent à abaisser considérablement voir totalement leur consommation de cigarettes grâce à cette cigarette électronique.
Reste à voir, dans les années à venir et en analysant des données épidémiologiques, si l’addiction à la cigarette est remplacée par celle à la vapoteuse ou si le sevrage devient total et réussi sur le plan psychique et physique.


Quels sont les conséquences sur la santé de l’usage de la vapoteuse ?

Les ingrédients « consommables » de la cigarette électronique sont : le liquide qui se vaporise (propylène glycol ou glycérol ou les deux en proportions variées), la nicotine et des additifs donnant de l’arôme.

Glycérol (= glycérine végétale) et propylène glycol ne sont pas considérés comme toxiques ou nocifs pour la santé, mais le fait de les chauffer pour les vaporiser peut libérer dans une « vapoteuse » mal réglée ou de mauvaise fabrication, des composés toxiques, irritants voir cancérigènes comme l’acroléine (température au-delà de 250°).

La nicotine dont les concentrations varient entre 0 mg et 24 mg  (voir plus) par ml peut présenter un risque d’empoisonnement pour quelqu’un (un enfant) qui avalerait le liquide sirupeux et un peu sucré de la vapoteuse.

Les additifs d’arôme sont des substances chimiques dont la formule et le devenir après chauffage restent mystérieux.
La majorité des « vapoteurs(euses) » ne se plaignent pas d’effets secondaires, à part une sécheresse buccale ou une irritation de la langue.

Bronchite, toux et vapoteuse

Dans certains cas , en général au bout de 2 à 4 semaines, on peut observer l’apparition d’une toux sèche irritative, qui peut se transformer en toux grasse surtout chez les personnes aux bronches déjà fragilisées par une tabagie ancienne.
Les commerçants de cigarettes électroniques minimisent le problème et essaient de convaincre leurs clients y compris par l’intermédiaire des blogs dédiés qu’il s’agit juste d’une réadaptation du système respiratoire, que les cellules ciliées de la muqueuse bronchique sont réactivées et fabriquent plus de mucus et qu’il faut persévérer.
Dans certains cas c’est peut-être vrai, néanmoins j’ai pu observer des « bronchites »de vapoteuses non résolutives spontanément même après arrêt du vapotage et pouvant nécessiter un traitement antibiotique pour les assécher.

Pour moi il s’agit d’une véritable intolérance à certains composés du liquide de la cigarette électronique ou du liquide après chauffage.

Parfois le problème diminue quand on change de fournisseur de liquide de vapotage, ou que l’on fabrique soit-même ce liquide à partir de glycérine végétale (VG) ou de propylène glygol (PG) (d’origine européenne) en variant les pourcentages de ces produits, et en éliminant complètement les arômes qui pourraient être allergisants.


Conduite du sevrage tabagique avec la cigarette électronique

On commence par l’utilisation d’un liquide de vapotage concentré en nicotine ( 12 mg par ml par exemple) et quand le besoin de fumer des cigarettes traditionnelles s’estompe, on passe à un liquide moins concentré en nicotine ( 6 mg) voir sans nicotine.
Le sevrage est beaucoup plus souple et adaptable à chaque cas particulier, et l’on peut continuer à vapoter sans nicotine , la gestualité du fumeur est toujours là et suffit en général, l’étape suivante moins douloureuse sera l’abandon de la « vapoteuse ».

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PLANTES ET REGIME AMAIGRISSANT : LA NOIX DE BANCOUL, LES PLANTES ET LA DIGESTION DES LIPIDES

L’obésité et le surpoids sont en augmentation constante dans l’ensemble du monde y compris dans des pays où la dénutrition est chronique.
En cause, l’augmentation du pouvoir d’achat moyen, la baisse du prix des aliments de base,la facilité grâce aux industries alimentaires à se procurer des corps gras d’origine animale ou végétale et des matières sucrées.

Il est bien connu maintenant par de nombreuses enquêtes épidémiologiques que le surpoids et l’obésité s’accompagnent d’une augmentation importante des maladies dégénératives que sont le diabète de type 2, les troubles des lipides sanguins avec les troubles cardio-vasculaires qui leur sont associés et certains cancers (sans parler de l’atteinte des articulations des genoux ou des hanches).

Il est difficile de maigrir, la graisse emmagasinée par le corps s’élimine très lentement, nous sommes génétiquement programmés pour économiser nos réserves!.
« Les régimes amaigrissants » garantis et faciles n’existent pas. Il faut donc être prudent quand on se lance dans un régime amaigrissant aux résultats promis en quelques jours ou semaines.
Certains sont basés sur l’utilisation de plantes légèrement toxiques comme la noix de bancoul par exemple.

LA NOIX DE BANCOUL POUR MAIGRIR, ATTENTION DANGER!!

La noix de bancoul est le fruit d’un arbre originaire du sud-est asiatique, Aleurites moluccana, présent maintenant dans tous les pays tropicaux.
L’amande de la noix de bancoul, très riche en lipides, est comestible en petite quantité après  avoir été grillée ce qui élimine une partie des composés toxiques qu’elle contient.
L’huile de noix de bancoul est surtout employée dans l’industrie (un peu comme l’huile de lin) ou comme cosmétique.

Certains sites internet proposent la noix de bancoul fraiche comme un régime amaigrissant miracle.
En fait cette noix dont on ne consomme qu’un petite fraction par jour est très irritante pour l’intestin , laxative, parfois elle induit une diarrhée.
Le danger principal est la confusion qui s’est faite plusieurs fois entre ces noix de bancoul et une autre amande beaucoup plus dangereuse, celle du laurier jaune, Thevetia neriifolia = Thevetia peruviana.
Plusieurs femmes ont été fortement intoxiquées et ce régime amaigrissant avec des noix de bancoul mélangées aux amandes du laurier jaune les a conduit à l’hôpital en urgence (risque d’arrêt cardiaque).
La vente des noix de bancoul pour régime amaigrissant est donc maintenant interdite dans de nombreux pays.

LES PLANTES PEUVENT AGIR SUR LA DIGESTION DES CORPS GRAS

Les plantes contiennent des composés capables d’agir sur la digestion des graisses. Certaines plantes facilitent l’action des lipases digestives d’autre au contraire diminuent ou contrarient l’action de de ces enzymes sécrétées dans l’estomac et surtout dans l’intestin.
Ces lipases séparent les différentes parties des corps gras des aliments (exemple : glycérol et acides gras) permettant ainsi leur absorption par l’organisme.
Les plantes qui diminuent l’action des lipases digestives son intéressantes pour aider à perdre du poids et en cas de troubles de lipides sanguin (cholestérol et triglycérides trop élevés).

Les plantes qui favorisent la digestion des graisses aident la digestion mais peuvent également faciliter l’embonpoint.

