Blog phytomania

Plantes médicinales et utiles

TRAITEMENT DE LA DOULEUR : extraits de piment rouge et cannabis médical

Nous publions sur ce blog un extrait de l’interview par le site vidal.fr du Pr Alain Serrie, chef du Service de Médecine de la douleur – Médecine palliative de l’hôpital Lariboisière (Paris).
le Pr Serrie rappelle quelles sont les normes d’utilisation des antalgiques en pratique médicale et donne un aperçu sur quelques nouveautés dont certains extraits de plantes médicinales qui ont été soit oubliés soit plus ou moins interdits.

<<VIDAL : En termes d’innovation, de nouvelles molécules, où en sommes-nous ?
Alain Serrie : Le QUTENZA, récemment commercialisé, est une véritable innovation : il s’agit de patchs contenant de la capsaïcine (principal composé du piment rouge), appliqués en cas de  douleurs neuropathiques périphériques. La capsaïcine permet une dégranulation, une désexcitation des vésicules produisant des substances nociceptives : les nocicepteurs cutanés deviennent moins sensibles à divers stimuli, ce qui réalise une sorte de désensibilisation, une moindre sensibilité des nerfs cutanés et donc un soulagement de la douleur ressentie.

L’application de tels patchs sur les zones douloureuses, en hôpital de jour, pendant 45 minutes à 1 heure, peut donner des résultats positifs pendant 3 mois. Cela marcherait pour 1 patient sur 2 , il s’agit donc d’une véritable innovation technologique. Par contre, c’est à peu près tout, le reste ( sous-entendu des antalgiques est déjà connu), ce sont les modes d’administration qui changent.

VIDAL : Et qu’en est-il de l’éventuelle utilité du cannabis thérapeutique ?
Alain Serrie : Le cannabis thérapeutique est disponible sous 2 formes, le SATIVEX (delta-9-tétrahydrocannabinol/cannabidiol) et le MARINOL (dronabinol) [NDLR de Vidal: le MARINOL peut être prescrit par les médecins hospitaliers en faisant une demande d'Autorisation temporaire d'utilisation nominative à l'ANSM ; le SATIVEX a obtenu une AMM en France en janvier 2014 pour les symptômes liés à une spasticité modérée à sévère dans le cadre d'une sclérose en plaques, mais n'est toujours pas commercialisé, faute d'accord sur le prix de vente entre les autorités de santé et le laboratoire Almirall].

Ce sont des substances intéressantes, mais  dont l’utilisation doit être encadrée, sans banalisation. Il faudrait aussi laisser la liberté aux structures antidouleurs de pouvoir les proposer dans des douleurs neuropathiques rebelles.
Il faut savoir qu’encore aujourd’hui, il y a des patients qui mettent fin à leur vie parce que l’on n’arrive pas à traiter leurs douleurs neuropathiques centrales…

Dans des douleurs extrêmes, principalement neuropathiques, pour lesquelles les opioïdes sont peu efficaces, ne pas donner d’autres substances qui ont quand même fait preuve, dans la littérature, d’une certaine efficacité, représente une perte de chances pour les patients.>>
pour plus d’informations

http://www.vidal.fr/actualites/15868/retraits_limitations_innovations_quelle_antalgie_en_2015_interview_du_pr_alain_serrie_1ere_partie/#SZQ3HVmTgt7TMa8Z.99

No Comments »

CIGARETTE ELECTRONIQUE VAPOTEUSE SEVRAGE DU TABAC

Depuis 2009-2010 une petite « révolution » dans la consommation des dérivés du tabac accompagne la mondialisation et la banalisation de l’usage de la cigarette électronique.
Je n’entre pas dans les détails techniques de cette invention que l’on trouve bien expliqués sur les sites de vente de « vapoteuse » ou sur « wikipedia ».

Peut-on se libérer de la cigarette et de la toxicomanie tabagique à l’aide de cette cigarette électronique ?

En pratique on s’aperçoit que des personnes qui ont abandonné le sevrage tabagique pour des raisons de coût ou d’inefficacité ou de trop grande brutalité du sevrage arrivent à abaisser considérablement voir totalement leur consommation de cigarettes grâce à cette cigarette électronique.
Reste à voir, dans les années à venir et en analysant des données épidémiologiques, si l’addiction à la cigarette est remplacée par celle à la vapoteuse ou si le sevrage devient total et réussi sur le plan psychique et physique.


Quels sont les conséquences sur la santé de l’usage de la vapoteuse ?

Les ingrédients « consommables » de la cigarette électronique sont : le liquide qui se vaporise (propylène glycol ou glycérol ou les deux en proportions variées), la nicotine et des additifs donnant de l’arôme.

Glycérol (= glycérine végétale) et propylène glycol ne sont pas considérés comme toxiques ou nocifs pour la santé, mais le fait de les chauffer pour les vaporiser peut libérer dans une « vapoteuse » mal réglée ou de mauvaise fabrication, des composés toxiques, irritants voir cancérigènes comme l’acroléine (température au-delà de 250°).

La nicotine dont les concentrations varient entre 0 mg et 24 mg  (voir plus) par ml peut présenter un risque d’empoisonnement pour quelqu’un (un enfant) qui avalerait le liquide sirupeux et un peu sucré de la vapoteuse.

Les additifs d’arôme sont des substances chimiques dont la formule et le devenir après chauffage restent mystérieux.
La majorité des « vapoteurs(euses) » ne se plaignent pas d’effets secondaires, à part une sécheresse buccale ou une irritation de la langue.