Quelques exemple de plantes « anti-lipase » et leur pourcentage d’inhibition de l’enzyme digestif:

Aleurites moluccana , le bancoulier, (feuilles) : 100 %
Allium cepa, le bulbe d’oignon (entier) : 73,5 %
Allium sativum , la gousse d’ail : 44,6 %
Anacardium occidentale , feuilles d’anacardier(arbre à cajou) : 88,7 %
Averrhoa carambola , la carambole (fruit tropical) 100 %, les feuilles 94,8 %
Azadirachta indica (le neem) feuilles : 93,8 %
Brassica oleracea (les choux) feuilles : 46,4 %
Cuminum cyminum, les graines de cumin : 44,6 %
Curcuma longa, la poudre de curcuma : 52,7 %
Cynometra cauliflora, le nam nam , les feuilles: 100 %
Hibiscus sabdariffa , le karkadé, feuilles : 60,9 %
Moringa oleifera, le moringa, feuilles : 75,4 %
Momordica charantia , la momordique pomme coolie, fruit : 83,6%
Persea americana , l’avocatier, feuilles : 92,8 %
Phyllanthus niruri, en bas feuille vert, plante entière : 81,4 %
Psidium guajava, la papaye, feuilles : 99 %
Syzygium cuminii feuilles : 85%
Tamarindus indica : le tamarinier, fruits : 68 %

On peut voir que de nombreuses feuilles de plantes comestibles sont inhibitrices des lipases : les feuilles de bancoulier, d’arbre à cajou, de neem, de jamelonguier, d’avocatier, de goyavier.
Leurs infusions sont actives mais peuvent induire une constipation secondaire car elles contiennent beaucoup de tanins.
Les oignons, l’ail, la momordique, les feuilles de moringa, la carambole (bien mure), la poudre de curcuma, sont plus intéressantes et plus facile à utiliser.
L’action anti-lipase semble en partie due à l’action de la quercitrine (très voisine de la quercétine) .
On trouve ces flavonoïdes dans de nombreuses autres plantes notamment : le thé vert, les myrtilles , les raisins colorés (et le vin), des fruits (pomme, poire, prune ).

Un mot particulier sur le sarrasin dont les graines contiennent beaucoup de quercitrine : l’infusion de graines de sarrasin devrait faire partie des régimes amaigrissants.
La galette (crêpe) de sarrasin, plat traditionnel en Bretagne, est donc diététiquement intéressante car elle ne contient pas de gluten et limite l’absorption des corps gras.

A l’opposé, il existe aussi des plantes qui favorisent l’action de la lipase, ce qui permet une meilleure digestion des lipides alimentaires mais peut favoriser la prise de poids.
Voilà quelques exemples de plantes avec le pourcentage d’action positive sur les enzymes lipases.
Ce sont souvent des aromates :
Capsicum frutescens, le piment, fruit : 125 %
Cymbopogon citratus , la citronnelle, plante entière : 104 %
Ocimum basilicum, le basilic : 103 %
Pimpinella anisum, graine d’anis : 186 % !!
Kaemferia galanga , une plante voisine du gingembre, rhizome: 122 %

On doit éviter de consommer ces aromates (surtout l’anis) quand on cherche à perdre du poids.

Pour plus d’informations :
1 - http://cime.fcq.unc.edu.ar/boletin%20nuez%20de%20la%20india-%20error%20medicamentos%2011-%202011.pdfen Espagnol
Le danger des noix de bancoul

2 – Molecules 2013, 18(12), 14651-14669; doi:10.3390/molecules181214651
Anti- and Pro-Lipase Activity of Selected Medicinal, Herbal and Aquatic Plants, and Structure Elucidation of an Anti-Lipase Compound
Muhammad Abubakar Ado 1, Faridah Abas 1,2, Abdulkarim Sabo Mohammed 1 and Hasanah M. Ghazali
document téléchargeable en Anglais  : http://www.mdpi.com/1420-3049/18/12/14651/pdf

3 – Pages internet sur quelques plantes anti-lipases :

- http://www.phytomania.com/phyto/pistas.htm : le jamelonguier
- http://www.phytomania.com/phyto/cajou.htm : le cajou
- http://www.phytomania.com/ail.htm : l’ail
- http://www.phytomania.com/avocatier.htm : l’avocatier
- http://www.phytomania.com/curcuma.htm : le curcuma
- http://www.phytomania.com/myrtille-cranberry.htm : les myrtilles
- http://www.phytomania.com/basilic.htm : le basilic
- http://www.phytomania.com/goyavier.htm : le goyavier
- http://www.phytomania.com/hibiscus.htm : les hibiscus et le karkadé
- http://www.phytomania.com/momordique-pomme-coolie.htm : la momordique
- http://www.phytomania.com/neem.htm : le neem
- http://www.phytomania.com/phyllanthus-niruri-urinaria.htm : les « graines en bas feuilles »
- http://www.phytomania.com/tamarinier.htm : le tamarinier

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LE CASSIS RIBES NIGRUM ANTIOXYDANTS ET VIEILLISSEMENT

Bruce N. Ames et ses collègues faisaient une revue en 1993 des connaissances de l’époque sur le rôle des substances oxydantes sur le vieillissement.
http://www.pnas.org/content/90/17/7915.full.pdf
Ils écrivaient (traduction libre) :
<<Le métabolisme de l’organisme, comme beaucoup d’autres aspects de la vie, est principalement le résultat d’échanges.
Les composés oxydants qui sont les « déchets » du métabolisme normal provoquent des altérations de l’ADN, des protéines et des lipides.
Nous pensons que ces altérations (analogues à celles provoquées par les radiations ionisantes) contribuent au phénomène du vieillissement et aux maladies dégénératives qui l’accompagnent tels que cancers, maladies cardiovasculaires, baisse de la défense immunitaire, troubles du fonctionnement du cerveau et cataracte.
Les antioxydants qui protègent l’organisme comprennent la vitamine C, la vitamine E et les caroténoïdes.
Un régime alimentaire qui apporte peu de fruits et de végétaux double le risque de survenue de la plupart des types de cancer par rapport à un régime avec beaucoup de végétaux et augmente aussi significativement le risque de troubles vasculaires et de cataracte.>>

Cette opinion est toujours d’actualité, mais en plus des vitamines C, E et A, d’autres substances d’origine végétales apparaissent importantes pour ralentir le vieillissement des tissus ce sont les pigments végétaux , rouges ou bleus (anthocyanes) et les flavonoïdes que l’on trouve dans les fruits et les fleurs.

LE CASSIS, RIBES NIGRUM , PROTECTEUR DES TISSUS ET ANTI-INFLAMMATOIRE

Le cassis, Ribes nigrum, possède des fruits très colorés et bien pourvus en vitamine C, ce sont donc des fruits protecteurs des tissus.
Les fruits du cassis sont de petite taille mais concentrés en matière active au même titre que les myrtilles par exemple et ses anthocyanes sont assez bien absorbées au niveau digestif augmentant ainsi la capacité anti-radicaux libres du sang.
Les feuilles et les bourgeons du cassis sont également une source de substances antioxydantes et donc anti-inflammatoires.


COMMENT UTILISER LE CASSIS ?