Bronchite, toux et vapoteuse

Dans certains cas , en général au bout de 2 à 4 semaines, on peut observer l’apparition d’une toux sèche irritative, qui peut se transformer en toux grasse surtout chez les personnes aux bronches déjà fragilisées par une tabagie ancienne.
Les commerçants de cigarettes électroniques minimisent le problème et essaient de convaincre leurs clients y compris par l’intermédiaire des blogs dédiés qu’il s’agit juste d’une réadaptation du système respiratoire, que les cellules ciliées de la muqueuse bronchique sont réactivées et fabriquent plus de mucus et qu’il faut persévérer.
Dans certains cas c’est peut-être vrai, néanmoins j’ai pu observer des « bronchites »de vapoteuses non résolutives spontanément même après arrêt du vapotage et pouvant nécessiter un traitement antibiotique pour les assécher.

Pour moi il s’agit d’une véritable intolérance à certains composés du liquide de la cigarette électronique ou du liquide après chauffage.

Parfois le problème diminue quand on change de fournisseur de liquide de vapotage, ou que l’on fabrique soit-même ce liquide à partir de glycérine végétale (VG) ou de propylène glygol (PG) (d’origine européenne) en variant les pourcentages de ces produits, et en éliminant complètement les arômes qui pourraient être allergisants.


Conduite du sevrage tabagique avec la cigarette électronique

On commence par l’utilisation d’un liquide de vapotage concentré en nicotine ( 12 mg par ml par exemple) et quand le besoin de fumer des cigarettes traditionnelles s’estompe, on passe à un liquide moins concentré en nicotine ( 6 mg) voir sans nicotine.
Le sevrage est beaucoup plus souple et adaptable à chaque cas particulier, et l’on peut continuer à vapoter sans nicotine , la gestualité du fumeur est toujours là et suffit en général, l’étape suivante moins douloureuse sera l’abandon de la « vapoteuse ».

No Comments »

Le danger et l’intérêt des LECTINES toxiques d’origine végétale, faut-il avoir peur de la RICINE?

On entend régulièrement parler du risque d’utilisation de la ricine, extraite de la graine du ricin, dans le cadre d’une guerre chimique ou bactériologique.

Ainsi, très récemment, des lettres « empoisonnées » à la ricine aurait été envoyées au président Obama ainsi qu’à quelques personnalités politiques Américaines.

Que sont les lectines végétales ?

Ce sont des substances surtout présentes dans certaines graines qui peuvent s’attacher de façon très précises à la surface des membranes cellulaires ou de façon quasi spécifique avec des molécules.

Une fois fixées sur les cellules elles peuvent pénétrer à l’intérieur et provoquer des désordres métaboliques jusqu’à la mort de la cellule.

Ce mode d’action leur permet d’être terriblement efficaces et d’agir à une très faible concentration.

Elles possèdent néanmoins un point faible : leur sensibilité à la chaleur qui les dénature.

Une ébullition de plusieurs minutes les inactive en général.


Ricine du ricin, phasine du haricot, abrine de la « graine l’église » et viscumine du gui

Voila donc quelques exemples de lectines végétales.

La graine de ricin contient la ricine extrêmement toxique quand elle est injectée ou respirée, un peu moins quand on l’absorbe accidentellement par voie digestive.
La dose minimale mortelle par injection chez le rat est de 0,4 millionième de gramme par kg.

Chez l’homme, la dose mortelle après injection serait de l’ordre de 1 à 3 millionième de gr/kg chez l’adulte (1g aurait le potentiel théorique de tuer 4000 à 12000 personnes)!!

On comprend pourquoi la recherche d’antidotes à la ricine est active.

Récemment, plusieurs molécules ont été découvertes qui permettraient de bloquer l’action intra-cellulaire de la ricine donc d’atténuer sa toxicité.

La phasine du haricot est beaucoup moins toxique mais peut néanmoins provoquer de troubles digestifs assez inquiétants mais qui guérissent spontanément : vomissement répétés et diarrhée abondante.

La consommation de quelques haricots CRUS , surtout les variétés « haricots rouges », peut être suffisante pour provoquer ces troubles.

Pas d’inquiétude , il suffit de jeter l’eau de trempage des haricots et de les cuire au moins 10 minutes pour les détoxifier.

Beaucoup d’autres graines de légumineuses contiennent des lectines y compris les pois et les fèves mais une petite légumineuse tropicale aux jolies graines noires et rouges, la « graine l’église » ou jequirity, Abrus precatorius atteint des sommets pour sa toxicité.

Elle contient de l’abrine presque aussi toxique que la ricine. Les graines sont heureusement très dures et impossibles à mâcher, on en fait de très jolis colliers dont il ne faut pas sucer les graines.

Les feuilles de gui contiennent également une lectine toxique, la viscumine moins active que la ricine mais au mécanisme d’action un peu semblable.

Les lectines sources de nouveaux traitements anticancéreux

Nous avons vu que les lectines végétales pouvaient provoquer la mort des cellules, reste à cibler l’attaque et on peut imaginer utiliser ces molécules pour détruire les cellules cancéreuses ou leucémiques.

Les études pharmacologiques sont nombreuses dans ce domaine surtout pour atteindre les cancers inopérables ou déjà métastasés.

Citons par exemple des études portant sur des lectines extraites de l’écorce du murier noir, Morus nigra, capables d’agir directement sur des cellules cancéreuses ou d’augmenter la photosensibilité des cellules leucémiques dans le cadre d’un traitement par photo-chimiothérapie extracorporelle.

Quelques références:

La toxicité de la ricine

thèse sur les lectines du murier

Le ricin dans phytomania

Le jequirity dans la fiche réglisse de phytomania

No Comments »

Syndrome de l’intestin irritable et huile essentielle de menthe poivrée

Nous évoquions dans un post précédent le syndrome de l’intestin irritable et la possibilité d’utiliser les graines de psyllium pour atténuer les troubles digestifs de cette affection.
D’autres pistes thérapeutiques existent.

Petit rappel sur le syndrome de l’intestin irritable

Le syndrome de l’intestin irritable (ou troubles fonctionnels intestinaux ou colite spastique) associe des troubles principalement digestifs, non spécifiques et variables en intensité dont les principaux sont :
- ballonnements digestifs, flatulences, éructations,
- diarrhée impérieuse ou au contraire constipation avec colite muqueuse, parfois alternance diarrhée-constipation,
- souvent les douleurs digestives dominent le tableau à type de crampe intestinale parfois soulagées par la défécation.