- Le mieux est de consommer en petite quantité les fruits de cassis (nature ou en jus) frais ou conservés après congélation, on a ainsi l’ensemble des substances protectrices : vitamines, anthocyanes et flavonoïdes, acides organiques.
- On peut aussi en faire des confitures ou du sirop.
- Il existe également des compléments alimentaires à base de cassis.
- Les extraits classiques de cassis, Ribes nigrum :
exemples de posologie :
Teinture-mère de cassis : 30 gouttes 2 à 3 fois par jour par cure de 2 mois 3 fois par an.
Macération glycérinée de bourgeons de cassis 1D : 30 gouttes 2 à 3 fois par jour en cure de 2 mois 2 à 3 fois par an.
- Infusion de feuilles de cassis : une cuillerée à soupe de feuilles sèches dans 250 ml d’eau 10 à 15 minutes d’infusion.

Le cassis est antioxydant, anti-inflammatoire, ralentit le vieillissement des tissus et est très utile pour soigner les troubles inflammatoires en général ou en complément d’un traitement médicamenteux : par exemple en cas d’asthme, d’allergies, de rhumatisme inflammatoire.
Le cassis est une plante buissonnante, très résistante au froid, facile à cultiver et dont nous encourageons la plantation dans tous les jardins.

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CALCIUM, SILICE, LAIT et LAITAGES, OSTEOPOROSE, INTOLERANCE AU LACTOSE

Tous les nouveaux-nés de mammifères (dont les humains) sont nourris grâce au lait produit par les glandes mammaires de la mère.
Le père possède aussi des glandes mammaires mais elles sont inopérantes car la sécrétion lactée dépend d’un équilibre, entre plusieurs hormones, uniquement réglé chez les femelles.
Au moment du sevrage le jeune commence à absorber des aliments divers et perd progressivement la capacité à digérer de grande quantité de lactose (le sucre du lait).
Les enzymes sécrétés par le système digestif et permettant la digestion du lactose et son absorption sous forme de sucre simple sont de moins en moins excrétés par les cellules de l’intestin voire complètement absents chez l’adulte.
C’est une règle quasi générale chez les mammifères, seule exception, les humains qui dans certains cas peuvent conserver une capacité à digérer le lait à l’age adulte.
Les populations qui ont domestiqué depuis longtemps les animaux produisant du lait se sont en-effet adaptées génétiquement à cette diététique particulière.
Néanmoins à l’intérieur de ces populations tout le monde n’est pas capable de digérer correctement le lactose du lait et des laitages à l’âge adulte.
Les matières grasses (lipides) et les protéines du lait ne posent en général pas de problème de digestion.

Que se passe-t-il quand la digestion du lactose du lait est incomplète ?

Dans ce cas les bactéries et les levures présentes dans l’intestin en profitent pour se développer avec comme conséquences :
- une irritation inflammatoire de la muqueuse intestinale,
– des gaz intestinaux désagréables s’accompagnant de douleurs digestives à type de crampes,
-des céphalées,
-des épisodes de diarrhée ou au contraire de constipation avec colite muqueuse et glaires.

Le lait, les laitages, les fromages, les plantes sources de calcium

99 % du calcium de l’organisme se trouve dans les os et les dents, le 1 % restant est dispersé dans les cellules et les liquides extracellulaires (comme le sang et la lymphe).
La quantité de calcium présent dans le sang est réglée très précisément, car c’est un élément fondamental dans le fonctionnement des cellules et du système nerveux.
Quand il n’y en a pas assez de calcium, il est libéré à partir des os ou mieux absorbé dans l’intestin, s’il y en a trop il est fixé sur l’os ou part dans l’urine.
Pour compenser la perte quotidienne de calcium (surtout dans les urines) il faut donc en absorber un peu dans les aliments.
Les diététiciens se sont pas d’accord sur la quantité nécessaire et la tendance actuelle serait à l’augmentation de cette dose quotidienne mais c’est très discutable.
L’OMS conseille 1/2 g de calcium par jour, ce qui me parait suffisant (sauf chez la femme qui allaite son enfant) alors que certains diététiciens prescrivent presque 2 g par jour chez tout le monde!!
Dans les pays occidentaux on encourage régulièrement dans les médias la consommation de lait, de laitages ou de fromages pour assurer l’apport en calcium mais sachant que la majorité des 7 milliards d’humains ne consomment pas de lait à l’âge adulte et ne présentent pas de troubles liés au calcium on est en droit de se poser la question sur l’intérêt du lait chez l’adulte connaissant le risque de mauvaise tolérance au lactose.
Le calcium est présent dans les plantes (les vaches se nourrissent d’herbe) et une nourriture équilibrée assure un apport suffisant en calcium .
On conseille un apport régulier:
- en légumes verts (épinards, choux, salade, pourpier, feuilles d’ortie, d’amarante , de moringa, de manioc etc..),
- en graines de légumineuses (pois, haricots, lentilles, extraits de soja),
- en amandes ou noix.
Cette liste n’est bien sur pas exhaustive.

La vitamine D et ses dérivés contrôlent l’absorption digestive du calcium.
Cette vitamine est synthétisée dans les téguments sous l’action de la lumière solaire (rayonnement UV) et comme elle est liposoluble on la trouve dans les graisses animales ou certaines huiles de poisson (classiquement l’huile de foie de morue).
Les plantes apportent, conjointement au calcium, du magnésium dont la présence est tout à fait indispensable pour rester en bonne santé.


Plantes, silice, calcium et ostéoporose

L’ostéoporose est une diminution de la densité de l’os qui devient fragile, les fractures sont alors à redouter.
L’ostéoporose survient d’abord chez la femme après la ménopause et les perturbations hormonales qui l’accompagnent mais elle touche les deux sexes à mesure qu’on vieillit.
L’apport en calcium est alors préconisé en association avec de la vitamine D, mais cela ne suffit pas car le déficit, dans l’ostéoporose, est structurel, c’est la matrice même de l’os qui est altérée.
La silice est sans doute une des réponses à ce trouble de la structure osseuse car le silicium est un élément important dans l’élaboration des fibres collagènes du tissu conjonctif (peau, artères mais aussi os).
Les végétaux comestibles sont une excellente source de silice assimilable :
- Farine de céréales( riz, blé, orge, avoine, seigle, …) et de sarrasin, plus la farine est complète plus il y a de silice assimilable car elle se trouve dans l’enveloppe du grain.
- Légumes secs ( pois lentilles etc..).
- Légumes verts (avec une championne : l’ortie).
- Fruits secs.
- Amandes et noix.
Certains végétaux concentrent la silice (la prêle, les bambous par exemple), on peut les préconiser sous forme de poudre, d’extraits ou de teinture mère .
Exemples de posologie
- Teinture-mère de prêle : 50 gouttes 1 à 2 fois par jour
- Poudre de prêle cryobroyée : 1 à 3 gélules par jour
- Décoction de prêle : une poignée de tige de prêle dans un litre d’eau, ébulition pendant 15 minutes, infusion au moins 15 minutes, une à deux tasses par jour (mauvais au goût).

Pour conclure :
Si l’on souffre de troubles intestinaux chroniques et irréguliers, il faut tester impérativement son intolérance au lait et aux laitages.
Pendant 15 jours, on élimine tout apport de lait dans l’alimentation ainsi que de laitages et de fromages.

Rien à craindre les os ne tomberont pas en poussière!!

Si le test d’exclusion du lactose n’est pas complètement concluant, on peut néanmoins diminuer l’apport de produits lactés qui ont tendance chez l’adulte à favoriser les fermentations et parallèlement on augmentera légèrement la quantité de légumes ou de graines de légumineuses dans l’alimentation.
Pour combattre l’ostéoporose, les végétaux comestibles cités dans cette page internet sont une source à la fois de calcium et de silicium assimilables qui ralentiront la dégradation de la structure de l’os.
On associera à cette diététique simple et naturelle un peu d’exercice physique quotidien (pour que les os soient sollicités ) et une exposition régulière de la peau à la lumière solaire modérée pour assurer la synthèse de la vitamine D.

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ACNE BANALE PLANTES MEDICINALES ET HUILES ESSENTIELLES

L’acné banale ou vulgaire ou de la puberté est un trouble inflammatoire et infectieux très banal et très commun qui perturbe par son côté disgracieux les années d’adolescence dans les deux sexes.
L’acné rosacée est une dermatose de l’age adulte dont l’origine, l’aspect, le traitement et l’évolution sont bien différents de l’acné de la puberté.
l’acné banale est le résultat d’une inadaptation de la peau et surtout des glandes sébacées aux changement hormonaux qui accompagnent la puberté.
La sécrétion du sebum, substance huileuse qui protège normalement la peau, devient trop abondante et trop visqueuse, elle gonfle les glandes sébacées qui n’arrivent pas à excréter le sebum en dehors du follicule pileux, le sebum va servir de milieu de culture à une bactérie présente sur la peau (Propionibacterium acnes), cela va entrainer une réaction inflammatoire (rougeur) qui peut aller jusqu’aux abcès avec risque de cicatrice par fibrose ultérieure.

SOIGNER L’ACNE

La prévention de cet acné banale permet de diminuer le volume des comédons et l’inflammation : détersion soigneuse et quotidienne de la peau, prévention des micro-traumatismes répétés, exposition modérée au soleil, et pour les garçons il vaut mieux parfois ne pas se raser ou espacer les rasages .
L’acné modérée et mal vécue est souvent pris en charge médicalement et les traitements proposés associent le plus souvent des antiseptiques cutanés (comme le peroxyde de benzoyle), des antibiotiques (des cyclines qui sont seulement bactériostatiques) et un traitement hormonal chez les filles (pilule).
On néglige souvent de traiter le « terrain », c’est à dire tout ce qui favorise l’aggravation de l’acné et l’utilisation des huiles essentielles qui sont à la fois antibactériennes et anti-inflammatoires.


ACNE BANAL, DIETETIQUE, PLANTES MEDICINALES

L’expérience montre que l’acné banale est souvent aggravée par des déséquilibres diététiques et des troubles intestinaux.
Il faut diminuer radicalement l’apport en sucres et en graisses de mauvaises qualités (boissons sucrées type jus de fruit synthétique ou coca, chocolateries, bonbons, biscuits sucrés, fritures) et en produits lactés (lait) et limiter les yaourts ou le fromage.
Il faut favoriser l’activité hépatique et biliaire pour drainer les voies digestives:
- extraits de pissenlit ou de romarin que l’on trouve en pharmacie,
- ou teinture mère de pissenlit (Taraxacum) ou de romarin (Rosmarinus) 50 gouttes 3 fois par jour.
L’acné peut s’accompagner d’un déficit en vitamine du groupe B ( en partie lié au mauvais fonctionnement intestinal) et l’on peut corriger ce manque de vitamines par des extraits de levure comme la « marmite » ou « vegemite » des anglo-saxons ou les extraits de levure en comprimés que l’on trouve sous forme de compléments alimentaires.
Localement : l’application de teinture mère de sauge officinale est  anti-inflammatoire, légèrement antibactérienne et atténue l’effet des hormones sexuelles :
- Teinture mère de Salvia officinalis pure ou diluée dans de l’eau de toilette en compresses pendant quelques minutes 2 fois par jour sur les zones acnéiques (joues, front, thorax, cou), éviter bien sur les yeux.

Si l’infection des comédons et des kystes domine le tableau acnéique :
- La Bardane, Arctium lappa teinture mère, en application locale pure sur les lésions infectées et par voie buccale 100 gouttes (ou deux ml) deux fois par jour.

ACNE ET HUILES ESSENTIELLES

L’acné de la puberté et l’acné rosacée de l’adulte sont sensibles à l’action des huiles essentielles.
Les bactéries responsables de l’inflammation et de l’infection ( Propionibacterium acnes et le staphylocoque doré) sont sensibles à de nombreuses huiles essentielles et ne développent pas de résistances à ces huiles essentielles à la différence des antibiotiques.
Parmi ces huiles essentielles on choisit celles qui sont bien tolérées par la peau : huile essentielle de tea tree , Melaleuca alternifolia (à terpinène-4-ol) et huile essentielle de lavande vraie, Lavandula angustifolia.
- Huiles essentielles en application diluées dans de l’huile végétale (amande douce mais aussi huile d’olive). La concentration peut varier entre 2 et 5 % , en dessous c’est inefficace, au-dessus il y a risque d’intolérance au fil des jours.
Soit 50 gouttes dans 100 ml d’huile (1/10 de litre) pour 2 % , jusqu’à 100 à 125 gouttes pour 100ml d’huile (4 à 5 %).
Applications sur les zones acnéiques une ou deux fois par jours, on élimine le trop plein d’huile au bout de quelques minutes avec un tampon à démaquiller.
-Huiles essentielles de tea tree ou de lavande vraie dans un gel ( gel d’aloès par exemple)  ou une crème : en général à deux pour cent  soit 5 gouttes pour 10 ml de gel ou de crème. applications biquotidiennes.
Eviter le pourtour des yeux et limiter l’exposition au soleil, surtout avec l’huile de tea tree.

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HUILES VEGETALES DANS L’ALIMENTATION, OMEGA 3 et OMEGA 6, diététique, inflammation et cancer.

De tous temps les humains ont été attirés par les aliments riches en lipides  d’origine animale comme les viandes grasses, la charcuterie, le beurre et les fromages ou d’origine végétale comme les amandes, les fruits oléagineux, les mélanges avec des céréales, du sucre ou du miel (pâtisserie, croissanterie).
On sait depuis longtemps que ces aliments contenant des corps gras favorisent l’obésité mais on sait depuis moins longtemps qu’une alimentation trop riche en lipides favorise aussi l’apparition de certains cancers, du diabète de type 2 (dit diabète « gras »), et facilite le développement de maladies dégénératives.
Néanmoins l’organisme a besoin d’un apport régulier en corps gras notamment pour synthétiser certaines molécules indispensables au bon fonctionnement du métabolisme.
Plusieurs acides gras, constituant des graisses et des huiles, sont indispensables au même type que les vitamines ou que certains acides aminés.
Pour faciliter leur classification les chimistes les différencient selon le nombre d’atomes de carbone qu’ils contiennent, selon le type de liaison qui relie ces atomes (saturée ou insaturée) et selon la place des liaisons insaturées par rapport au numéro de l’atome de carbone (omega 3, 6, 9).