On observe aussi des douleurs type migraine et un réflexe gastro-colique exagéré c’est-à-dire le besoin d’aller à la selle de façon impérieuse après un repas abondant ou absorbé trop rapidement.
Cet ensemble de troubles digestifs est banal car très répandu (environ 20% de la population est touché un jour ou l’autre par un épisode d’intestin irritable).

Après avoir éliminer la possibilité d’une parasitose digestive ou d’une tumeur maligne ou bénigne du colon (surtout après 50 ans), il faut penser aux allergies ou aux intolérances digestives (gluten, produits laitiers, fructose).
Mais dans beaucoup de cas on ne trouve pas de raisons évidentes à cet ensemble de troubles digestifs variables dans le temps.


Huile essentielle de menthe poivrée Mentha piperita et syndrome de l’intestin irritable

Une partie des symptômes de l’intestin irritable sont liés à une hypersensibilité du gros intestin (colon), qui est enflammé, irrité et exsude beaucoup de liquide glaireux.
Il se contracte de façon anormale et désordonnée avec pour conséquences : des douleurs liées au spasme, une pseudo-diarrhée, une constipation car les contractions du colon sont en partie inefficaces.
Cette anomalie du fonctionnement du gros intestin peut être à l’origine de fermentations nauséabondes.

L’huile essentielle de menthe poivrée est un anesthésique de contact, un antispasmodique des fibres musculaires lisses, possède des propriétés antibactériennes et n’est pas trop agressive pour la muqueuse digestive.

L’utilisation de l’huile essentielle de Mentha piperita est donc une des voies explorées pour atténuer voir guérir ce trouble digestif.

Comment utiliser l’huile essentielle de menthe poivrée?

Si l’on absorbe l’huile essentielle par voie buccale elle n’atteint pas le colon car elle est métabolisée dès l’estomac et le duodénum, passe dans la circulation sanguine et est éliminée par la respiration, dans les urines ou transformée au niveau du foie.
Une fraction trop faible pour être efficace se retrouve au niveau de l’intestin terminal et du gros intestin.
Il faut donc utiliser un conditionnement qui résiste aux enzymes digestifs et est suffisamment étanche pour atteindre le jéjunum et le colon proximal.
La préparation doit être « entérique », gastro-résistante.
Si la gélule se délite trop rapidement dans l’estomac, cela peut provoquer, chez certaines personnes, une régurgitation ou des brülures digestives
Il n’y a pas à ma connaissance de spécialité toute faite, contenant uniquement de l’huile essentielle de menthe poivrée en quantité suffisante mais le pharmacien peut réaliser ce conditionnement de gélules entériques sur commande.
On peut également le faire soi-même, il existe des « kits » sur internet, mais si la réalisation de gélules banales est très facile, faire de bonnes gélules entériques est plus délicat.

Posologie des gélules entériques (gastro-résistantes) de menthe poivrée Mentha piperita à menthol et menthone

Je ne recommande pas ce traitement chez les enfants en dessous de 12 ans et conseille même d’attendre 18 ans.
Comme le plus souvent en aromathérapie interne, ce traitement est déconseillé aux femmes enceintes ou allaitant.

Posologie :

0,2 à 0,4 ml (soit environ 6 à 12 gouttes) d’huile essentielle de menthe poivrée par gélule gastro-résistante 1 à 3 fois par jour à prendre 1/2 heure AVANT le repas (sinon la gélule se détruit dans l’estomac), en cure de 2 à 3 semaines.

La posologie est souple car il faut commencer par un petit dosage pour vérifier qu’il n’y a pas d’intolérance (à type de sensation de brûlure digestive au niveau gastrique par exemple).
Si les symptômes de l’intestin irritable persistent (mais en s’atténuant) on peut prolonger le traitement jusqu’à 2 ou 3 mois en diminuant progressivement le nombre de gélules, et en choisissant le moment dans la journée ou c’est le plus efficace (assez souvent en fin de matinée).

En cas d’intolérance , régurgitation, pyrosis, brûlure digestive, on arrête ou suspend le traitement.


documentation sur les gélules

http://galenicoral.free.fr/gelule/gelule.html

kit de fabrication de gélules
http://www.lga.fr/gastroresistantes_c8_90.html

No Comments »

LE MIEL Antibiotique et Cicatrisant

Le miel antibiotique et cicatrisant d’accord mais pas n’importe quel miel.
Pas le miel « confiture » à l’origine incertaine, peut-être adultéré ou conditionné chimiquement pour se conserver et non filtré.

Le miel d’usage médical doit être garanti pour son origine (géographique et végétale), récent, filtré pour éliminer la
majorité des grains de pollen qui signent l’origine du miel mais peuvent être allergisants et si possible stérilisé par une
irradiation gamma ; le même type de traitement utilisé pour stériliser le matériel médical.

Pourquoi cette stérilisation d’une substance antibiotique ?!

Parce que le miel contient souvent des spores de bacille botulinique (Clostridium botulinum) qui peuvent germer au contact des tissus (le risque est faible car c’est une bactérie anaérobie).

D’où vient le pouvoir antibiotique du miel ?

Plusieurs caractéristiques du miel s’associent pour limiter le développement des microorganismes pathogènes voir les détruire :
- un effet osmotique :
Les abeilles éliminent l’eau du miel et le transforment en une substance hypersaturée en sucre qui de ce fait empêche naturellement le développement des bactéries et des levures.
- Le miel est une substance « acide »:
Le pH du miel non dilué se situe entre 3,2 et 4,5 ce qui limite le développement des bactéries
- Le miel libère de l’eau oxygénée :
Les abeilles sécrètent un enzyme (glucose oxydase) qui permet la libération d’eau oxygénée (glucose + eau + oxygène = acide gluconique + eau oxygénée).
Cette réaction a lieu quand le miel n’est pas encore concentré ou quand on lui ajoute secondairement de l’eau.
L’eau oxygénée est un puissant désinfectant.
- le miel contient d’autres composés, sécrétés par les abeilles (les défensines) ou provenant directement des plantes butinées et qui sont naturellement antibiotiques.