Les acides gras indispensables ou essentiels OMEGA 3 et OMEGA 6 et leur rôle dans l’organisme

Les deux principaux acides gras essentiels sont l’acide linoléique (omega 6) et l’acide alpha linolénique (omega 3), ils sont transformés dans les tissus en molécules indispensables au fonctionnement des cellules et à la régulation des processus inflammatoires ou de défense de l’organisme.

Les dérivés de l’acide linoléique sont appelés eicosanoïdes (radical eicos = 20 en grec ancien) et comprennent les leucotriènes, les prostaglandines et la thromboxane.
Ce sont des molécules très puissantes qui contrôlent par exemple le développement des réactions inflammatoires (défense de l’organisme) ou de la coagulation sanguine.
Les dérivés de l’acide alpha linolénique, contrebalancent et modulent l’action des eicosanoïdes.

Pourquoi faut-il équilibrer dans la nourriture l’apport des acides gras essentiels OMEGA 3 et OMEGA 6 ?

Dans notre alimentation « moderne », on s’apercoit que l’on absorbe 10 à 15 fois plus d’omega 6 que d’omega 3, et les nutritionnistes s’en inquiètent car le bon équilibre entre ces deux types d’acides gras se situe aux alentours de 4 ou 5 (4 ou 5 fois plus d’omega 6 que d’omega 3).
On pense maintenant qu’une alimentation trop riche en acides gras essentiels omega 6 est peut-être responsable sur le long terme de l’apparition de plusieurs types de maladies dégénératives liées à des processus inflammatoires :
- hépatite par engorgement graisseux (cirrhose) sans consommation d’alcool ou de toxique,
- troubles inflammatoires chroniques intestinaux,
- troubles cardiaques et vasculaires (infarctus et coronarite, hypertension, artérite),
- inflammation chronique des articulations,
- et même maladie d’Alzheimer.


Les huiles végétales et l’apport en OMEGA 3 et OMEGA 6

Les acides gras essentiels sont d’origine végétale, les animaux ne les synthétisent pas.
On en trouve dans la viande ou les oeufs mais cela provient de l’alimentation des vaches ou des poules, même chose pour les acides gras omega 3 et 6 présents dans les poissons ou les crustacés ils ont pour origine le plancton végétal marin.

Les huiles végétales contiennent des pourcentages assez variés en acide gras :
HUILE D’OLIVE : riche en omega 6 mais équilibré dans le rapport omega 6 /omega 3 : très bonne huile d’assaisonnement, possible pour la friture.
HUILE DE COLZA : riche en omega 3 et bien équilibrée, mais uniquement en assaisonnement.
HUILE DE SOJA : riche en omega 3 et 6 et bien équilibrée, pour assaisonnement.
HUILE DE NOIX : très riche en omega 3 et omega 6, bien équilibrée mais sensible au rancissement, assaisonnement uniquement.
HUILE D ARACHIDE : riche en omega 6 et pauvre en omega 3, donc déséquilibrée mais très bonne pour la friture.
HUILE DE GERME DE MAIS : riche en omega 6 et presque sans omega 3.
HUILE DE GERME DE BLE : riche en omega 3 et 6 et bien équilibrée.
HUILE DE PEPINS DE RAISINS : semblable à celle d’arachide ou de maïs .
HUILE DE TOURNESOL: également pauvre en omega 3 et riche en omega 6.
Les huiles de palme, palmiste ou noix de coco n’apportent pas les acides gras essentiels omega 3 et omega 6.

L’équilibre acides gras OMEGA 3 et OMEGA 6 dans l’ALIMENTATION

Pour redresser le déséquilibre nutritionnel  omega 3/ omega 6 dans l’alimentation moderne il faut donc privilégier la consommation d’huiles végétales bien fournies en acides gras omega 3 ou bien équilibrées : olive, colza, soja, germe de blé et limiter l’apport en huiles riches en oméga 6 (mais, arachide, pépins de raisin).
L’huile de noix est rare et chère, on peut par contre consommer régulièrement l’amande des noix, très bonne source en omega 3.

Les poissons surtout s’ils sont « gras » (sardines, maquereaux, anchois mais aussi le thon) contiennent des acides gras omega 3 chimiquement différents de ceux décrits précédemment mais qui sont parfaitement assimilables et donc utiles en diététique .
La consommation de poisson est donc fondamentale dans les pays ou les huiles végétales sont très pauvres en acides gras essentiels (huile de coco ou de palmier à huile).
Les animaux qui consomment des graines de lin accumulent l’acide alpha linolénique  (omega 3) qu’elles contiennent c’est ainsi qu’on peut « enrichir » la viande de boeuf ou de volaille en omega 3 en ajoutant des graines de lin à leur menu.

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Les « PETITS FRUITS » rouges et bleus diététiques et protecteurs des tissus

La couleur rouge des végétaux aussi bien des feuilles, des fleurs que des fruits est principalement due à la présence de pigments dans les cellules végétales.
Ces pigments sont rouges ou bleu selon leur structure chimique et l’acidité du milieu cellulaire (selon le pH).
Ce sont les anthocyanosides ou anthocyanes que les chimistes placent dans le groupe des flavonoïdes.

Les flavonoïdes dans leur ensemble sont des composés phénoliques aux nombreuses propriétés pharmacologiques.
On les considèrent comme des substances qui protègent contre les maladies dégénératives comme par exemple les cancers, les maladies cardiovasculaires ou le diabète.

Les petits fruits rouges et bleus des zones tempérées.

On parle ici des cerises, des myrtilles, bleuet du canada, canneberge, cassis, framboises et fraises, groseillier rouge,raisin coloré, mûre de la ronce et mûre du murier, fruits du sureau noir pour citer ceux qui sont faciles à trouver dans la nature , les jardins ou les magasins.
Tous ces fruits contiennent, entre autres, des sucres, de la vitamine C en quantité, des acides organiques et des oligoéléments, des acides phénols anti-oxydants, apportent des fibres solubles et insolubles et des pigments anthocyanes qui tachent les doigts en rouge ou bleu-violacé dès qu’on les écrase.

Quelles sont les principales propriétés des pigments anthocyanes ?