Quel type de miel utilisé ?

Tous les miels ne sont pas aussi antibiotiques.
L’expérience tend à prouver qu’en Europe les miels de colza et de miellats sont parmi les meilleurs.
Certains miels « exotiques » sont particulièrement renommés comme le miel de Manuka de Nouvelle Zélande et son équivalent Australien, également certains miels en provenance d’Indonésie ou d’Amérique du Sud.
Ces miels médicinaux sont généralement testés en laboratoire pour leur pouvoir antibactérien avant commercialisation et après avoir été filtrés.

Pourquoi utilisé du miel et non des pansements associés à des antibiotiques de synthèse dont on connait bien le pouvoir antibactérien ?

Dans certains contextes (brûlures, personnes immuno-déprimées, ulcères chroniques infectés) soigner et guérir des plaies infectées devient de plus en plus difficile à cause de l’apparition de souches bactériennes pathogènes résistantes aux antibiotiques d’autant plus que les plaies chroniques nécessitent un traitement prolongé qui favorise l’apparition des résistances aux antibiotiques.
De plus les pansements « tous prêts » genre Aquacel-Ag ou Duoderm sont souvent inabordables ou introuvables dans de nombreux pays à faible pouvoir d’achat.


Comment utiliser le miel médicinal ?

Les brûlures infectées, les ulcérations chroniques, les plaies sont les principales indications.
C’est un peu déroutant d’utiliser une substance aussi banale que le miel dans des affections aussi sérieuses que les brûlures mais l’expérience de nombreux cliniciens en Nouvelle Zélande montre que c’est une solution possible.

Il est conseillé 20 ml soit 30 g de miel médicinal type Manuka sur un carré de compresse (10 cm par 10 cm); on recouvre ce premier pansement par un second étanche ou absorbant car le miel va se diluer et donc couler.
On change une à deux fois par jour le pansement en augmentant la quantité de miel si le pansement adhère aux tissus.
Si l’infection est manifeste on augmente la quantité de miel et donc de substance actives.
On observe assez souvent une réaction initiale d’irritation (sensation de chaleur) mais qui ne dure pas.
On peut observer plus rarement une réaction allergique locale surtout quand le miel n’est pas correctement filtré.

Ce post est bien sur trop court pour aborder précisément toutes les indications et contre-indications du miel médicinal.

Pour en savoir plus
en Français
http://www.agroscope.admin.ch/imkerei/01810/02085/02095/index.html?lang=fr
propriétés antibiotiques naturelles du miel

en Anglais beaucoup plus d’infos possibles provenant notamment de Nouvelle-Zélande par exemple :

http://bio.waikato.ac.nz/honey/contents.shtml

No Comments »

Extrait de pépins de pamplemousse, EPP : intérêt et conseils d’utilisation

Les pamplemousses (Citrus paradisii) et le jus de pamplemousse sont très consommés aux USA, c’est une tradition au même titre que l’habitude de boire un verre de jus d’orange au petit déjeuner.
Les industriels Nord-Américains qui commercialisent le jus de pamplemousse extraient également l’huile essentielle de pamplemousse des zestes du fruit et ont trouvé une utilisation pour les résidus du pamplemousse c’est à dire les graines (pépins) et le reste de la pulpe : « l’extrait de pépins de pamplemousse » (grapefruit seeds extract ou GSE).

Il s’agit d’un extrait très concentré des flavonoïdes du fruit qui sont transformés en un liquide très amer et un peu visqueux aux propriétés antibactériennes et antifongiques quand il n’est pas trop dilué.
Les Nord-Américains ont été les premiers à s’intéresser à cet extrait mais maintenant on en fabrique aussi en Europe selon des normes Européennes.

Que penser des extraits de pépins de pamplemousse?

Les flavonoïdes contenus dans les enveloppes des fruits des rutacées (orange, mandarine, citron, pamplemousse, pomelo etc.) possèdent des propriétés pharmacologiques intéressantes.
Citons par exemple la naringénine qui est antivirale, fait baisser le taux de cholestérol sanguin et bloque en partie un système enzymatique hépatique important le cytochrome P450.
Les flavonoïdes sont d’excellents piégeurs de radicaux libres, donc des antioxydants, anti-inflammatoires mais leur absorption digestive n’est pas très bonne.
L’extrait de pépin de pamplemousse est antibiotique sur de nombreuses souches bactériennes et antifongique comme l’ont montré plusieurs études in vitro (tube à essai ou boite de pétri).
On manque d’informations contrôlées sur l’effet de cet extrait sur l’organisme humain (in vivo), mais on peut raisonnablement conclure des expérience connues qu’il est utilisable :
- en soin externes (plaies, infection cutanée par des champignons)
- ou sur les muqueuses de la bouche, la gorge et des organes génitaux (bains de bouche, gargarisme, injection vaginale).
Les flavonoides sont également connus pour renforcer la défense immunitaire (prévention des infections).

La polémique sur la composition de l’extrait de pépins de pamplemousse.

Cet extrait de résidus de fruit a eu une notoriété immédiate outre-atlantique puis en Europe comme antibactérien et antifongique mais plusieurs analyses chimiques ont révélé la présence dans cet extrait dit « naturel » de substances synthétiques très antiseptiques mais pas du tout naturelles notamment des ammonium quaternaires, substances antiseptiques que l’on utilise aussi bien pour nettoyer les piscines que les eaux contaminées ou les surfaces souillées et qui font partie de la grande famille chimique des détergents.