Les pigments rouges et bleus des fruits sont considérés comme des protecteurs des petits vaisseaux sanguins, ils diminuent la perméabilité des capillaires et augmentent leur résistance et comme beaucoup de composés phénoliques, ils sont anti-oxydants, c’est à dire qu‘ils neutralisent les radicaux libres responsables de dégâts parfois irrémédiables à l’intérieur des cellules.
Cette capacité anti-radicaux libres est probablement celle qui protège sur le long terme contre le vieillissement avec son cortège de maladies dégénératives associées (cancers, troubles cardiovasculaires, sclérose des petits vaisseaux, détérioration de la rétine avec baisse de la vision).

Donc pour vivre longtemps et en bonne santé, avoir une bonne vue, consommons toute l’année des petits fruits bien colorés.

- Frais ou décongelés tels quels ou en jus de fruit mais en quantité modérée (à cause de leur contenu en acides organiques et pour certains en tanin ou substances irritantes).
- En confiture ou en sirop que l’on peut conserver au frais ( la baie du sureau après cuisson).
- Séchés quand il ne sont pas trop aqueux (ex les myrtilles)
Ils accompagnent des plats sucrés ou salés, des viandes ou des laitages.
La vitamine C s’oxyde et disparait assez vite surtout si les fruits sont cuits mais les anthocyanes et les « tanins » se conservent bien à l’abri de la lumière.

Notons que tous ces fruits fortement colorés sont consommés dans la nature en grande quantité par des animaux bien loin d’être végétariens comme les renards ou les ours qui trouvent là un complément alimentaire de grande valeur nutritive et diététique avant d’affronter l’hiver.

Quels sont les fruits les plus intéressants sur le plan médical ?

Ces petits fruits possèdent souvent d’autres propriétés médicinales par exemple :

- Le fruit du cassissier : Ribes nigrum,  anti-inflammatoire et anti-bactérien.
- Les myrtilles, airelles, canneberges, bleuets du genre Vaccinium : antibactériens, désinfectants digestifs et urinaires, et anti-diabétiques (malgré leur contenu en sucre).
- Le fruit du sureau noir, Sambucus nigra, antiviral (virus grippaux et des infections saisonnières).



Les petits fruits colorés des tropiques

Les fruits tropicaux sont moins souvent fortement colorés par les anthocyanes, par contre ils contiennent plus de caroténoïdes qui sont également protecteurs et anti-radicaux libres (par exemple dans la mangue).
Citons néanmoins deux fruits intéressants et faciles à cultiver sous les tropiques.

- La cerise des Antilles ou acérola, Malpighia glabra = Malpighia punicifolia. dont les fruits contiennent sans doute la concentration en vitamine C la plus élevée des fruits consommés au monde.

- Syzygium cumini, La « pistas » en Polynésie, jamun ou jambolan aux Indes .
Un grand arbre des tropiques à la croissance rapide, ses fruits de petite taille mais nombreux sont très fortement colorés en rouge violacé et contiennent des tanins astringents.
On les consomment frais (attention à la coloration des doigts, comme pour les mures!!) et en confitures.
C’est un fruit très consommé dans l’Inde du sud (c’est le fruit du Dieu Rama). Il est protecteur des tissus, antibactérien et anti-diabétique.

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Pourquoi faut-il avoir du ROMARIN dans son jardin ou dans sa cuisine ?

Le ROMARIN rosmarinus officinalis est un arbuste très commun dans la région méditerranéenne  où il pousse spontanément.
Il s’adapte à de nombreux climats et terrains et une fois bien établi il ne demande pas beaucoup d’attention. C’est un arbuste buissonnant de pleine terre mais on peut le garder également dans un bac à fleurs sur son balcon ou sa fenêtre et l’abriter en hiver.
Son feuillage est persistant et ses fleurs attirent les butineurs.
Cette plante aromatique est un réservoir de composés très actifs d’un point de vue pharmacologique : huile essentielle, flavonoïdes et composés phénoliques.

Le ROMARIN plante médicinale des voies biliaires

Le romarin est une des plantes médicinales qui activent la sécrétion et l’excrétion de bile favorisant ainsi le drainage des voies biliaires et améliorant la digestion des graisses.
Une partie du cholestérol sanguin est éliminé dans la bile (et en partie réabsorbé).
L’augmentation du flux biliaire permet donc de faire baisser légèrement le taux de cholestérol et de lipides sanguins.
On  pensera à utiliser du romarin en cas de migraine digestive, de digestion lente des graisses, d’hypercholestérolémie mais aussi de troubles cutanés (eczéma par exemple).
Attention néanmoins si l’on est sujet à la lithiase biliaire (calculs dans la vésicule), l’augmentation des contractions de la vésicule peut entrainer une crise de colique hépatique.

Le ROMARIN anti-oxydant piégeur de radicaux libres

Le romarin contient des acides phénols qui sont non seulement absorbés et bien tolérés par l’organisme mais aussi connus pour leur pouvoir anti-oxydant donc anti-inflammatoire.
Ils sont utilisés pour préserver les aliments ou les cosmétiques mais on connait leur effet protecteur sur les différents tissus du corps notamment la peau (prévention du vieillissement cutané) ou les artères (prévention des accidents liés à artériosclérose).
On considère même qu’il peuvent ralentir ou prévenir l’apparition de certains types de cancers.

Le ROMARIN et son huile essentielle

L’odeur d’encens et de pin du romarin fait qu’on l’a utilisé très tôt pour fabriquer des parfums ou des eaux de toilette.
Les caractéristiques de son huile essentielle dépendent de l’origine géographique du romarin et de ses conditions de culture (climat et nature du sol).
On distingue en général 3 types d’huiles essentielles de romarin.
Les chémotypes à camphre et verbénone contiennent des substances qui irritent le système nerveux augmentant le tonus mais avec le risque de survenue de convulsions ou d’une crise d’épilepsie en cas de surdosage ou d’hypersensibilité cérébrale.
Le chémotype à cinéole (eucalyptol) est plus facile à utiliser et on peut l’employer en cas d’infection virale de type grippale ou de rhume, pour faciliter la guérison et prévenir une surinfection des bronches.

Comment utiliser le ROMARIN ?

Les rameaux feuillus de romarin se sèchent très bien et on peut les conserver plusieurs mois.
Le romarin se trouve facilement dans les rayons des aromates et est un composant dominant du mélange tout fait d’herbes de Provence en compagnie du thym, du basilic et de l’origan.
Le romarin peut se consommer en tisane et s’ajouter dans de nombreux plats soit soupoudré soit incorporé dans les sauces ou les eaux de cuisson.

Pour bénéficier des effets protecteurs du romarin il faut en consommer très régulièrement.