Actuellement l’extrait de pépins de pamplemousse en vente en Europe est garanti sans ces produits synthétiques et toxiques mais doit être très concentré pour se conserver et quand ce n’est pas le cas doit être conservé au froid une fois le flacon ouvert.

Utilisation de l’extrait de pépin de pamplemousse

Au vu de la composition chimique de cet extrait et des diverses « expériences » de nombreux utilisateurs on peut préconiser l’extrait de pépin de pamplemousse garanti sans substances chimique de préservation (hormi un peu de vitamine C ou de l’alcool, et de la glycérine) :
- comme adjuvant conservateur des préparations cosmétiques (notamment faites à la maison, voir le site aromazone pour les dosages),
- comme désinfectant de la bouche et de l’oropharynx ( à la manière de l’HEXIDINE(chlorhexidine) ou de l’huile essentielle de clous de girofle) en gargarisme ou bains de bouche (y compris pour prévenir les infections virales saisonnières),
- comme désinfectant de la cavité vaginale en injection locale en cas de candidose récidivante,
- comme antiseptique et antifongique cutané.

L’utilisation par voie buccale est moins évidente car les flavonoïdes ne pénètrent pas facilement la barrière digestive.
Il semblerait néanmoins que la prise de cet extrait de graine augmente la résistance aux infections saisonnières et raccourcit l’évolution des troubles digestifs infectieux (colite, gastro-entérite) car il reste concentré dans le tube digestif.

Pour la posologie :
- Se conformer aux indications du fabriquant car les concentrations en flavonoïdes varient selon les marques.
- En général ne pas utiliser pur mais le diluer en fonction de la concentration initiale du produit.
- Pour une première utilisation diminuer la dose conseillée de moitié pour tester la susceptibilité personnelle.
- ne pas l’utiliser en cas d’allergie connue aux Rutacées = agrumes : citron, orange, pamplemousse, pomelo, mandarine, rue etc.
- Ne pas utiliser chez l’enfant de moins de 6 ans et la femme enceinte : ce complément n’a pas été testé de façon approfondie et les flavonoïdes peuvent modifier le fonctionnement du foie, glande très importante pour la santé et l’équilibre corporel.

 


http://rainbowscivance.com/seed/grapefruit-seed-extract/
=========================================
Deux articles scientifiques parmi plusieurs que l’on peut consulter sur « PUBMED »
Eur J Clin Pharmacol. 2007 Jun;63(6):565-70. Epub 2007 Mar 20.
Adverse effects by artificial grapefruit seed extract products in patients on warfarin therapy.

J Pharm Biomed Anal. 2008 Aug 5;47(4-5):958-61. Epub 2008 Mar 28.
Validation of a quantitative NMR method for suspected counterfeit products exemplified on determination of benzethonium chloride in grapefruit seed extracts.

No Comments »

LES VERRUES BANALES

Tout le monde connait les verrues banales ou verrues vulgaires, petites excroissances de la peau, bien délimitées, un peu rugueuses au toucher, parfois molles, parfois assez dures et kératosiques.
Elles apparaissent sans signes précurseurs, sur le dos des mains et des doigts, les genoux, plus rarement le thorax ou les jambes.
Leur localisation sur les mains et les doigts est disgracieux et peut gêner dans certains métiers ou l’apparence des mains doit être parfaite.
Les autres localisations sont moins gênantes, mais la permanence de ces petites tumeurs bénignes est dérangeante et il faut savoir qu’elles peuvent se propager ailleurs sur le corps voir se transmettre à d’autres personnes car elles sont d’origine virale.

COMMENT ELIMINER LES VERRUES BANALES : traitements classiques

La verrue est d’origine infectieuse et un jour ou l’autre les défenses de organisme se chargent de stopper cette infection virale, la ou les verrues disparaissent alors sans laisser de cicatrice.
Cela peut prendre quelques mois (ou quelques années !!).
Si l’on veut aller plus vite il faut éliminer la verrue en la détruisant en utilisant différentes techniques, les plus employées sont:

- la congélation de la verrue par contact avec un objet très froid (azote liquide le plus souvent).

- l’élimination progressive de la verrue à l’aide d’une substance qui détruit la structure de la verrue (kératolytique) à base d’acide salicylique.

La première technique est expéditive, parfois un peu douloureuse, et nécessite généralement une consultation chez un dermatologue (hormis l’utilisation de « Cryopharma »).
La deuxième peut se faire à la maison en achetant une préparation adhoc en pharmacie (ex FEUILLE DE SAULE CORICIDE VERRUCIDE LIQUIDE (qui ne contient pas d’extrait de saule malgré son nom), CORICIDE LE DIABLE, pommade COCHON) .

COMMENT ELIMINER LES VERRUES : exemple avec deux plantes médicinales et un peu de patience.

LA CHELIDOINE
Dès l’apparition des beaux jours, la chélidoine, Chelidonium majus, réapparait au bord des chemins, près des murs ou parfois dans les murs quand ils sont anciens et en pierres un peu disjointes.
On la reconnait à sa feuille assez molle, vert pâle , découpée comme une feuille de chêne et à ces fleurs jaunes très précoces.
Si l’on coupe une tige ou une feuille on voit apparaitre un latex abondant qui devient jaune puis orangé.
Ce latex un peu caustique peut s’employer directement sur les verrues en applications quotidiennes ou biquotidiennes en évitant d’en étaler sur la peau saine.
La verrue devient noirâtre (c’est le latex qui s’oxyde à l’air) et diminue de taille assez rapidement jusqu’à disparaitre en général au bout de deux semaines(mais cela dépend sa taille).
LE THUYA
On utilise la teinture mère de Thuya en applications biquotidiennes jusqu’à dessèchement de la verrue,( le Thuya occcidentalis est antiviral et agit probablement sur la reproduction cellulaire).
L’utilisation de la teinture alcoolique de Thuya (ou mieux teinture-mère) marche surtout avec les verrues molles et pédiculées et moins bien avec celles qui sont très kératosées. En quelques jours la verrue devient brunâtre et elle disparait au bout de 2 à 3 semaines parfois plus tôt par frottement quand on se lave.
On trouve de la teinture mère de Thuya en pharmacie.
ATTENTION
Si vous n’êtes pas sur de la nature de la petite tumeur cutanée, ne faites rien et demandez conseil à une personne compétente, il y a toujours le risque de confondre une verrue avec un naevus (auquel on ne doit pas toucher) ou avec un petit cancer cutané qui nécessite un traitement approprié.


No Comments »

Le PEUPLIER NOIR (Populus nigra) et le peuplier tremble (Populus tremula) pour faire baisser le taux d’acide urique et comme anti-inflammatoire

On rencontre le peuplier noir en Europe le long des berges des grands fleuves et dans beaucoup de zones humides, on le reconnait à la forme triangulaire de ses feuilles (mobiles dans le vent) et à la couleur sombre de son écorce, il est très souvent parasité par des boules de gui surtout chez les vieux arbres.
C’est un arbre sauvage et indigène en voie de disparition car on le remplace dans les peupleraies par des variétés hybrides à croissance plus rapide.
Le peuplier tremble lui ressemble et possède des feuilles qui s’agitent au moindre souffle encore plus que celles du peuplier noir.
Au printemps les bourgeons de peuplier exsudent une résine que les abeilles utilisent pour colmater les fissures de leur ruche ou de leur abri naturel. Elles transforment cet exsudat, qu’elles mélangent avec d’autres résines, de la cire et leur salive, pour fabriquer une substance jaune qui devient noirâtre : c’est le (ou la) PROPOLIS.
Le propolis durcit un peu en séchant mais résiste aux intempéries, c’est une substance aux nombreuses propriétés pharmacologiques (antiseptiques, anti-inflammatoires, peut-être anti-cancéreuses).

Depuis très longtemps les bourgeons et les feuilles de peuplier noir sont employées en médecine traditionnelle européenne pour combattre l’arthrose, les rhumatismes et les infections des voies respiratoires supérieures.

Les études pharmacologiques modernes confirment le pouvoir anti-inflammatoire des feuilles qui contiennent un composé qui libère, une fois digéré dans le tube digestif, de l’ASPIRINE, naturelle celle-là, aussi active que l’aspirine synthétique de Bayer.
Le bourgeon contient des substances anti-inflammatoires (analogues aux tanins) et de l’huile essentielle (antiseptique respiratoire) et il augmente la diurèse (diurétique) en favorisant l’élimination de l’acide urique.

UTILISATION DU BOURGEON DE PEUPLIER NOIR

En phytothérapie on utilise surtout le bourgeon de peuplier noir en macération glycérinée, en teinture alcoolique ou tout simplement en infusion-décoction.

L’école française de phytothérapie préconise depuis longtemps l’extrait de bourgeon pour soigner l’artérite des membres inférieurs :
Populus nigra Bourgeons (macération glycérinée) 1D : 60 gouttes avant les 3 repas en association avec d’autres médicaments ou extraits de plantes vasodilatateurs et anticoagulants.

Pour faire baisser le taux d’acide urique :
Décoction-infusion : une cuillerée à soupe de bourgeons dans 250 ml d’eau 15 minutes d’ébulition à feu doux et 2 heures d’infusion, à boire en deux fois dans la journée par cure de 10 à 15 jours.
Ce traitement est intéressant en cas d’arthrose chez la personne en surpoids et qui présente une taux d’acide urique trop élevé et bien sur chez les personnes atteintes de la maladie de la GOUTTE ou sujettes aux CALCULS RENAUX à base d’urate.

D’une façon plus générale les extraits de bourgeons de peuplier sont légèrement anti-inflammatoires et antiseptiques (infections des voies respiratoires supérieures, douleurs liées à l’arthrose) et peuvent s’utiliser également en cure de 2 à 3 semaines pour renforcer le système immunitaire.


No Comments »

Le virus VIH et le sida : comment éliminer le virus VIH? Nouvelles stratégies thérapeutiques et plantes médicinales.

La majorité des virologues et des chercheurs  qui s’intéressent au virus VIH et au SIDA sont d’accord pour attribuer la maladie SIDA à une infection parfois ancienne par le rétrovirus muté d’origine simienne le VIH.
Ce virus, qui parasite les cellules du système de défense immunitaire humain(lymphocytes)  provoque leur destruction au moment de la libération des nouvelles particules virales et peut induire également la mort par apoptose (lyse cellulaire programmée) d’autres lymphocytes non infectés par le virus VIH.
Cette destruction des cellules de défense de l’organisme permet, quand le nombre de lymphocyte est trop bas, le développement d’infections « opportunistes » et de cancers difficilement contrôlables.
Le traitement actuel associe plusieurs molécules qui ciblent le plus spécifiquement possible le virus du sida, empêchant sa pénétration dans les cellules ou sa reproduction intracellulaire.
Ces « thérapies antirétrovirales extrêmement actives » (HAART en anglais) permettent le plus souvent de stabiliser l’infection et de faire baisser la quantité de virus présents dans l’organisme jusqu’à la limite de détection des test viraux actuels. C’est un très grand progrès et cela permet des survies prolongées avec un minimum d’effets secondaires dus au traitement.
Malheureusement si l’on suspend ces trithérapies, le virus réapparait et envahit à nouveau l’organisme.
On sait maintenant qu’il peut rester à l’état « quiescent » et indétectable dans les lymphocytes et dans certaines parties du corps où les anti-rétroviraux n’arrivent pas à les atteindre.
On  cherche donc actuellement un moyen pour faire « sortir » ces virus de leur cachette tout en les empêchant de se reproduire.
C’est une stratégie complexe à mettre en oeuvre et un peu risquée car cela revient à faciliter une poussée infectieuse par le virus sans savoir à l’avance si on arrivera à la contenir.
Pour se faire on espérait beaucoup, il y a quelques années,d’une molécule (la PROSTRATINE)extraite d’un petit arbre (Homolantus nutans ou arbre mamala) originaire  des iles Samoa.
L’AIDS Research Alliance (Los Angeles) coordonne les recherches sur la prostratine (prostratin en anglais), des essais sur l’homme sont déjà en cours.
La synthèse de la prostratine  se fait assez facilement à partir du phorbol, substance d’origine végétale plus facile à obtenir que la prostratine elle-même.
Une autre source de prostratine a été découverte récemment dans une plante médicinale Chinoise (Euphorbia fischeriana).
D’autres molécules sont également testées parfois  associées entre elles et l’on garde bon espoir d’arriver un jour à éliminer complétement l’infection par le VIH.