Pour plus d’informations sur les indications thérapeutiques et les posologies vous pouvez consulter la page dédiée à cette plante :

www.phytomania.com/romarin.htm

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Cultiver du ginseng dans son jardin

La culture du ginseng dans son jardin
Le ginseng est une plante revitalisante, qui donne du tonus et du plaisir de vie, qui permet de lutter contre le stress et contribue aussi à la protection contre les maladies dégénératives (cancer, diabète, maladies cardiovasculaires).
Les Asiatiques dans leur ensemble utilise aussi le ginseng et ses extraits pour lutter contre le vieillissement physique et psychique.
On comprend donc que le ginseng soit l’objet d’un commerce important et assez lucratif car cette plante est devenue rare dans la nature et doit être cultivée pour approvisionner le marché des plantes médicinales et des compléments alimentaires.
On sait que toute culture intensive et « industrielle » utilise engrais et pesticides , c’est inéluctable car la concentration en plante cultivée est trop importante fragilisant les défenses naturelles des végétaux et favorisant les infections parasitaires, ou par des microorganismes (champignons, bactéries, virus).
D’où l’idée de cultiver son propre ginseng.
C’est une plante qui n’existe pas à l’état sauvage en Europe mais que l’on trouve en Amérique du Nord et en Asie dans les régions tempérées plutôt froides.

Il n’y a aucun obstacle climatique ou de qualité de sol pour pratiquer cette culture en Europe.

Le ginseng est une plante de sous-bois qui craint le soleil

Le ginseng pousse naturellement à l’ombre des arbres et il faut donc recréer ce microclimat : terrain légèrement humide, mais bien drainé, assez léger pour favoriser le développement de la racine et faciliter le déterrage sans abimer le réseau racinaire, pH légèrement acide et pas d’exposition directe au soleil.
On peut donc planter notre ginseng à l’ombre de la maison coté Nord, derrière un mur ou une haie bien fournie, ou en sous bois.

Quatre années minimum de culture!!

Si l’on part de la graine, il faut 5 à 6 ans pour obtenir une racine utilisable, et 4 ans minimum à partir d’un jeune plant.
C’est assez long mais c’est une culture qui ne demande pas beaucoup d’attention. Le ginseng résiste bien au froid hivernal et redémarre au printemps ajoutant tout juste une feuille  supplémentaire chaque année.
Plus tard il fleurit et l’on peut récolter les graines quand elles sont bien matures (rouge vif).

Comment conditionner le ginseng ?

On peut soit sécher la racine entière soit sécher la racine fragmentée (découpée en rondelle) on obtient ainsi le ginseng blanc.
Il est parfaitement possible de faire une teinture alcoolique de ginseng , facile à employer et doser.

Un peu de documentation  et de conseils précis de culture

Il existe en France un fournisseur de plants
et de graines de ginseng :
http://www.ginseng-graines-plants.com


Informations en provenance du canada pour la culture en sous-bois. :

http://www.umoncton.ca/umce-foresterie/files/umce-foresterie/wf/wf/pdf/guide-techn-ginseng.pdf

http://www.gaspesielesiles.upa.qc.ca/fhtm/pfnl/Ginseng.pdf

http://www.agrireseau.qc.ca/erable/Documents/acer20.pdf

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Extrait de pépins de pamplemousse, EPP : intérêt et conseils d’utilisation

Les pamplemousses (Citrus paradisii) et le jus de pamplemousse sont très consommés aux USA, c’est une tradition au même titre que l’habitude de boire un verre de jus d’orange au petit déjeuner.
Les industriels Nord-Américains qui commercialisent le jus de pamplemousse extraient également l’huile essentielle de pamplemousse des zestes du fruit et ont trouvé une utilisation pour les résidus du pamplemousse c’est à dire les graines (pépins) et le reste de la pulpe : « l’extrait de pépins de pamplemousse » (grapefruit seeds extract ou GSE).

Il s’agit d’un extrait très concentré des flavonoïdes du fruit qui sont transformés en un liquide très amer et un peu visqueux aux propriétés antibactériennes et antifongiques quand il n’est pas trop dilué.
Les Nord-Américains ont été les premiers à s’intéresser à cet extrait mais maintenant on en fabrique aussi en Europe selon des normes Européennes.

Que penser des extraits de pépins de pamplemousse?

Les flavonoïdes contenus dans les enveloppes des fruits des rutacées (orange, mandarine, citron, pamplemousse, pomelo etc.) possèdent des propriétés pharmacologiques intéressantes.
Citons par exemple la naringénine qui est antivirale, fait baisser le taux de cholestérol sanguin et bloque en partie un système enzymatique hépatique important le cytochrome P450.
Les flavonoïdes sont d’excellents piégeurs de radicaux libres, donc des antioxydants, anti-inflammatoires mais leur absorption digestive n’est pas très bonne.
L’extrait de pépin de pamplemousse est antibiotique sur de nombreuses souches bactériennes et antifongique comme l’ont montré plusieurs études in vitro (tube à essai ou boite de pétri).
On manque d’informations contrôlées sur l’effet de cet extrait sur l’organisme humain (in vivo), mais on peut raisonnablement conclure des expérience connues qu’il est utilisable :
- en soin externes (plaies, infection cutanée par des champignons)
- ou sur les muqueuses de la bouche, la gorge et des organes génitaux (bains de bouche, gargarisme, injection vaginale).
Les flavonoides sont également connus pour renforcer la défense immunitaire (prévention des infections).

La polémique sur la composition de l’extrait de pépins de pamplemousse.

Cet extrait de résidus de fruit a eu une notoriété immédiate outre-atlantique puis en Europe comme antibactérien et antifongique mais plusieurs analyses chimiques ont révélé la présence dans cet extrait dit « naturel » de substances synthétiques très antiseptiques mais pas du tout naturelles notamment des ammonium quaternaires, substances antiseptiques que l’on utilise aussi bien pour nettoyer les piscines que les eaux contaminées ou les surfaces souillées et qui font partie de la grande famille chimique des détergents.

Actuellement l’extrait de pépins de pamplemousse en vente en Europe est garanti sans ces produits synthétiques et toxiques mais doit être très concentré pour se conserver et quand ce n’est pas le cas doit être conservé au froid une fois le flacon ouvert.

Utilisation de l’extrait de pépin de pamplemousse

Au vu de la composition chimique de cet extrait et des diverses « expériences » de nombreux utilisateurs on peut préconiser l’extrait de pépin de pamplemousse garanti sans substances chimique de préservation (hormi un peu de vitamine C ou de l’alcool, et de la glycérine) :
- comme adjuvant conservateur des préparations cosmétiques (notamment faites à la maison, voir le site aromazone pour les dosages),
- comme désinfectant de la bouche et de l’oropharynx ( à la manière de l’HEXIDINE(chlorhexidine) ou de l’huile essentielle de clous de girofle) en gargarisme ou bains de bouche (y compris pour prévenir les infections virales saisonnières),
- comme désinfectant de la cavité vaginale en injection locale en cas de candidose récidivante,
- comme antiseptique et antifongique cutané.

L’utilisation par voie buccale est moins évidente car les flavonoïdes ne pénètrent pas facilement la barrière digestive.
Il semblerait néanmoins que la prise de cet extrait de graine augmente la résistance aux infections saisonnières et raccourcit l’évolution des troubles digestifs infectieux (colite, gastro-entérite) car il reste concentré dans le tube digestif.

Pour la posologie :
- Se conformer aux indications du fabriquant car les concentrations en flavonoïdes varient selon les marques.
- En général ne pas utiliser pur mais le diluer en fonction de la concentration initiale du produit.
- Pour une première utilisation diminuer la dose conseillée de moitié pour tester la susceptibilité personnelle.
- ne pas l’utiliser en cas d’allergie connue aux Rutacées = agrumes : citron, orange, pamplemousse, pomelo, mandarine, rue etc.
- Ne pas utiliser chez l’enfant de moins de 6 ans et la femme enceinte : ce complément n’a pas été testé de façon approfondie et les flavonoïdes peuvent modifier le fonctionnement du foie, glande très importante pour la santé et l’équilibre corporel.

 


http://rainbowscivance.com/seed/grapefruit-seed-extract/
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Deux articles scientifiques parmi plusieurs que l’on peut consulter sur « PUBMED »
Eur J Clin Pharmacol. 2007 Jun;63(6):565-70. Epub 2007 Mar 20.
Adverse effects by artificial grapefruit seed extract products in patients on warfarin therapy.

J Pharm Biomed Anal. 2008 Aug 5;47(4-5):958-61. Epub 2008 Mar 28.
Validation of a quantitative NMR method for suspected counterfeit products exemplified on determination of benzethonium chloride in grapefruit seed extracts.

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Astaxanthine, nutrition, médecine

L’astaxanthine est un caroténoïde  d’origine végétale (comme le carotène des carottes et le lycopène des tomates) qui est proposé comme supplément alimentaire, pour ses propriétés antioxydantes ou comme protecteur cutané contre les rayons UV.
C’est le pigment rouge-orangé qui colore les crevettes cuites ou le homard ébouillanté et la chair des saumons sauvages.
Le phytoplancton (micro-algues planctoniques)est la plus importante source de ce pigment qui est concentré ensuite dans la chaine alimentaire.
On le trouve donc en quantité importante dans certains crustacés et dans les plumes d’ oiseaux consommateurs de zooplancton comme les flamants roses.

Quel intérêt pour la santé?

Les personnes en bonne santé consommant régulièrement des légumes : carottes, tomates et feuilles vertes(épinards, choux,amarante, cresson, pourpier,calalou etc.) ont un apport suffisant en caroténoïdes protecteurs tissulaires ou précurseurs de la vitamine A.

Les personnes souffrant de diabète de type 2, de troubles liés à l’athérosclérose (artérites, insuffisance coronarienne, séquelles d’infarctus du myocarde ) peuvent bénéficier de l’action anti-inflammatoire locale de ces caroténoïdes.

Origine des astaxanthines

Les astaxanthines ont été étudiées et synthétisées  surtout pour trouver une source régulière de compléments alimentaires « naturel » et atoxique  pour la pisciculture des saumons (colorant la chair en orangé).
On peut récolté ce pigment par extraction à partir de l’huile de krill (petites crevettes des mer froides), ou plus souvent par la culture d’une micro-algue (Haematococcus pluvialis), qui utilise l’astaxanthine pour se protéger d’un trop fort ensoleillement.
Les astaxanthines sont également synthétisées.

Que deviennent les astaxanthines dans l’organisme?

On parle d’astaxanthines au pluriel car il y a plusieurs « isomères »,comme souvent dans les substances organiques, et ils n’ont sans doute pas tous la même action biologique.
L’organisme des mammifères supérieurs (dont l’homme) absorbent les astaxanthines par voie digestive et on les retrouve dans le sang et les leucocytes où elles peuvent agir pour limiter les réactions inflammatoires liées aux radicaux libres.
Les astaxanthines ne sont pas tranformées en Vitamine A (à la différence d’autre caroténoïdes). On peut donc en absorber sans conséquence grave (rappel : la vitamine A à haute dose est toxique) et le surplus d’astaxanthine non métabolisé ira colorer la peau en jaune orangé (comme les plumes de flamant rose ou d’ibis!) augmentant probablement la protection des tissus cutanés aux UV.

L’astaxanthine est un supplément alimentaire  qui parait prometteur pour ses propriétés antioxydantes et sa faible toxicité (bonne tolérance). On peut imaginer à cours terme qu’il deviendra un médicament. Un application thérapeutique a déjà été évoquée : l’amélioration de la sécrétion salivaire dans certaines maladies et dans les suites de radiothérapie.


Astaxanthin: A Potential Therapeutic Agent in Cardiovascular Disease

Producteur d’huile de krill (supplément diététique contenant omega3 et astaxanthine)

Différentes sources d’astaxanthine

Evaluation of Therapeutic Effects of Astaxanthin on Impairments in Salivary Secretion

 

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Arnaque sur l’açai

Euterpe oleracea est un petit palmier très commun dans les plaines inondables et les terres basses de toute la région amazonienne où on peut parfois le trouver en peuplements mono-spécifiques. Il se présente alors en touffes assez denses, les troncs atteignent 10 à 20 m et sont assez flexueux.
Le palmier açai (palmier pino en Guyane française ou wassaye) porte des grappes de petits fruits violacés à la pulpe mince.
Une fois réhydratée cette pulpe peut être séparée de l’amande manuellement ou par frottement dans une machine rotative, on obtient alors un liquide violet-rouge douceâtre et onctueux plus ou moins pâteux selon la quantité d’eau ajouté.
Cette boisson a été pendant des siècle la base de l’alimentation des populations déshéritées de la basse région amazonienne, les « Caboclos ».
C’est aussi une boisson rafraichissante et énergisante(jusqu’à 30% de  corps gras dans la pulpe sèche) typique de la ville de Belem do Para dans l’estuaire de l’amazone.
Le palmier açai (pino) est également très exploité pour fournir les coeurs de palmier, ou chou palmiste, il s’agit du bourgeon terminal ; on abat donc le palmier pour en extraire cette petite partie consommable.
L’açai est connu  et consommé depuis longtemps au Brésil.
Il a été introduit récemment avec les techniques nord-américaines du marketing dans le marché des compléments alimentaires.
Pour le distinguer des autres compléments diététiques et médicinaux on lui associe le pouvoir AMAIGRISSANT, ce qui est complétement FAUX.
C’est au contraire un complément alimentaire ENERGISANT par son contenu important en lipides (son nom scientifique oleracea signifie cela).
Il est néanmoins intéressant pour son apport en polyphénols et anthocyanosides (anti-inflammatoires, protecteurs vasculaires), substances que l’on peut trouver facilement et à moindre coût, dans tous les fruits rouges cultivés ou sauvages (ex : raisin, myrtilles, cassis, baies du sureau) et qui peuvent, entre autres, limiter les troubles physiques liées au surpoids ou au diabète de type 2.

Malgré leur valeur diététique, il vaut  mieux laisser les baies d’açai au Brésil et ne pas transporter leur pulpe sèche sur des milliers de km surtout pour en faire des compléments alimentaires faussement amaigrissants.


Effects of Açai (Euterpe oleracea Mart.) berry preparation on metabolic parameters in a healthy overweight population: A pilot study

Acai dans wikipedia en anglais

 

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