Curr Drug Targets. 2011 Mar 1;12(3):348-56.
Activation of latent HIV-1 expression by protein kinase C agonists. A novel therapeutic approach to eradicate HIV-1 reservoirs

Finding a cure for HIV: will it ever be achievable?

Synergistic Activation of HIV-1 Expression by Deacetylase Inhibitors and Prostratin: Implications for Treatment of Latent Infection

De novo assembly of Euphorbia fischeriana root transcriptome identifies prostratin pathway related genes

AIDS Research Alliance

No Comments »

Huiles essentielles pour la trousse de voyage et la pharmacie familiale

Les huiles essentielles ont l’intérêt d’être efficaces, bon marché, faciles à utiliser quand on connait les règles de base de l’aromathérapie, elles tiennent très peu de place dans la pharmacie et se conservent plusieurs années dans un flacon en verre fumé à l’abri de la lumière, enfin on les achète sans ordonnance et dans toutes les pharmacies, boutiques spécialisées et sur internet.
La première des règles est de bien se renseigner sur leur utilisation : nombreux livres, sites internet et pour notre part deux pages  de conseils d’utilisation sur le site phytomania.

Introduction à l’aromathérapie
Huiles essentielles en pratique

La deuxième est de ne pas les utiliser chez l’enfant de moins de 6 ans et quand on est enceinte surtout les 3 premiers mois.

On peut se perdre dans le choix important des huiles essentielles c’est pourquoi je sélectionne ici pour une utilisation « familiale » 4 huiles essentielles (entre parenthèse le principal constituant).

Huile essentielle d’ »eucalyptus »: Eucalyptus globulus ou radiata ( 1,8-cinéole)
Huile essentielle de « tea tree : Melaleuca alternifolia (terpinèn-4-ol)
Huile essentielle de « clous de girofle » : Syzygium aromaticum = Eugenia caryophyllus (eugénol)
Huile  essentielle d’ »écorce  de cannelle » : Cinnamomum verum (cinnamaldéhyde)

Ces 4 extraits de plantes sont tous antibiotiques-antiseptiques (antibactériens, antifongiques, antiviraux) et dans un moindre mesure anti-inflammatoires.
Ils permettent de faire face à diverses infections locales ou plus générales sans avoir recours aux antibiotiques et peuvent « sauver » un séjour à l’étranger ou des vacances (infections de la peau, plaie infectée, brulure infectée, furoncle, mycose, infection respiratoire, rhume et « grippe », cystite, turista, gastro-entérite, douleur dentaire)

EXEMPLES D’UTILISATION

Huile essentielle d’eucalyptus :
Prévention des infections virales respiratoire et prévention des complications respiratoires des rhumes et autres affections qui s’apparentent à une « grippe ».
Désinfection de la peau et de la bouche (moins efficace que les autres huiles essentielles mais très bien supportée).
En inhalation : quelques gouttes dans un bol d’eau chaude ou sur un mouchoir (ou papier toilette), ou directement sur le haut du thorax, 3 fois par jour.
Par voie buccale : 2 à 4 gouttes 2 à 3 fois par jour (sur du pain, ou dans du lait par exemple)

Huile essentielle de tea tree :
Très bon antiseptique efficace aussi bien contre les bactéries que les champignons (mycoses).
Plaies et infection de la peau (y compris abcès), mycose cutané notamment celle qui se fixe entre les orteils dans les pays chauds.
Infections de la bouche (gingivite, aphte)
Infections urinaires (cystite, uréthrite)
Application directe sur la peau, ou diluée dans de l’alcool (40 à 70°), ou dans un savon liquide.
Par voie buccale : 2 à 3 gouttes 2 à 4 fois par jour

Huile essentielle de clou de girofle :
C’est un antiseptique  puissant et un anesthésiant local mais corrosif pour la peau, on l’utilise surtout quand on est loin d’un dentiste en cas de douleurs dentaires, de rupture de dent, de perte d’obturation dentaire, de carie évolutive et d’infection de la bouche (aphte).
2 gouttes en bain de bouche dans de l’alcool dilué ou dans un bain de bouche du commerce (genre listerine) ou une goutte directement sur la dent malade ou la carie (on met une goutte sur une allumette et on la dépose délicatement au bon endroit), deux fois par jour.

Huile essentielle d’écorce de cannelle :
Huile essentielle très antiseptique mais également corrosive pour les téguments (à utiliser diluée dans de l’huile ou du savon sur la peau).
C’est le remède des infections digestives et des gastro entérites, des « turistas », ainsi que des infections urinaires banales.
Par voie buccale :
2 à 3 gouttes 2 à 3 fois par jour (sur du pain, dans du lait, du miel ou sur un sucre, ou dans un boisson légèrement alcoolisée)

RAPPEL des précautions :
Attention aux yeux, pas chez le jeune enfant, ni la femme en début de grossesse, pas de traitement de plus d’une semaine (les doses s’accumulant dans l’organisme), arrêt immédiat en cas de signes d’intolérance (allergie, douleurs gastriques, spasme respiratoire).

No Comments »

Psyllium et syndrome de l’intestin irritable

Le syndrome de l’intestin irritable (ou troubles fonctionnels intestinaux ou colite spastique)associe des troubles principalement digestifs, non spécifiques et variables en intensité dont les principaux sont :

ballonnements digestifs, flatulences, éructations, diarrhée impérieuse ou au contraire constipation avec colite muqueuse, parfois alternance diarrhée-constipation, douleurs digestives à type de crampe intestinale soulagées par la défécation, migraine, réflexe gastro-colique exagéré (besoin d’aller à la selle de façon impérieuse après un repas abondant).

Cet ensemble de troubles digestifs est banal car très répandu (environ 20% de la population est touché un jour ou l’autre par un épisode d’intestin irritable).

Quelle conduite tenir devant ce type de troubles digestifs?

Chez une personne après 50 ans  qui n’a jamais eu ce type de symptomes il faut éliminer la possibilité d’un cancer du colon donc consulter un médecin.
Sinon il faut essayer de rechercher un élément déclenchant :

- principalement une intolérance ou plus rarement une allergie alimentaire : gluten, lactose, fructose, légumineuses (soja, arachide), fruits à coque (amandes, noix, noisettes), glutamate, nitrite….

- parfois une gastro-entérite infectieuse quelques semaines plus tôt.

- et le plus souvent on ne trouve aucune explication probante à la survenue de ce trouble digestif.

Graines de psyllium et syndrome de l’intestin irritable

On peut tenter d’atténuer les troubles digestifs du syndrome de l’intestin irritable par la prise de graines de psyllium : psyllium blond (Plantago ovata) ou psyllium noir (Plantago psyllium, Plantago indica ).
La graine est riche en mucilage non digestible qui augmente de volume en s’hydratant dans l’intestin.
Le mucilage agit à plusieurs niveaux :
- en augmentant le volume des matières dans le colon (contre la constipation)
- en absorbant l’eau en excès  (contre la diarrhée)
- en atténuant peut-être l’inflammation de la muqueuse du colon
- il semble également diminuer l’absorption du cholestérol et couper un peu l’appétit.

Comment utiliser les graines de psyllium :

Graines entières :

Environ deux cuillerées à soupe deux à 3 fois par jour, dans un verre d’eau froide et il est préférable (mais pas obligatoire) d’attendre une heure qu’elles gonflent en s’hydratant.

Poudre de graines broyées :
Une à deux cuillerées à soupe  deux à trois fois par jour dans de l’eau ou un jus de fruit.

Dans tout les cas penser à boire suffisamment dans la journée.
Arrêter bien sur en cas d’augmentation des troubles digestifs (ce n’est pas l’effet recherché!!)

No Comments »

Astaxanthine, nutrition, médecine

L’astaxanthine est un caroténoïde  d’origine végétale (comme le carotène des carottes et le lycopène des tomates) qui est proposé comme supplément alimentaire, pour ses propriétés antioxydantes ou comme protecteur cutané contre les rayons UV.
C’est le pigment rouge-orangé qui colore les crevettes cuites ou le homard ébouillanté et la chair des saumons sauvages.
Le phytoplancton (micro-algues planctoniques)est la plus importante source de ce pigment qui est concentré ensuite dans la chaine alimentaire.
On le trouve donc en quantité importante dans certains crustacés et dans les plumes d’ oiseaux consommateurs de zooplancton comme les flamants roses.

Quel intérêt pour la santé?

Les personnes en bonne santé consommant régulièrement des légumes : carottes, tomates et feuilles vertes(épinards, choux,amarante, cresson, pourpier,calalou etc.) ont un apport suffisant en caroténoïdes protecteurs tissulaires ou précurseurs de la vitamine A.

Les personnes souffrant de diabète de type 2, de troubles liés à l’athérosclérose (artérites, insuffisance coronarienne, séquelles d’infarctus du myocarde ) peuvent bénéficier de l’action anti-inflammatoire locale de ces caroténoïdes.

Origine des astaxanthines

Les astaxanthines ont été étudiées et synthétisées  surtout pour trouver une source régulière de compléments alimentaires « naturel » et atoxique  pour la pisciculture des saumons (colorant la chair en orangé).
On peut récolté ce pigment par extraction à partir de l’huile de krill (petites crevettes des mer froides), ou plus souvent par la culture d’une micro-algue (Haematococcus pluvialis), qui utilise l’astaxanthine pour se protéger d’un trop fort ensoleillement.
Les astaxanthines sont également synthétisées.

Que deviennent les astaxanthines dans l’organisme?

On parle d’astaxanthines au pluriel car il y a plusieurs « isomères »,comme souvent dans les substances organiques, et ils n’ont sans doute pas tous la même action biologique.
L’organisme des mammifères supérieurs (dont l’homme) absorbent les astaxanthines par voie digestive et on les retrouve dans le sang et les leucocytes où elles peuvent agir pour limiter les réactions inflammatoires liées aux radicaux libres.
Les astaxanthines ne sont pas tranformées en Vitamine A (à la différence d’autre caroténoïdes). On peut donc en absorber sans conséquence grave (rappel : la vitamine A à haute dose est toxique) et le surplus d’astaxanthine non métabolisé ira colorer la peau en jaune orangé (comme les plumes de flamant rose ou d’ibis!) augmentant probablement la protection des tissus cutanés aux UV.

L’astaxanthine est un supplément alimentaire  qui parait prometteur pour ses propriétés antioxydantes et sa faible toxicité (bonne tolérance). On peut imaginer à cours terme qu’il deviendra un médicament. Un application thérapeutique a déjà été évoquée : l’amélioration de la sécrétion salivaire dans certaines maladies et dans les suites de radiothérapie.


Astaxanthin: A Potential Therapeutic Agent in Cardiovascular Disease

Producteur d’huile de krill (supplément diététique contenant omega3 et astaxanthine)

Différentes sources d’astaxanthine

Evaluation of Therapeutic Effects of Astaxanthin on Impairments in Salivary Secretion

 

No Comments »